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La situation humanitaire "de plus en plus critique" en Ethiopie, selon l'ONU

Le PAM a organisé des sacs de nourriture pour les réfugiés éthiopiens, dans un camp soudanais, le 6 décembre 2020.

La crise humanitaire dans la région éthiopienne du Tigré, où la situation sécuritaire empêche de venir au secours des populations, est "de plus en plus critique", a averti mardi le porte-parole du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR), Babar Baloch.

"Il est vital que les organisations humanitaires soient en mesure d'assister rapidement les gens, en accord avec les règles universelles d'humanité, de neutralité, d'impartialité et d'indépendance opérationnelle", a-t-il dit à Genève, au cours du point de presse bi-hebdomadaire de l'ONU.

"Malheureusement jusqu'à présent cet accès ne s'est pas concrétisé", a-t-il souligné, ajoutant que cela faisait un mois que l'organisation n'avait eu accès aux quelques 96.000 réfugiés érythréens installés au Tigré.

Il a aussi indiqué que le HCR, qui manque d'informations en temps réel sur cette région, avait eu des informations selon lesquelles ces réfugiés s'étaient déplacés ailleurs au Tigré ou avaient traversé la frontière avec le Soudan à l'instar de quelque 49.000 éthiopiens qui ont eux aussi fuit les combats.

Addis Abeba, qui a annoncé le 28 novembre la prise de la capitale régionale Mekele, a réaffirmé lundi que la phase active de l'opération militaire lancée par le Premier ministre Abiy Ahmed, est "terminée".

Le Prix Nobel de la Paix 2019 avait lancé l'offensive contre le Front de libération du Tigré (TPLF), parti qui dirigeait cette région du Nord du pays et défiait son autorité depuis des mois, le 4 novembre.

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La société civile sénégalaise prévoit de nouvelles manifestations

Les forces de sécurité prennent position le 5 mars 2021 lors d'affrontements avec des partisans du leader de l'opposition Ousmane Sonko, qui a été arrêté suite à des accusations d'agression sexuelle, à Dakar, au Sénégal.

Le Sénégal va au-devant de nouvelles journées à hauts risques à partir de lundi, un collectif formé après l'arrestation du principal opposant au pouvoir ayant appelé samedi à de nouvelles manifestations.

Après avoir connu pendant trois jours ses pires troubles depuis des années, le pays habituellement considéré comme un îlot de stabilité en Afrique de l'Ouest et sa capitale Dakar ont connu une relative accalmie samedi, jour de relâche d'ordinaire.

Des actes de saccage et de pillage ont cependant continué à être rapportés, y compris contre des enseignes françaises.

La tension n'est pas retombée pour autant. Le collectif Mouvement de défense de la démocratie (M2D), comprenant le parti de l'opposant arrêté, des partis d'opposition et des organisations contestataires de la société civile a appelé "à descendre massivement dans les rues" à partir de lundi.

Le même jour, le député Ousmane Sonko, dont l'arrestation a mis le feu aux poudres mercredi, doit être présenté à un juge. La décision du magistrat de le relâcher ou de l'écrouer s'annonce lourde de conséquences.

Ousmane Sonko, le 3 février 2019.
Ousmane Sonko, le 3 février 2019.

Le collectif réclame "la libération immédiate de tous les prisonniers politiques illégalement et arbitrairement détenus", le rétablissement du signal suspendu de deux chaînes de télévision accusées d'avoir diffusé "en boucle" des images des troubles, et une enquête sur ce qu'il appelle un "complot" du pouvoir.

Usure

Le collectif, donnant lecture d'un communiqué dans les locaux du parti de M. Sonko, s'en est durement pris au président Macky Sall, qualifié "d'apprenti dictateur". Il a perdu "l'autorité morale" pour rester président, a dit un des leaders du mouvement, Cheikh Tidiane Dieye. Il s'en est tenu à ces mots quand la presse lui a demandé si le collectif appelait les Sénégalais à réclamer la démission de M. Sall, président depuis 2012.

