États-Unis
Les Etats-Unis veulent augmenter les dépenses militaires dès 2017
Le secrétaire à la Défense James Mattis a donné ordre à ses services de préparer une augmentation des dépenses militaires dès 2017 pour renforcer les capacités de l'armée américaine, selon le Pentagone.
Il s'agira de financer notamment "l'accélération de la campagne contre le groupe Etat islamique" et de remédier aux "carences urgentes en capacité de combat", selon le mémorandum signé par le chef du Pentagone.
Pour 2018, le chef du Pentagone demande d'identifier les dépenses qui pourront être faites pour "reconstruire les capacités opérationnelles" de l'armée.
Il s'agira par exemple "d'acheter davantage de munitions cruciales", d'investir dans des armements "prometteurs" ou d'augmenter les effectifs, selon le mémorandum.
Le président Donald Trump a promis de "reconstruire l'armée américaine", en ligne avec son mot d'ordre de "rendre aux Etats-Unis leur grandeur".
Les militaires américains pointent régulièrement un certain sous-équipement au regard de l'ampleur des missions qui leur sont confiées, et l'usure de leurs armements après plus de 15 ans de guerre au Moyen-Orient.
Ils s'inquiètent également des investissements de la Chine et de la Russie dans des armements sophistiqués, qui font reculer selon eux la supériorité militaire américaine.
Profitant des retraits de troupes américaines d'Irak et d'Afghanistan, l'administration Obama avait réduit les dépenses militaires.
A 3,3% du PIB, et près de 600 milliards de dollars, elles restent toutefois de loin les plus importantes du monde, près de 3 fois supérieures à celle de la Chine qui est en deuxième place suivant le classement de l'institut suédois Sipri qui fait référence en la matière.
Avec AFP
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Israël: l’investiture du gouvernement reportée à cause de la visite de Pompeo
Réouverture de Tesla : Musk soutenu par Washington et courtisé par le Texas
"Je suis d'accord avec Elon Musk" a déclaré lundi le secrétaire américain au Trésor, en soutien au patron de Tesla, qui veut à tout prix rouvrir son usine californienne malgré la pandémie, et est désormais courtisé par d'autres Etats américains
"C'est l'un des plus gros employeurs et contructeurs de Californie", a argué Steven Mnuchin, sur la chaîne américaine CNBC.
"La Californie devrait se concentrer sur ce qu'ils doivent faire pour résoudre les problèmes de santé afin qu'il puisse ouvrir rapidement et de façon sûre, sinon ils vont réaliser qu'il a déménagé sa production dans un autre Etat", a continué le ministre de Donald Trump.
C'est exactement la menace proférée ce weekend par le fantasque fondateur de Tesla sur Twitter, qui a dû fermer son usine de Fremont le 12 mars et n'a pas encore obtenu la permission de reprendre l'activité.
"Franchement c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Tesla va immédiatement déplacer son siège et ses futurs projets au Texas/Nevada. Et si on devait garder une activité manufacturière à Fremont, cela dépendra de la façon dont nous sommes traités", a lancé M. Musk samedi dans une longue diatribe, comme à son habitude.
Lundi, un comté du Texas a sauté sur l'occasion, en lui proposant de venir installer ses opérations chez lui.
"J'ai lu votre mécontentement vis-à-vis des autorités californiennes (...) et je voulais vous faire savoir que le comté d'Hidalgo est prêt immédiatement pour vous accueillir, vous et Tesla Motors", écrit Richard Cortez, haut-fonctionnaire du comté, dans une lettre publiée sur Twitter avec un hashtag "#WelcomeTesla".
"Nous avons un gouverneur motivé, favorable aux affaires", fait-il valoir, rappelant qu'Elon Musk disposait déjà d'un site de lancement de satellite pour une autre entreprise, SpaceX. "Tout ce que vous avez à faire c'est de choisir un emplacement".
