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Le président du Venezuela inculpé pour trafic de drogue aux Etats-Unis

Le président vénézuélien Nicolas Maduro donne une conférence de presse au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, Venezuela, le jeudi 12 mars 2020. (Photo: Matias Delacroix/AP)

Le ministère américain de la justice a annoncé jeudi avoir porté plainte contre le président du Vénézuela, Nicolas Maduro, ainsi que 14 autres dignitaires vénézuéliens. Ils sont accusés de narco-terrorisme et d'autres infractions pénales, selon William Barr, ministre de la justice des Etats-Unis.

Plus précisément, les autorités vénézuéliennes sont accusées d'avoir collaboré avec un groupe de guérilla colombien impliqué dans le trafic de cocaïne vers les États-Unis.

Âgé de 57 ans, le président Maduro est désormais confronté à quatre chefs d'accusation devant un tribunal de New York. Sont également inculpés: Diosdado Cabello Rondón, le président de l'assemblée nationale du Venezuela, Hugo Armando Carvajal Barrios, ancien directeur des renseignements militaires, et Clíver Antonio Alcalá Cordones, ancien général des forces armées vénézuéliennes. Le ministre de la défense, Vladimir Padrino Lopez et le président de la Cour suprême Maikel Jose Moreno Perez, ont été inculpés séparément à Washington et en Floride.


"Cette annonce vise à éradiquer la corruption généralisée au sein du gouvernement vénézuélien, un système construit et contrôlé pour enrichir ceux qui se trouvent aux plus hauts niveaux du gouvernement", a déclaré M. Barr. "Les États-Unis ne permettront pas à ces fonctionnaires vénézuéliens corrompus d'utiliser le système bancaire américain pour déplacer leurs revenus illicites d'Amérique du Sud ni de poursuivre leurs projets criminels".

Les États-Unis ne reconnaissent pas Maduro comme le leader légitime du Venezuela. L'année dernière, l'administration Trump a officiellement reconnu le chef de l'opposition Juan Guaidó comme chef d'État intérimaire du pays. La plupart des pays européens lui ont emboîté le pas.

Ce n'est que la deuxième fois au cours des dernières décennies que le ministère de la justice a inculpé un chef d'État étranger en exercice, bien que non officiellement reconnu. En 1988, le ministère américain de la justice avait inculpé Manuel Noriega, à l'époque le chef militaire du Panama.

Pour sa part, le département d'État a annoncé une récompense pouvant aller jusqu'à 15 millions de dollars pour des informations menant à l'arrestation ou à la condamnation de M. Maduro.

Des récompenses allant jusqu'à 10 millions de dollars ont également été annoncées pour quatre autres hauts fonctionnaires du Venezuela recherchés par la justice américaine.

On reproche à Maduro (à la tête du Venezuela depuis 2013) et à ses principaux lieutenants de diriger "un partenariat de narcoterrorisme" avec la guérilla colombienne des FARC (Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia), active depuis 20 ans. Deux dirigeants des FARC ont également été inculpés en relation avec la conspiration de narco-terrorisme.

Les FARC ont signé un accord de paix avec le gouvernement colombien en 2016, mettant fin à plus de 50 ans de conflit. Mais un groupe de 2 500 dissidents des FARC, soutenu par le régime de M. Maduro, reste impliqué dans le trafic de cocaïne de la Colombie vers les Etats-Unis via le Venezuela et l'Amérique centrale, ont déclaré les responsables américains.

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Le Venezuela reçoit le soutien de la Chine pour lutter contre le coronavirus

Des travailleurs en combinaisons de protection désinfectent les rues pendant la quarantaine nationale en réponse à la propagation de la maladie à coronavirus, Caracas, Venezuela, 22 mars 2020. (Reuters/Manaure Quintero)

Cinquante-cinq tonnes d'aide, dont des respirateurs et 5 millions de masques, sont arrivées samedi à Caracas par avion depuis la Chine.

