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L'Espagne retire ses renforts policiers de Catalogne

Un commerçant affiche des drapeaux séparatistes catalans "Estelada" dans un magasin de Barcelone, 22 décembre 2017.

Les renforts policiers envoyés en Catalogne à l'occasion du référendum d'autodétermination interdit du 1er octobre ont commencé mardi à quitter la région, selon le ministère de l'Intérieur.

Les policiers et gardes civils envoyés fin septembre en renfort dans la région "vont être retirés progressivement, jusqu'au samedi 30" décembre, a déclaré mardi à l'AFP un porte-parole du ministère de l'Intérieur, précisant que le processus avait "commencé, à partir d'aujourd'hui".

Ce porte-parole n'a pas révélé combien d'agents étaient concernés. Le journal El Pais avait estimé ces renforts à 10.000 hommes.

Le jour du référendum interdit, les images de violences policières lors d'actions pour saisir des urnes et fermer des bureaux de vote avaient fait le tour du monde et amené les indépendantistes à dénoncer la "répression" de Madrid.

Au moins 92 personnes avaient été blessées ce jour-là, selon les hôpitaux. Les autorités indépendantistes avaient annoncé que près de 900 personnes avaient "requis une assistance médicale". Le représentant du gouvernement central dans la région, Enric Millo, avait présenté des excuses une semaine plus tard.

La Catalogne possède sa propre force de police autonome, les Mossos d'Esquadra, la police nationale et la Garde civile n'ayant dans la région qu'un rôle marginal.

La Catalogne est sous administration directe du gouvernement central depuis le 27 octobre, quand le parlement régional avait voté une déclaration unilatérale d'indépendance.

Le gouvernement central avait répondu en destituant l'exécutif régional, en dissolvant le parlement et en convoquant des élections régionales anticipées le 21 décembre.

Le 21 décembre, les partis indépendantistes ont à nouveau remporté la majorité absolue au parlement catalan et doivent maintenant s'entendre pour former un gouvernement.

Madrid a assuré que la tutelle serait levée une fois que le nouveau parlement catalan aurait investi l'exécutif régional.

Avec AFP

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Annexion du Golan: Trump rompt de nouveau avec le consensus international

Le président Donald Trump lors d'un point de presse au jardin Rose de la Maison Blanche, Washington, 25 janvier 2019.

En se disant favorable à la reconnaissance de la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan, Donald Trump rompt de nouveau avec le consensus international, au risque de justifier l'expansionnisme d'autres pays, selon les experts.

Israël a conquis une grande partie du Golan lors de la guerre des Six Jours en 1967 et l'a annexée en 1981, mais la communauté internationale n'a jamais reconnu cette annexion. Jeudi, le président américain a tweeté que "52 ans après", il était "temps" pour les Etats-Unis de la reconnaître.

Le droit international "interdit d'accroître son territoire par la guerre", a rappelé vendredi l'ancien diplomate Richard Haas, président du centre de réflexion Council on foreign relations (CFR).

"C'est un des principes les plus fondamentaux de l'ordre international et c'est ce qui a servi de base à l'opposition américaine à la conquête du Koweït par Saddam Hussein et de la Crimée par Poutine", a-t-il ajouté.

Il faisait référence à la guerre du Golfe qui a permis de bouter l'ex-dictateur irakien hors du Koweït en 1991 et le rattachement de la région ukrainienne de la Crimée par le président russe Vladimir Poutine en 2014.

Les Etats-Unis, qui ont imposé des sanctions à la Russie après son annexion de la Crimée, mènent-ils une politique internationale à deux vitesses? "Pas du tout", a répondu le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo dans un entretien à Sky News.

"Ce que le président Trump a fait avec le plateau du Golan est de reconnaître la réalité du terrain et la situation sécuritaire nécessaire à la protection de l'Etat israélien. C'est aussi que simple que cela", a-t-il expliqué.

- "Loi de la jungle" -

Ce n'est pas la première fois que M. Trump balaie de la main les conventions internationales pour apporter son soutien au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, aujourd'hui confronté à une réélection incertaine: en décembre 2017, il avait reconnu unilatéralement Jérusalem comme la capitale d'Israël.

Mais cette fois-ci, Washington va plus loin, a estimé l'ancien chef de la diplomatie suédoise Carl Bildt. "C'est de nouveau la loi de la jungle", a-t-il tweeté. "Le Kremlin va applaudir et appliquer le même principe à la Crimée, Pékin va applaudir et appliquer le même principe à la mer de Chine méridionale".

Les Européens et les pays arabes se sont de fait inquiétés de l'intention affichée par M. Trump, qui n'a pas encore été formalisée.

La France a immédiatement estimé que la reconnaissance de cette annexion serait "contraire au droit international", rappelant que "cette situation a été reconnue comme nulle et non avenue par plusieurs résolutions du Conseil de sécurité" des Nations unies.

La Syrie l'a rejetée vendredi comme "une violation flagrante du droit international", jurant que "le Golan est et restera arabe et syrien".

A New York, l'ambassadeur de Syrie à l'ONU, Bashar Ja'afari, a affirmé que le régime de Damas n'hésiterait pas à faire usage de la force pour récupérer le plateau du Golan. "C'est notre territoire, et nous le récupèrerons tôt ou tard", a-t-il dit.

Le président turc a jugé que la région était au bord d'une "nouvelle crise". "Nous n'autoriserons jamais la légitimation de l'occupation du plateau du Golan", a ajouté Recep Tayyip Erdogan qui, bien qu'hostile au président syrien Bachar al-Assad, ne cesse de dire son attachement à l'intégrité territoriale de la Syrie, craignant l'émergence d'une entité kurde dans les zones frontalières de la Turquie.

Pour Ilan Goldenberg, du Center for a new american security, la décision de M. Trump sur le Golan "aura un goût amer: elle affaiblit la sécurité d'Israël et affecte les intérêts des Etats-Unis au Moyen-Orient et au-delà, tout en donnant un coup de pied dans une fourmilière qui n'en avait vraiment pas besoin".

"Si Washington cesse de respecter les principes internationaux, il faut s'attendre à ce que d'autres Etats annexent des territoires de leurs voisins", a ajouté cet expert, évoquant la possibilité que l'Arabie saoudite envahisse le Qatar.

Pour Steven Cook, un expert du Proche-Orient au CFR, Donald Trump aurait mieux fait de s'abstenir: le statu quo satisfaisait tout le monde, y compris la Syrie, alors que reconnaître officiellement l'annexion du Golan "va créer de l'opposition, là où il y avait jusque là de l'acceptation".

"Israël est sur le Golan pour ses propres raisons, et rien de ce que l'administration Trump décidera n'y changera quoi que ce soit", conclut-il.

Une tortue sacrée embaumée pour l'éternité au Vietnam

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Réaction d'un législateur australien après une attaque à l'oeuf

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L'appel à la prière diffusé vendredi dans toute la Nouvelle-Zélande

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