Tesla a déposé une plainte samedi contre le comté d'Alameda, devant une cour fédérale, affirmant que les décisions locales contredisaient les règles fédérales et celles de la Californie, où les entreprises considérées comme "essentielles" sont autorisées à fonctionner.
Le groupe fait valoir que cette définition s'appliquait à son cas, puisqu'il installait des panneaux solaires et des bornes pour charger les voitures électriques.
Le milliardaire, qui vient d'avoir un fils avec la musicienne Grimes, a jugé que le prolongement du confinement était "fasciste" et "pas démocratique", lors d'une téléconférence avec des analystes financiers.
Tesla a réussi à afficher un bénéfice --modeste-- mais surprise de 16 millions de dollars au 1er trimestre, un bond de 33% des livraisons de voitures et un chiffre d'affaires en hausse de 32% à 5,99 milliards de dollars.
Report de l'investiture du gouvernement israélien pour la visite de Pompeo
La prestation de serment du nouveau gouvernement israélien, prévue mercredi, a été reportée d'un jour pour ne pas coïncider avec la visite à Jérusalem du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, ont indiqué lundi des responsables israéliens.
Le gouvernement d'union entre le Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu et son ex-rival Benny Gantz prêtera serment jeudi, a déclaré un porte-parole du Parlement.
Une source au sein du Likoud, le parti de droite de M. Netanyahu, a indiqué à l'AFP que ce report était motivé par la visite de M. Pompeo, prévue mercredi.
Le secrétaire d'Etat doit rencontrer MM. Netanyahu et Gantz pour évoquer la pandémie de nouveau coronavirus, l'influence régionale de l'Iran et le plan américain pour un règlement du conflit israélo-palestinien, applaudi par les Israéliens mais fustigé par les Palestiniens.
Ce projet prévoit notamment l'annexion par Israël de pans de la Cisjordanie --territoire palestinien occupé depuis 1967 par l'Etat hébreu-- qui doit être discutée à Jérusalem à partir du 1er juillet, selon l'accord de gouvernement Netanyahu/Gantz.
En se rendant à Jérusalem, M. Pompeo devient l'un des premiers hauts responsables d'une grande puissance à renouer avec les déplacements internationaux malgré la pandémie de Covid-19.
Washington a multiplié les gestes de soutien à Israël depuis l'arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump, qui a reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël et entériné la souveraineté israélienne sur le plateau occupé du Golan syrien.
- Tractations -
M. Netanyahu a été chargé de former un gouvernement d'union avec Benny Gantz qui doit sceller la fin de la plus longue crise politique de l'histoire d'Israël, les deux hommes s'étant affrontés lors de trois campagnes électorales en moins d'un an.
Devant l'impasse politique et la crise du nouveau coronavirus, Benny Gantz, qui était alors le chef de l'opposition, a proposé fin mars à la surprise générale d'enterrer la hache de guerre et de former un gouvernement avec M. Netanyahu, malgré l'inculpation de ce dernier pour corruption, abus de confiance et malversation dans une série d'affaires.
Le nouveau gouvernement devrait être composé de la droite de M. Netanyahu et de ses alliés ultra-orthodoxes, et de personnalités de centre-gauche proches de M. Gantz.
Le parti de droite radicale Yamina, jusqu'alors allié au camp Netanyahu, refuse lui de rejoindre un gouvernement d'union qu'il qualifie "de gauche".
Son chef Naftali Bennett, aussi ministre de la Défense sortant, a de nouveau demandé lundi à être nommé ministre de la Santé. Il peut encore décider de rejoindre le gouvernement avec sa formation d'ici jeudi, mais a prévenu que sans accord avec les futurs membres du cabinet, Yamina serait un parti d'opposition "vigoureux".
Lundi, deux jours avant l'arrivée de Mike Pompeo, Gilad Erdan, le ministre Likoud de la Sécurité intérieure, a officiellement été désigné prochain ambassadeur d'Israël aux Etats-Unis ainsi qu'aux Nations-Unies.
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