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Etats-Unis : les républicains ferment la porte aux réfugiés syriens

Jeb Bush et Marco Rubio lors du débat du 10 novembre 2015 à Milwaukee. ((AP Photo/Morry Gash)

Après les attentats de Paris, où un passeport syrien a été découvert près du corps d'un kamikaze, et alors que le même débat a repris en Europe, les républicains craignent l'infiltration de l'EI dans le flux de réfugiés syriens.

La plupart des républicains en campagne présidentielle aux Etats-Unis ont appelé à l'arrêt de l'accueil de réfugiés syriens après les attentats de Paris, par crainte d'infiltration de combattants du groupe Etat islamique (EI).

"Ce n'est pas qu'on ne veut pas, c'est qu'on ne peut pas", a justifié dimanche le sénateur Marco Rubio sur la chaîne ABC. "Il n'y a aucun moyen de vérifier les antécédents de quelqu'un qui vient de Syrie. Qui peut-on appeler en Syrie pour vérifier?"

"Sur 1.000 personnes qui arrivent, 999 seront peut-être de pauvres gens fuyant l'oppression et la violence, mais l'une d'elles sera un combattant de l'EI", a-t-il fait valoir.

"Pour les réfugiés, nous devrions concentrer nos efforts sur les chrétiens qui se font massacrer" en Syrie, a proposé Jeb Bush, autre candidat des primaires républicaines, sur CNN.

De nombreux autres républicains ont abondé dans ce sens depuis les attentats de vendredi, alors que Barack Obama a annoncé en septembre que les Etats-Unis accueilleraient 10.000 réfugiés syriens d'ici septembre 2016. Cette décision a été soutenue par les démocrates comme Hillary Clinton, qui insiste cependant sur la procédure de sélection.

La Maison Blanche a répété dimanche que ce processus était déjà très strict, et de fait, les réfugiés n'arrivent qu'au compte-gouttes sur le territoire américain. "Nous ne pouvons pas fermer nos portes à ces gens", a insisté Ben Rhodes, adjoint du président américain à la sécurité nationale.

"Faire venir dans ce pays des gens qui viennent de cette région du monde serait une énorme erreur", a critiqué le neurochirurgien à la retraite Ben Carson, deuxième des sondages républicains derrière Donald Trump, sur Fox News. "Pourquoi ne les infiltreraient-ils pas avec des gens qui sont idéologiquement opposés à nous?"

"C'est de la folie", a dit le sénateur ultra-conservateur Ted Cruz samedi sur la même chaîne, en citant une statistique "très bizarre pour une vague de réfugiés", selon laquelle 77% des réfugiés arrivés en Europe seraient de jeunes hommes. Il n'a pas précisé la source du chiffre.

Marco Rubio, Jeb Bush et le sénateur Lindsey Graham ont également appelé dimanche la France à invoquer l'article 5 du traité fondateur de l'Otan, qui prévoit qu'une attaque armée contre un pays membre est considérée comme une attaque dirigée contre tous les pays de l'alliance.

"J'espère que les Français invoqueront l'article 5, ils doivent le faire. Le monde doit se mettre en guerre contre l'EI", a déclaré Lindsey Graham sur CNN.

"Si c'est ce que veulent les Français, l'allié le plus ancien et le plus fort de toute notre histoire, alors nous devons bien sûr l'envisager", a dit Jeb Bush.

Les Etats-Unis soutiendraient "absolument" cette demande française, a confirmé Ben Rhodes, le conseiller de Barack Obama.

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Les États-Unis allouent 152 millions de dollars en aide pour le Sahel

Des déplacés d’Arbinda, une localité du Sahel, à Dori, le 7 octobre 2019 (VOA/Lamine Traoré)

Les États-Unis ont annoncé une nouvelle aide de près de 152 millions de dollars pour quatre pays du Sahel, à savoir le Niger, le Mali et le Burkina Faso, et la Mauritanie. Ces pays font face à des déplacements massifs de populations et à l'insécurité alimentaire à cause des conflits dans la région.

Plus de 85 millions de dollars proviennent de l'Agence USAID et près de 67 millions de dollars du département d'État.

C’est une aide pour les personnes déplacées, les réfugiés et les communautés qui les accueillent.

Elle comprend de la nourriture, des abris d'urgence; l'accès aux soins de santé primaires, des fournitures médicales, des produits pharmaceutiques et de l'eau potable et des moyens de subsistance.

