Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Sports

Liga : dernier répit pour le Real et le Barça avant le terrible mois de novembre

Cristiano Ronaldo lors du match contre Elche, au Stade Santiago Bernabeu, Madrid, 23 septembre 2014

Le Real Madrid et le FC Barcelone, toujours diminués par les blessures, négocient une dernière portion abordable lors de la 10e journée du Championnat d'Espagne, avant un mois très tendu dont le point culminant sera le "clasico" du 21 novembre.

Real : et maintenant, Navas !

Au sein d'un Real Madrid amoindri par les pépins physiques, Cristiano Ronaldo et Keylor Navas ont tenu la "Maison blanche" ces dernières semaines: les buts du Portugais (7 en Liga) et les parades du Costaricien ont permis au club merengue (1er, 21 pts) de rester invaincu cette saison.

Sauf que Navas est touché à son tour (adducteur), ce qui devrait pousser l'entraîneur Rafael Benitez à faire débuter la doublure Kiko Casilla samedi après-midi contre le promu Las Palmas (16h00) au stade Santiago-Bernabeu.

"Casilla pourrait jouer samedi, parce que Keylor a des gênes", a expliqué le technicien madrilène jeudi soir au micro de la radio publique RNE. Benitez a aussi reconnu qu'il n'était pas rassurant que Navas soit contraint de réaliser autant de sauvetages, une permissivité défensive à corriger avant la réception du Paris SG mardi en Ligue des champions.

La venue du PSG va initier une série de sommets pour le Real: dans une semaine, les Madrilènes iront défier Séville en Liga. Et juste après la trêve internationale, il y aura le clasico face au Barça puis deux déplacements périlleux sur les pelouses du Shakhtar Donetsk en C1 puis d'Eibar en Championnat.

Outre ce calendrier corsé, le Gallois Gareth Bale (mollet) est toujours indisponible. Et si le Français Karim Benzema (ischio-jambiers) et le Colombien James Rodriguez (cuisse) semblent proches d'un retour, Benitez a indiqué vendredi qu'ils ne joueraient pas samedi pour ne prendre aucun risque.

Barça : Mascherano suspendu, Iniesta attendu

Comme le Real, le FC Barcelone (2e, 21 pts) fait face à une épidémie de blessures, dont celle de Lionel Messi. Et comme son rival merengue, le club blaugrana aborde un match à sa portée samedi soir à Getafe (20h30).

Le mois de novembre du Barça s'annonce néanmoins tout aussi abrupt (Borisov, Villarreal, Real Madrid, AS Rome, Real Sociedad) et l'arrière-garde catalane inquiète: la meilleure défense de Liga de l'an passé (21 buts encaissés) n'a réussi à garder sa cage inviolée qu'à quatre reprises en 16 matches officiels cette saison.

"Ce sont des séries, et cette année les adversaires marquent à chaque fois qu'ils ont une occasion", a dédramatisé l'attaquant Luis Suarez.

Pour ne rien arranger, l'indispensable milieu ou défenseur argentin Javier Mascherano a été suspendu pour deux matches après des propos injurieux envers un arbitre assistant. Heureusement pour le Barça, les nouvelles sont meilleures dans l'entrejeu, où le capitaine Andres Iniesta (cuisse) et la valeur montante Sergi Roberto (cuisse) sont aptes pour affronter Getafe.

Quant aux attaquants Luis Suarez et Neymar, ils ont pu souffler cette semaine en étant dispensés du 16e de finale aller de Coupe du Roi devant Villanovense (0-0). Auteurs de 12 des 15 buts du Barça depuis la blessure de Messi, ces deux-là devront à nouveau assurer samedi l'intérim de l'Argentin, indisponible jusqu'à mi-novembre.

Villarreal-Séville, un choc avant les ogres

Répétition générale au stade Madrigal: Villarreal, adversaire du Barça lors de la prochaine journée, reçoit le Séville FC, qui sera pour sa part opposé au Real dans une semaine.

Pour Villarreal (5e, 17 pts), il s'agit de renouer avec la victoire qui fuit le club depuis trois matches de Liga, comme si la première place occupée au soir des 6e et 7e journées avait grisé le "sous-marin jaune".

Pour Séville (8e, 12 pts), à l'inverse, la dynamique semble meilleure depuis quatre matches en Championnat d'Espagne avec trois victoires et un nul. C'est l'occasion pour le Français Kevin Gameiro, auteur le week-end dernier de son premier triplé sévillan depuis son arrivée en 2013, de confirmer son excellent rendement actuel.

Avec AFP

Toutes les actualités

La coupe CAF

La coupe CAF
Attendez s'il vous plaît
Embed

No media source currently available

0:00 0:03:55 0:00

Sporama

Sporama
Attendez s'il vous plaît
Embed

No media source currently available

0:00 0:25:00 0:00

Le Paris SG assure que "l'histoire commune" avec Kylian Mbappé "se poursuivra la saison prochaine"

l'attaquant français Kylian Mbappe

Le Paris SG a assuré lundi que sa star Kylian Mbappé "poursuivra la saison prochaine" au club, en réaction aux propos du jeune attaquant qui a laissé entendre dimanche qu'il pouvait partir cet été.

"Des liens très forts unissent le PSG et Kylian Mbappé depuis deux ans et l'histoire commune se poursuivra la saison prochaine. Avec une ambition partagée de marquer l'histoire du football européen, l'année des 50 ans du PSG (...)", a écrit la formation parisienne sur Twitter.