Le Sénégal est le théâtre depuis mercredi d'affrontements entre jeunes et forces de sécurité, de pillages et de saccages. L'arrestation de M. Sonko, troisième de la présidentielle de 2019 et pressenti comme un des principaux concurrents de celle de 2024, a provoqué la colère de ses partisans, mais aussi, disent de nombreux Sénégalais, porté à son comble l'exaspération accumulée par la dégradation, au moins depuis le début de la pandémie de Covid-19 en 2020, des conditions de vie dans un pays déjà pauvre.

Un garçon passe devant un graffiti sur un mur d'un supermarché Auchan saccagé, sur lequel on peut lire "Macky dégage", à Dakar, Sénégal, le 5 mars 2021.
Un garçon passe devant un graffiti sur un mur d'un supermarché Auchan saccagé, sur lequel on peut lire "Macky dégage", à Dakar, Sénégal, le 5 mars 2021.

Quatre personnes ont été tuées, disent les autorités, chiffres difficilement vérifiables d'autres sources alors que prolifèrent les informations non-vérifiées.

M. Sonko a été arrêté officiellement pour trouble à l'ordre public, alors qu'il se rendait en cortège au tribunal où il était convoqué pour répondre à des accusations de viol portées contre lui par une employée d'un salon de beauté dans lequel il allait se faire masser pour, dit-il, soulager ses maux de dos.

Personnalité au profil antisystème, le député crie au complot ourdi par le président pour l'écarter de la prochaine présidentielle.

Les manifestations croient au "complot". Ils expriment individuellement l'usure des épreuves quotidiennes et la lassitude vis-à-vis du pouvoir. Un certain nombre montrent la France du doigt, premier partenaire commercial vu comme l'un des principaux soutiens étrangers de M. Sall.

Appels au dialogue

Le Mouvement de défense de la démocratie a désigné les "parrains étrangers" à qui Macky Sall s'emploierait à "faire plaisir".

Le président élu sur la promesse de mettre son pays sur la voie de l'émergence a démenti fin février avoir quoi que ce soit à voir avec les ennuis judiciaires de M. Sonko. Il a depuis gardé le silence, mais la pression augmente pour qu'il prenne la parole.

Samedi, c'est son ministre de l'Intérieur Antoine Félix Abdoulaye Diome qui a tenu un langage vigoureux. ​"Toutes les personnes auteures d'actes criminels seront recherchées, arrêtées, poursuivies et traduites devant la justice", a-t-il menacé.

La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a appelé "toutes les parties à la retenue et au calme". L'Union africaine a exprimé sa "préoccupation" et son attachement à un solution "par la voie pacifique, le dialogue et dans le strict respect de l'ordre".

L'UA exprime sa "consternation" après les morts à N'Djamena

Une manifestation dans la capitale du Tchad a conduit à plusieurs arrestations, le 6 février 2021.

L'Union africaine (UA) a exprimé vendredi sa "consternation" après "la perte de vies humaines civiles et parmi les forces de l'ordre" au Tchad lors d'une tentative d'arrestation d'un opposant, dans une déclaration du président tchadien de la Commission de l'UA.

Le 28 février, la police épaulée par des militaires lourdement armés et des blindés a tenté d'arrêter l'opposant Yaya Dillo, candidat à la présidentielle du 11 avril dont la candidature a été invalidée par la Cour suprême, à son domicile de N'Djamena.

M. Dillo était visé par deux mandats d'amener de la justice pour "diffamation et injures" à l'égard de l'épouse du président Idriss Déby Itno.

Le mouvement de M. Dillo, le Front nouveau pour le changement (FNC), a assuré dans un communiqué que cinq membres de la famille de l'opposant, dont sa mère, ont été tués par un corps d'élite de l'armée qui a "défoncé son portail avec un char blindé".

