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"Brexit" : Bruxelles voit se profiler un accord "quasi sûr" avec Londres

Une "solution permanente", pas un simple "compromis": l'exécutif européen s'est dit "quasi sûr" de parvenir à un accord avec le Royaume-Uni en février sur les réformes de l'UE demandées par Londres pour rester dans l'Union.

Les dirigeants européens devraient aborder la crise migratoire lors d'une réunion les 18 et 19 février à Bruxelles. Mais ce sommet devrait être dominé par la question de l'éventuelle sortie du Royaume-Uni, le "Brexit", de l'UE.

"Je suis quasi sûr que nous aurons un accord, pas un compromis, une solution, une solution permanente, en février", a lancé vendredi M. Juncker, "ni optimiste, ni pessimiste".

Cette certitude lui vient de son "expérience", a-t-il expliqué, même si "les questions mises sur la table par le Premier ministre britannique sont toutes difficiles".

-Référendum avant l'été ?-

David Cameron a formulé des demandes dans quatre domaines, auxquelles il souhaite avoir des réponses avant d'organiser un référendum sur le maintien de son pays dans l'UE, de préférence à la mi-2016, mais en tous cas avant la fin 2017.

Selon le secrétaire d'Etat britannique aux Affaires européennes, David Lidington, le vote pourrait se tenir avant l'été.

"On n'a pris aucune décision sur le calendrier, mais une entente en février voudrait dire qu'un référendum avant les vacances d'été est possible", a expliqué M. Lidington lors d'une visite en Lituanie.

Le point le plus controversé concerne les aides sociales aux immigrants issus de l'UE : le Premier ministre britannique voudrait imposer un moratoire de quatre ans avant tout versement.

Mais "il serait trop facile de croire que sur les autres points on trouverait des solutions facilement", a averti Jean-Claude Juncker, en référence aux autres demandes britanniques. Celles-ci portent sur un rôle accru des parlements nationaux, sur le fonctionnement de la zone euro et sur l'approfondissement de l'intégration européenne.

"Ce sont toutes des problématiques très très difficiles et nous devons travailler dur dans les jours à venir pour arriver à un accord", a reconnu M. Juncker.

La veille, le négociateur en chef de la Commission, le haut fonctionnaire Jonathan Faull, avait fait état de "négociations difficiles" avec Londres. Mais "la volonté politique de résoudre le problème est assez forte", avait-il confié lors d'une audition devant le Parlement européen.

"La Commission ne travaille sur aucun +plan B+" en cas d'échec, a de son côté assuré un porte-parole de la Commission.

- 'Je n'abandonne pas' -

M. Juncker a de nouveau évoqué vendredi la crise migratoire, la plus grave en Europe depuis 1945, dont beaucoup craignent qu'elle finisse par sonner le glas de la libre circulation au sein de l'espace Schengen.

"Ce n'est pas la Commission" qui a failli, mais "certains Etats membres n'ont pas tenu leurs engagements" pris dans le cadre du plan européen de "relocalisation", a déploré Jean-Claude Juncker.

Pour l'heure, sur les 160.000 demandeurs d'asile qui doivent être répartis à terme dans l'UE, seuls 272 l'ont été effectivement, selon les derniers chiffres disponibles de l'exécutif européen. Et les Etats membres n'ont notifié que 4.237 places disponibles rapidement.

"Ce n'est pas possible qu'une proposition de la Commission, adoptée par le Conseil de l'UE (l'instance où sont représentés les Etats membres) et le Parlement (...) ne soit pas transposée ensuite", a estimé M. Juncker.

"Je n'abandonne pas", a-t-il toutefois assuré, pointant les risques collatéraux qu'aurait une remise en cause de la libre-circulation.

"Qui tue Schengen finira par tuer le marché intérieur", a-t-il prévenu, soulignant le "rapport étroit entre la libre circulation des voyageurs et l'Union économique et monétaire (UEM)".

Le chef de l'exécutif européen a notamment insisté sur le coût économique des contrôles aux frontières, que plusieurs Etats membres ont récemment réintroduits au sein de l'espace Schengen face à l'afflux sans précédent de migrants.

"A quoi bon avoir une monnaie unique si nous ne pouvons pas voyager sur le continent comme par le passé ?", a-t-il argué.

Pour reprendre la maîtrise des flux de migrants vers l'Europe, la Commission a mis sur la table le projet d'un nouveau corps de gardes-côtes et gardes-frontières européens, qu'elle espère voir adopté d'ici la fin juin. Elle va aussi proposer "au printemps" une révision en profondeur du système de Dublin, qui régit la répartition des demandeurs d'asile en Europe.

Avec AFP

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Le projet de Facebook Libra est essentiel à la "prédominance du système financier américain" selon Zuckerberg

Illustration dela monnaie virtuelle de Facebook "Libra" - 21 juin 2019.

Le projet de monnaie numérique de Facebook, Libra, permettrait de "perpétuer la prédominance du système financier américain" dans le monde, a argumenté Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, dans un discours qu'il doit prononcer mercredi devant une commission parlementaire américaine.

Dans ses remarques préliminaires publiées mardi, il décrit la Libra comme une innovation financière majeure, nécessaire notamment pour prémunir le pays contre la montée en puissance de la Chine dans le secteur des cryptomonnaies.

Prévue pour être lancée en 2020, la Libra fait face à une levée de boucliers de la part de nombreux gouvernements dans le monde, qui y voient une menace pour la souveraineté économique des Etats.

"Pendant que nous débattons, le reste du monde n'attend pas. La Chine se prépare activement à lancer des idées similaires dans les mois qui viennent", considère Mark Zuckerberg.