En outre, le gouvernement américain travaille avec ses partenaires non gouvernementaux et les Nations Unies pour améliorer les infrastructures d'approvisionnement en eau dans les camps de déplacés, fournir des kits d'hygiène et garantir que ces déplacés ont accès à des latrines appropriées.

Parce que les femmes et les enfants sont les plus vulnérables pendant les conflits, Washington finance aussi une aide nutritionnelle pour les enfants de moins de cinq ans.

Cour suprême: Trump a choisi la juge Amy Coney Barrett pour remplacer Ruth Bader Ginsburg

La juge Amy Coney Barrett, professeure de droit à l'Université Notre Dame, actuellement en poste à la Cour d'appel américaine pour le 7e circuit, pose dans une photographie non datée obtenue de l'Université Notre Dame le 19 septembre 2020. (Photo Matt Cashore/Notre Dame Univ.)

Le président américain Donald Trump a décidé de nommer la juge Amy Coney Barrett pour remplacer la juge Ruth Bader Ginsburg à la Cour suprême, a-t-on appris vendredi des médias locaux.

Une annonce officielle est prévue pour samedi à la Maison Blanche, selon le quotidien Politico.

Si elle est confirmée par le Sénat, Mme Barrett, 48 ans, deviendra la plus jeune juge de la haute cour. Sa présence permettrait de maintenir le nombre de femmes à trois - avec les juges Sonia Sotomayor et Elena Kagan, toutes deux nommées par l'ancien président Barack Obama.

Mme Barrett a enseigné pendant 15 ans à la faculté de droit de Notre Dame, l'université où elle avait obtenu son diplôme de droit.

La juge Ginsburg est décédée vendredi dernier à l'âge de 87 ans, après avoir passé 27 ans au sein de la plus haute cour de justice américaine.

Pour être confirmé, un candidat doit obtenir au moins 51 voix au Sénat.

Le Sénat compte actuellement 53 législateurs du parti républicain - le même parti que le président -, et 47 législateurs du parti démocrate. Deux sénateurs, Bernie Sanders de l’État de Vermont et Angus King du Maine, sont indépendants.

Minute Eco: La production pétrolière en hausse de 3% au Gabon

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Le Sahel recevra environ 152 millions d'aide américaine pour gérer sa crise humanitaire

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Une ville californienne va interdire chips et bonbons aux caisses des supermarchés

Des enfants portant des masques d'Halloween reçoivent des bonbons pendant la tradition «Trick or Treat» à Makati à Manille le 31 octobre 2008. Les parents doivent surveiller la consommation de sucre de leurs enfants selon le Dr Mary Hayes, dentiste pédiatre à Chicago. AP/Marquez

La ville de Berkeley, bastion progressiste du nord de la Californie, va interdire la vente des produits trop sucrés ou salés sur les présentoirs situés aux caisses des supermarchés afin de promouvoir une alimentation plus saine, une première aux Etats-Unis selon des médias locaux.

Le conseil municipal de Berkeley, ville universitaire de 120.000 habitants près de San Francisco, a adopté cette semaine à l'unanimité une ordonnance qui bannira des caisses les produits contenant plus de 5 grammes de sucres ajoutés ou plus de 250 mg de sodium par portion. L'interdiction vise également toutes les boissons contenant des sucres ajoutés ou des édulcorants artificiels.

L'ordonnance relève que "des aliments bon marché et riches en sel, graisses saturées et sucres ajoutés sont prédominants dans les présentoirs des caisses". Les clients y sont "plus enclins à effectuer des achats impulsifs et les parents se battent avec leurs enfants qui réclament des confiserie à la fin des courses".

L'interdiction, qui doit s'appliquer à 25 supermarchés de la ville, entrera en vigueur en mars prochain et les premières visites des inspecteurs sanitaires sont prévues en janvier 2022.

"Ce qui est bon pour les clients à Berkeley est aussi bon pour nos commerces", a lancé Kate Harrison, l'une des élues à l'origine de cette mesure.

En 2014, Berkeley avait déjà été la première à imposer une taxe sur les sodas, une initiative reprise ensuite par plusieurs autres grandes villes américaines.

Selon une étude publiée début 2019, les habitants de Berkeley avaient diminué leur consommation de boissons sucrées de 21% dans l'année qui avait suivi la mise en place de cette "taxe sodas". La chute atteignait 52% en 2017.

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