Une version contredite lundi par le ministre des Affaires étrangères Amine Abba Sidick devant le corps diplomatique: "un tir de l'intérieur visant les forces de l'ordre a atteint mortellement la mère de Yaya Dillo", a-t-il affirmé, ajoutant que deux militaires avaient été tués dans un blindé dans la cour de l'opposant.

Dans un communiqué, le président de la Commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat, "note que cet événement douloureux s'est déroulé à un mois des élections présidentielles dans le pays".

Il appelle "le gouvernement et l'ensemble des acteurs politiques à œuvrer résolument pour créer les conditions idoines pour la paix politique et civile afin d'assurer la tenue des élections dans un climat apaisé, dans le strict respect de la loi, de l’ordre et de la stabilité du pays".

Avant d'être élu à la tête de la Commission de l'UA en 2017, Moussa Faki Mahamat était un membre du gouvernement tchadien sous le président Déby.

Six candidats sont en lice pour l'élection présidentielle au Tchad dont M. Déby, qui dirige le pays d'une main de fer depuis 30 ans, fait figure de grandissime favori.

Tigré: les soldats érythréens ont tué des centaines de civils, selon une ONG

Des réfugiés éthiopiens qui ont fui la région de Tigré font la queue pour recevoir une aide alimentaire dans le camp d'Um-Rakoba dans l'État d'Al-Qadarif, à la frontière, au Soudan, le 11 décembre 2020.

Les soldats érythréens ont tué des centaines de civils, y compris des enfants, dans un massacre perpétré en novembre à Aksoum, dans la région éthiopienne du Tigré (nord), a dénoncé vendredi l'organisation Human Rights Watch (HRW).

Ce rapport est le deuxième d'envergure à documenter le massacre d'Aksoum (ou Axoum), après celui la semaine dernière d'Amnesty International qui décrivait comment les troupes érythréennes "se sont déchaînées et ont méthodiquement tué des centaines de civils de sang-froid".

Ces conclusions s'inscrivent dans un contexte d'inquiétude croissante de la communauté internationale sur les atrocités présumées commises par les troupes érythréennes qui ont combattu, aux côtés de l'armée fédérale, les autorités dissidentes du Tigré lors d'une opération militaire lancée par Addis Abeba début novembre.

Jeudi, la Haute-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme Michelle Bachelet a appelé à une enquête indépendante sur ces exactions susceptibles de constituer des "crimes de guerre et des crimes contre l'humanité".

Addis Abeba et Asmara continuent de nier la présence de troupes érythréennes au Tigré.

Selon le rapport d'HRW, les forces éthiopiennes et érythréennes sont entrées le 20 novembre dans Aksoum, un des hauts lieux de l'Eglise chrétienne orthodoxe inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Auparavant, la ville avait été la cible de tirs d'artillerie lourde "à l'aveugle", tuant des civils.

Les soldats érythréens se sont alors livrés à "des pillages à grande échelle" sous le regard passif de leurs homologues éthiopiens, indique le rapport.

"J'ai demandé à un soldat: +Pourquoi vous ne faites rien? Vous êtes Ethiopiens et nous sommes en Ethiopie; vous laissez des Erythréens faire ça", rapporte le communiqué citant un habitant.

"Le soldat m'a répondu: 'Nous avons besoin d'un ordre d'en haut'".

Le massacre a débuté le 28 novembre, après que des combattants tigréens ont attaqué des soldats érythréens avec l'aide d'habitants, détaille HRW.

Après avoir fait venir des renforts, les Erythréens ont commencé "à se déplacer en ville, allant de maison en maison, à la recherche de jeunes hommes et de garçons, et les exécutaient".

Tout comme Amnesty, HRW estime en l'état impossible de fournir un bilan exact, mais selon ses estimations, "plus de 200 civils ont très certainement été tués durant les seuls 28 et 29 novembre".

La semaine dernière, l'AFP s'est rendue dans le village tigréen de Dengolat où les responsables religieux ont assuré que les troupes érythréennes avaient exécuté 164 civils.