"La Libra sera essentiellement adossée aux dollars, et je pense qu'elle va perpétuer la prédominance du système financier américain ainsi que nos valeurs démocratiques dans le monde. Si l'Amérique n'innove pas, notre prédominance financière n'est pas garantie", insiste-t-il.

Le jeune milliardaire a reconnu que les bévues de Facebook sur le respect de la vie privée et la protection des données personnelles peuvent donner l'impression que le réseau social "n'est pas le messager idéal en ce moment".

Mais il a rappelé l'objectif affiché du projet - soutenir les personnes exclues du système bancaire actuel, notamment les migrants -et la structure de la gouvernance prévue, à savoir un conseil indépendant composé d'entreprises et d'organisations à but non lucratif.

"Les gens payent un prix trop élevé, et doivent attendre beaucoup trop longtemps, pour envoyer de l'argent à leur famille à l'étranger", détaille-t-il.

"Le projet Libra doit permettre une meilleure inclusion financière, à bas prix (...). La recherche montre que l'accès aux services financiers peut aider à sortir les gens de la pauvreté. Nous pensons que ce problème peut être résolu, et nous voulons faire partie de la solution", continue-t-il.

Le ministre des Finances américain Steven Mnuchin a réitéré mardi son opposition pour l'heure à ce projet, estimant que de nombreux sujets d'inquiétude n'étaient pas réglés, comme "la question du blanchiment d'argent".

Les saoudiennes autorisées à intégrer les forces armées

Soldats saoudiens à Marib au Yémen, 26 janvier 2018.

Dans le cadre d’un vaste programme de réformes économiques et sociales, les saoudiennes ont été autorisées le 9 octobre à intégrer les forces armées du royaume.

Ryad a récemment multiplié les décisions en faveur des femmes dans ce pays qui applique une version rigoriste de l'islam, mais les organisations de défense des droits humains l'accusent de réprimer parallèlement les militantes.

"C'est un nouveau pas vers l'émancipation", a écrit le ministère des Affaires étrangères sur Twitter, précisant que les femmes pourront seulement accéder aux rangs de soldat de première classe, caporal, sergent et sergent-chef.

L'Arabie Saoudite a autorisé l'année dernière les femmes à intégrer des postes au sein des forces de sécurité.

Sous la houlette du prince héritier Mohammed ben Salmane, plusieurs réformes visant à octroyer des droits aux femmes ont été engagées ces dernières années, comme l'autorisation de conduire ou de voyager à l'étranger sans l'accord préalable de leur "gardien".

Au cours de la même période, une vague de répression a visé plusieurs militantes des droits humains. Certaines d'entre elles restent détenues, comme Loujain al-Hathloul.

Depuis la chute des cours du pétrole ces cinq dernières années, l'Arabie Saoudite, premier exportateur de brut, tente d'améliorer son image à l'étranger pour attirer les investisseurs et les touristes.

Une jihadiste fait appel de sa condamnation à 30 ans de réclusion en France

Esquisse d'Inès Madani devant le tribunal correctionnel de Paris lors de son procès pour préparation d'actes de terrorisme le 11 avril 2019.

Inès Madani a fait appel de sa condamnation à 30 ans de réclusion pour avoir tenté de faire exploser une voiture près de la cathédrale Notre-Dame à Paris en 2016.

Cette jeune femme de 22 ans, déjà condamnée en avril par la justice à huit ans de prison pour des faits plus anciens, encourait la perpétuité. La cour d'assises spéciale, composée uniquement de magistrats professionnels et non de jurés, a suivi les réquisitions du parquet en la condamnant le 14 octobre à 30 ans de réclusion criminelle. Les magistrats n'ont cependant pas mentionné de période de sûreté.

"C'est une décision qui s'adresse à l'opinion et qui ne tient compte ni de la réalité des faits, ni de la jeunesse de l'accusée", a déclaré son avocat Laurent Pasquet-Marinacce.

Les parties ont dix jours pour interjeter appel mais bénéficient d'un délai supplémentaire de cinq jours si l'une d'elles fait appel. Les autres accusées ont donc jusqu'à mardi prochain pour se décider.

Les accusées étaient devenues, selon l'expression du parquet, le "visage du jihad au féminin".

Elles ont été condamnées pour avoir voulu lancer des attaques terroristes, en suivant les consignes de Rachid Kassim, propagandiste du groupe État Islamique et inspirateur en 2016 de l'assassinat d'un policier et de son épouse à Magnanville, en région parisienne.

Inès Madani et Ornella Gilligmann (condamnée à 25 ans de réclusion) ont tenté de faire exploser une voiture remplie de bonbonnes de gaz dans la nuit du 3 au 4 septembre 2016, devant des restaurants situés près de Notre-Dame de Paris, en essayant de l'incendier avec du gasoil. Seul le choix de ce carburant, difficile à enflammer, avait permis d'éviter l'explosion.

Après l'échec de cet attentat, Inès Madani s'était retranchée dans l'appartement d'Amel Sakaou (condamnée à 20 ans de réclusion), en région parisienne. Toutes deux avaient été rejointes par Sarah Hervouët (condamnée à 20 ans de réclusion), originaire du sud de la France.

Se sachant traquées, les trois jeunes femmes avaient quitté précipitamment leur appartement le 8 septembre, armées de couteaux de cuisine. Sur le parking, Sarah Hervouët avait porté un coup de couteau à un policier en civil de la DGSI (sécurité intérieure). Inès Madani avait pour sa part couru vers un policier, qui l'avait blessée par balles aux jambes.

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