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Espagne: un mort de la fièvre du Congo après une piqûre de tique

Le virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo se transmet principalement à l'être humain à partir des tiques dont une est photographiée, ici.

Pour la première fois en Espagne, un homme est mort de fièvre hémorragique de Crimée-Congo transmise par une tique et une infirmière qui l'a soigné a également contracté la maladie, ont annoncé jeudi les autorités.

Deux cents personnes ayant été en contact avec eux ont été placées en observation, mais elles "ne présentent pas de symptômes jusqu'à présent", a précisé la région de Madrid.

Le virus de cette fièvre hémorragique, qui se transmet principalement à l'être humain à partir des tiques et des animaux d'élevage, provoque la mort dans 10 à 40% des cas. La maladie est présente en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient, en Europe de l'est et dans les Balkans.

La présence du virus avait été détectée sur des tiques en Espagne dès 2011 mais ce sont "les premiers cas de fièvre hémorragique de Crimée Congo diagnostiqués en Espagne", a indiqué le ministère de la Santé dans un communiqué.

Les oiseaux migrateurs venant d'Afrique pourraient avoir introduit les tiques porteuses du virus en Espagne, selon un rapport publié en 2011 par le ministère de la Santé.

La victime est un homme de 62 ans, décédé le 25 août dans un hôpital madrilène.

"Tout indique que l'origine de sa maladie est un piqure de tique (...) lors d'une promenade dans la campagne dans une localité de Castille-et-León", au nord-ouest de Madrid, a précisé dans un communiqué la communauté autonome de Madrid.

L'autre personne infectée est une infirmière hospitalière qui a pu être contaminée "en étant au contact avec les sécrétions" du patient dans une unité de soins intensifs, selon l'autorité régionale. Elle est soignée, à l'isolement, et "son état est stable".

La transmission du virus entre humains peut survenir à la suite d'un contact direct avec du sang, des sécrétions, des organes ou des liquides biologiques de sujets infectés.

Selon le Centre européen de prévention et contrôle des maladies, ce virus a été détecté sur des tiques en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient, ainsi que dans l'est et le sud-ouest de l'Europe.

En Europe, selon le centre, des cas de transmission à l'homme ont été signalés en Albanie, Arménie, Bulgarie, au Kazakhstan, au Kosovo, en Russie, en Serbie, au Tadjikistan, en Turquie, au Turkménistan, en Ukraine et en Ouzbékistan. En juin 2008, un premier cas a été diagnostiqué Grèce. D'après les autorités espagnoles, la Croatie a également été touchée par la maladie.

Avec AFP

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Démission du Premier ministre italien Giuseppe Conte

Le Premier ministre italien Giuseppe Conte lors d'une session au Sénat, la chambre haute du Parlement, sur la propagation du coronavirus, à Rome, Italie, le 26 mars 2020.

Le Premier ministre italien Giuseppe Conte a remis mardi sa démission au chef de l'Etat Sergio Mattarella, espérant avoir la possibilité de former une nouvelle coalition et de reconstituer sa majorité parlementaire.

L'aggravation de la crise politique se déroule sur fond de pandémie qui a tué plus de 85 000 Italiens, soit le deuxième plus grand nombre de décès en Europe après le Royaume-Uni et le sixième plus grand nombre dans le monde.

Au pouvoir depuis 2018, M. Conte, 56 ans, a perdu sa majorité absolue au Sénat la semaine dernière lorsqu'un parti allié, Italia Viva dirigé par l'ancien Premier ministre Matteo Renzi, a claqué la porte à cause d’un conflit sur la gestion de la riposte au coronavirus et sur le ralentissement économique.

Le président Mattarella entamera dès mercredi des consultations avec les chefs de partis, a indiqué son bureau dans une déclaration.

Si M. Mattarella pense que M. Conte peut obtenir le soutien nécessaire pour mettre en place une nouvelle administration, le président lui donnera probablement quelques jours pour essayer de finaliser un accord et d’établir une nouvelle équipe ministérielle.

Jusqu'à présent, les principaux partis de la coalition, le Mouvement 5 étoiles et le Parti démocratique (PD) de centre-gauche, ont soutenu les efforts de M. Conte pour rester au pouvoir.

Des élections anticipées ?

Cependant, si M. Conte ne peut pas trouver de nouveaux alliés, le président Mattarella devra trouver un autre candidat capable de former une coalition viable.

Si cette option échoue, le président devra convoquer des élections deux ans avant la date prévue. Les analystes politiques pensent que c'est le scénario le moins probable.

La crise du coronavirus en Italie a déclenché la pire récession depuis la Seconde Guerre mondiale et le gouvernement s'efforce de mettre au point un plan sur la meilleure façon de dépenser quelque 200 milliards d'euros (240 milliards de dollars) de fonds de l'Union européenne pour aider l'économie à se redresser.

M. Renzi a accusé M. Conte de manquer de vision stratégique, affirmant qu'il risquait de gaspiller la manne sans précédent de l'UE.

Visite d'une délégation israélienne au Soudan

Une combinaison de photos montre un drapeau israélien, à gauche, lors d'un rassemblement à Tel-Aviv, le 19 septembre 2020, et un drapeau soudanais lors d'un rassemblement à l'est de la capitale Khartoum, le 3 juin 2020.

Une importante délégation israélienne s'est rendue lundi à Khartoum pour discuter du processus de normalisation des relations en cours entre l'Etat hébreu et le Soudan, ont annoncé mardi les autorités israéliennes.

Depuis l'annonce en octobre d'un accord entre les deux pays, des responsables israéliens et américains se sont rendus ensemble à Khartoum mais la visite de lundi était la "première" dirigée par un ministre israélien, celui du Renseignement, Eli Cohen, ont fait valoir ses services à Jérusalem.

Les responsables se sont notamment entretenus avec le chef du Conseil souverain de transition soudanais, le général Abdel Fattah al-Burhane, ainsi que le ministre soudanais de la Défense, le général Yassine Ibrahim, selon le gouvernement israélien.

"Cette visite a jeté les bases de nombreuses collaborations importantes, qui aideront à la fois Israël et le Soudan, la stabilité et la sécurité dans la région (...) et déboucheront sur de nouveaux accords avec les pays de la région", a déclaré M. Cohen, qui a invité M. Al-Burhane en Israël.

Les deux pays ont discuté de l'"approfondissement de leur coopération en matière de renseignement" et de la possibilité pour Israël de se joindre au Conseil de la Mer Rouge, entité régionale dont l'Egypte --qui entretient des relations officielles avec Israël-- et l'Arabie saoudite, un candidat potentiel à la normalisation, sont aussi membres, ont précisé les autorités israéliennes.

Après les Emirats arabes unis et Bahreïn, le Soudan est devenu en octobre le troisième pays arabe à annoncer en 2020 un accord de normalisation avec l'Etat hébreu et, ce, en dépit de protestations dans le pays contre ce rapprochement avec un ancien ennemi.

L'accord de normalisation a été signé début janvier. Khartoum a obtenu simultanément une aide financière des Etats-Unis après avoir été retiré de la liste américaine des Etats accusés de financer le terrorisme pour avoir notamment accueilli l'ancien chef d'Al-Qaïda Oussama Ben Laden dans les années 1990.

L'accord doit toutefois être ratifié par le pouvoir législatif avant d'entrer en application. Or le Soudan ne dispose toujours pas d'un Parlement de transition, après la chute en avril 2019 du régime islamiste d'Omar el-Béchir, qui a régné sur le pays pendant trois décennies.

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