Parmi les 55 tonnes de matériel et de médicaments arrivés à l'aéroport de Maiquetia se trouvent notamment 500.000 "tests de diagnostic rapide", indique la vice-présidente Delcy Rodriguez, qui s'est rendue à l'aéroport avec l'ambassadeur de Chine, Li Baorong.

Le chargement comprend également des respirateurs artificiels, cinq millions de masques, 70.000 thermomètres à infrarouge et de la chloroquine.

L'ambassadeur Li Baorong a affirmé que la Chine était "prête" à envoyer des spécialistes au Venezuela. Le président Nicolas Maduro a dit à maintes reprises s'inspirer de la République populaire pour lutter contre la maladie.

M. Maduro a ordonné la suspension de tous les vols internationnaux il y a deux semaines et le pays est en confinement depuis le 17 mars. Seules les sorties pour aller acheter à manger et chez le médecin sont autorisées.

Deux morts et 113 cas de coronavirus ont été confirmés, mais le chef de file de l'opposition Juan Guaido accuse le gouvernement d'avancer un chiffre en deçà de la réalité.

Le Pérou donne carte blanche aux militaires pour faire respecter le confinement

Des soldats stationnés sur une avenue du centre-ville de Lima, capitale du Pérou, le 16 mars 2020. (Photo AP/Rodrigo Abd)

Les militaires et policiers péruviens qui patrouillent pour faire respecter la quarantaine décidée contre le coronavirus ne seront pas responsables devant la loi s'ils tuent ou blessent par "légitime défense".

"Le personnel des forces armées et de la police nationale du Pérou est exempté de toute responsabilité pénale dans l'exercice des fonctions constitutionnelles qui (...) de manière réglementaire, provoque des blessures ou la mort" du contrevenant, est-il écrit dans une loi publiée samedi dans l'organe officiel.

Après cette publication, le ministère de la défense a averti sur les réseaux sociaux, vidéos à l'appui, que les militaires allaient faire usage du "principe de la légitime défense" en cas de "danger".

Le Pérou est soumis à un isolement obligatoire et à un couvre-feu nocturne depuis le 16 mars. Cette mesure est en vigueur jusqu'au 12 avril. Plus de 26.000 personnes ont été interpellées brièvement samedi pour avoir violé ces règles.

Le coronavirus a fait plus de 24.600 morts dans le monde

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Coronavirus: le Brésil débloque près de 8 milliards de dollars pour les PME

Etalage d'oranges d'un petit commerçant dans un marché à Rio de Janeiro, Brésil, 6 mai 2016. (Reuters/Pilar Olivares)

Le président brésilien Jair Bolsonaro a annoncé une ligne de crédit de 40 milliards de réaux pour aider les PME à verser les salaires pendant la crise du coronavirus. La mesure bénéficiera à 1,4 million d'entreprises et 12,2 millions d'employés.

Les patrons de PME pourront ainsi emprunter à taux bas (3,75%, contre environ 20% habituellement) pour financer deux mois de salaire de leurs employés. En contrepartie, l'employeur s'engage à ne pas licencier durant cette période.

"Notre préoccupation, c'est de préserver les emplois. Nous avons deux vagues, la première, celle du coronavirus et la deuxième, son impact économique. Nous mettons tout en oeuvre pour diminuer au maximum la hauteur de ces vagues", a déclaré le chef de l'Etat lors d'une conférence aux côtés du président de la Banque centrale.

Jeudi soir, la Chambre des députés a approuvé un projet de loi prévoyant une allocation de 600 réaux aux chômeurs et aux personnes qui travaillent dans l'économie informelle, notamment les vendeurs ambulants.

Le président brésilien accuse les gouverneurs de certains États de mettre en place une politique de "la terre brûlée" qui risque, selon lui, de ruiner le Brésil et de provoquer un "chaos social", y compris des "pillages dans les supermarchés".

Jeudi, le président Bolsonaro et son fils aîné Flavio, sénateur, ont partagé sur les réseaux sociaux une campagne intitulée "le Brésil ne peut pas se mettre à l'arrêt".

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