Depuis la publication du rapport d'Amnesty, le gouvernement du Premier ministre et prix Nobel de la Paix 2019 Abiy Ahmed a indiqué que des enquêteurs fédéraux se penchaient "sur des allégations crédibles" d'atrocités et d'abus au Tigré, y compris à Aksoum.

Mais le gouvernement a aussi dénigré les conclusions d'Amnesty et a accusé l'organisation de "renforcer la désinformation et la propagande du TPLF et de ses acolytes", en référence au Front de libération du peuple du Tigré, le parti qui dirigeait la région avant d'en être délogé par l'opération militaire.

"Les dirigeants éthiopiens et érythréens ne peuvent désormais plus se réfugier dans le déni et devraient ouvrir un espace pour la justice et des réparations", a déclaré la directrice de Human Rights Watch pour la Corne de l'Afrique Laetitia Bader.

L'ONU veut une enquête sur de possibles "crimes de guerre" au Tigré

Des hommes du Tigré sont assis au sommet d'une colline surplombant une partie du camp de réfugiés d'Umm Rakouba, accueillant des personnes qui ont fui le conflit dans la région du Tigray en Éthiopie, à Qadarif, dans l'est du Soudan, le 14 décembre 2020.

La Haute-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Michelle Bachelet a appelé jeudi à une "enquête objective et indépendante" dans la région éthiopienne du Tigré, après avoir "corroboré de graves violations" susceptibles de constituer des "crimes de guerre et des crimes contre l'humanité".

Dans un communiqué publié à Genève, Mme Bachelet a annoncé que son bureau "a réussi à corroborer des informations sur certains incidents survenus en novembre de l'année dernière, indiquant des bombardements aveugles dans les villes de Mekele, Humera et Adigrat dans la région du Tigré", dans le nord du pays, théâtre de plusieurs mois de combats.

Le bureau de l'organisation onusienne a également vérifié "des informations faisant état de graves violations et abus incluant des massacres à Aksoum et à Dengelat dans le centre du Tigré par les forces armées érythréenne", selon les termes du communiqué.

"De graves violations du droit international, pouvant être assimilées à des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, peuvent avoir été commises", souligne le communiqué.

Les forces en présence sur le terrain comprennent les forces de défense nationale éthiopiennes, le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), les forces armées érythréennes, les forces régionales d'Amhara et les milices affiliées, rappelle la même source.

"Dénégations générales"

"Avec de multiples acteurs dans le conflit, des dénégations générales", il y a "clairement besoin d'avoir une évaluation objective et indépendante", a déclaré Mme Bachelet.

La Haute-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme a exhorté le gouvernement éthiopien à autoriser son bureau et d'autres enquêteurs des Nations unies à accéder à Tigré "en vue d'établir les faits et de contribuer à rendre des comptes, quelle que soit l'origine des auteurs".

Elle a souligné que son bureau continuait de recevoir des informations sur des combats en cours dans le centre du Tigré.

Elle a déploré "des informations profondément angoissantes faisant état de violences sexuelles et sexistes, d'exécutions extrajudiciaires, de destructions et de pillages généralisés de biens publics et privés par toutes les parties".

"Sans des enquêtes rapides, impartiales et transparentes et sans demander des comptes aux responsables, je crains que des violations (des droits de l'Homme) continuent d'être commises en toute impunité, et la situation restera instable pendant encore longtemps", a-t-elle déclaré.

Mme Bachelet a également exprimé son inquiétude face aux détentions cette semaine à Tigré de journalistes et de traducteurs travaillant pour des médias locaux et internationaux, dont l'AFP.

Alors qu'ils ont été libérés, elle a souligné les remarques inquiétantes d'un membre du gouvernement affirmant que des représentants des "médias internationaux trompeurs" seraient tenus pour responsables.

"Les victimes et les témoins de violations et d'abus des droits humains ne doivent pas être empêchés de partager leur témoignage par crainte de représailles", a souligné Mme Bachelet.

Fin novembre, le Premier ministre Abiy Ahmed avait proclamé la fin de l'opération militaire au Tigré avec la prise de Mekele, mais les autorités en fuite de la région ont promis de poursuivre la lutte et des combats ont été signalés depuis.

Plusieurs massacres ont par ailleurs été documentés, pour certains imputés par les survivants à des troupes érythréennes au Tigré, dont la présence continue à ce jour d'être niée par Addis Abeba et Asmara.

Nouvelle arrestation de l'opposante béninoise Rekiath Madougou

Vue sur le marché de Tokpa à Cotonou, Benin, le 4 mars 2021.

L’opposante béninoise Rekiath Madougou, dont la candidature à l'élection présidentielle du 11 avril avait été rejetée, a été interpellée mercredi soir et est poursuivie pour association de malfaiteurs et terrorisme, ont indiqué jeudi à l'AFP son avocat et des membres de son parti.

"Mme Madougou est arrivée jeudi matin à la CRIET (Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme) où elle sera présentée au procureur spécial", a déclaré Me Renaud Agtbodjo. "Elle est poursuivie pour association de malfaiteurs et terrorisme" par cette cour spéciale, décriée comme étant un instrument judiciaire pour museler l'opposition, a-t-il ajouté.

"Notre voiture a été bloquée par les forces de l'ordre", avait indiqué Joël Aïvo, un autre candidat de l’opposition recalé pour l'élection présidentielle et présent lors de l'arrestation de Mme Madougou.

"Quatre agents des forces de l'ordre se sont emparé de notre voiture avec Mme Madougou, maintenue de force à bord et emportée", a-t-il relaté mercredi soir sur les réseaux sociaux.

Une source policière a aussi confirmé à l’AFP que Mme Madougou avait était gardée à la brigade économique et financière pour la nuit.

Rekiath Madougou dans un orphelinat de Porto-Novo, Bénin, à 30 km à l'est de Cotonou, 16 février 2009. A l'époque, elle était ministre de la microfinance. (archives)
Rekiath Madougou dans un orphelinat de Porto-Novo, Bénin, à 30 km à l'est de Cotonou, 16 février 2009. A l'époque, elle était ministre de la microfinance. (archives)

Quelques minutes avant son arrestation, la chef de file du Parti Les Démocrates, proche de l'ancien président Boni Yayi, avait pris part à une réunion politique au cours de laquelle elle dénonçait les pratiques du régime de Patrice Talon.

"Nous ne reculerons pas quelles que soient les intimidations, les obstacles et les brimades", avait également soutenu Joël Aïvo.

Mardi, deux militants du même parti que Mme Madougou ont été incarcérés, tous deux également inculpés pour "association de malfaiteurs et terrorisme", ont indiqué à l’AFP leur avocat et une source judiciaire.

"Bio Dramane Tidjani et Mamadou Tidjani sont des otages politiques", avait alors déclaré Mme Madougou, dont la candidature à la présidentielle du 11 avril a été refusée car elle n’a pas obtenu les seize parrainages d’élus nécessaires pour participer au scrutin.

Proche de l’ancien président Boni Yayi, principal adversaire du chef de l’Etat Patrice Talon dont elle a été plusieurs fois ministres, Mme Madougou a été aussi Conseiller spécial du président togolais.

Par ailleurs, Sébastien Ajavon, important opposant du régime arrivé troisième au dernier scrutin présidentiel, et qui avait déjà été condamné en 2018 à vingt ans de prison pour trafic de drogue, a été à nouveau condamné lundi par contumace à une deuxième peine de cinq de prison ferme pour "faux, usage de faux et escroquerie".

Il vit actuellement en exil en France comme la grande majorité des opposants de poids.

Au moment de son élection en 2016, M. Talon avait affirmé vouloir faire un mandat unique, avant de se rétracter et d'annoncer sa candidature mi-janvier.

Il est accusé d'avoir amorcé un tournant autoritaire dans un pays réputé pour être un exemple de démocratie en Afrique de l'Ouest.

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