C'est "un moment très attendu pour écrire également tous ensemble une grande page de l'histoire de notre club dans laquelle chaque acteur majeur devra prendre toute sa part, en oeuvrant toujours pour le collectif", poursuit le PSG.

Le jeune prodige de 20 ans avait lâché une bombe en laissant planer un doute sur son avenir: "C'est un moment important pour moi. Un tournant dans ma carrière, le moment d'avoir plus de responsabilités. Peut-être au PSG, peut-être ailleurs", a-t-il déclaré lors de la cérémonie des trophées UNFP (Union nationale des footballeurs professionnels) au moment de recevoir son titre de meilleur de joueur de L1 de la saison.

La mystérieuse phrase du champion du monde a eu un retentissement bien au-delà des frontières françaises, notamment en Espagne où le Real Madrid est prêt à dépenser 280 M EUR pour l'attirer cet été, selon les médias espagnols.

Sa fracassante sortie médiatique a mis sous pression le PSG, avec lequel il est en discussions pour prolonger son contrat selon plusieurs médias, notamment sur les questions du leadership vis-à-vis de Neymar, la star du club, et de son positionnement sur le terrain, dans l'axe occupé par Edinson Cavani ou sur un côté.

Corruption et dopage : la menace d'un procès se précise pour Lamine Diack, ex-patron de l'athlétisme mondial

Papa Massata Diack, au centre, fils de l'ancien président de l'IAAF Lamine Diack arrive au commissariat central de Dakar, au Sénégal, lundi 17 février 2016.

Le parquet national financier (PNF) réclame le renvoi au tribunal de l'ex-patron de l'athlétisme mondial et de son fils Papa Massata Diack, considérés par la justice comme les acteurs clés d'un système de corruption pour couvrir des cas de dopage en Russie.

Près de quatre ans après le début des investigations, le PNF veut que le Sénégalais de 85 ans, président de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) de 1999 à 2015, soit jugé à Paris notamment pour "corruption active et passive" et "blanchiment en bande organisée", selon le réquisitoire signé le 16 mai et dont a eu connaissance l'AFP.

Si le juge d'instruction Renaud van Ruymbeke suit ces réquisitions, il renverrait aussi cinq autres protagonistes sur le banc des prévenus.

Parmi eux, le fils de Lamine Diack et "homme de confiance", Papa Massata Diack, aussi surnommé PMD : ex-puissant conseiller marketing à l'IAAF, il est soupçonné de "s'être rapproché des autorités sportives russes (...) pour négocier contre paiement la protection" d'athlètes ciblés pour dopage.

Ce personnage, au croisement d'enquêtes pour corruption au sommet du sport mondial, clame son innocence depuis Dakar où il est installé. Mais il n'a jamais pu être entendu par la justice française malgré un mandat d'arrêt. Le PNF demande qu'il soit jugé pour "blanchiment en bande organisée", "corruption active" et "complicité de corruption passive".

Cette enquête aux ramifications internationales a "démontré la réalité" d'un pacte de corruption sur fond de dopage institutionnel en Russie : "Sous la direction de son président et forte de plusieurs années de malversations, l'IAAF a réussi à concilier corruption et encouragement du dopage", souligne le parquet dans son réquisitoire de 48 pages.

Au moment où les services antidopage de l'IAAF se montraient particulièrement indulgents envers des coureurs et marcheurs russes, Lamine Diack avait affirmé avoir obtenu des financements russes pour des campagnes politiques au Sénégal contre le président alors en place, Abdoulaye Wade (2000-2012).

- "Inaction" -

Fin 2011, de futurs médaillés aux JO de Londres figuraient sur une liste de 23 athlètes suspects, comme Sergey Kirdyapkin (50 km marche) et Olga Kaniskina (20 km marche), dont les titres olympiques leur seront retirés pour dopage. Ou la marathonienne Lilya Shobukhova, dont un rapport d'expert soulignait l'"usage massif" d'EPO.

Shobukhova avait reconnu avoir dû payer 450.000 euros pour éviter des sanctions. Finalement suspendue en 2014, elle avait demandé d'être remboursée et 300.000 euros lui étaient revenus, virés depuis le compte d'une "coquille vide" nichée à Singapour, Black Tidings, liée à Papa Massata Diack.

Le pacte aurait aussi facilité des négociations avec des sponsors et diffuseurs russes, avant les Mondiaux d'athlétisme à Moscou en 2013.

"Avec Valentin Balakhnichev (ancien patron de l'athlétisme russe, l'ARAF, ndlr), nous avons conclu un compromis (...) il fallait différer la suspension des athlètes pour obtenir le contrat" de sponsoring avec la banque russe VTB, avait expliqué Lamine Diack au juge Van Ruymbeke.

Deux de ses anciens proches, son conseiller Habib Cissé et l'ancien chef antidopage de l'IAAF, Gabriel Dollé, sont visés par le PNF pour "corruption passive".

Le parquet demande enfin un procès contre Valentin Balakhnichev et Alexeï Melnikov, ex-entraîneur en chef des courses de fond à l'ARAF. Tous deux sont sous le coup de mandats d'arrêt, le premier pour corruption passive et active, et blanchiment aggravé ; le second pour corruption passive.

Au final, "en raison de l'inaction conjuguée de l'ARAF et de l'IAAF", 6 athlètes soupçonnés de dopage, dont Lilya Shobukhova, avaient pu participer aux JO-2012 de Londres, écrit le procureur.

L'ancien patriarche de l'athlétisme mondial est aussi visé pour des faits présumés d'"abus de confiance", pour avoir permis, "du fait de ses fonctions", à son fils "de s'approprier des recettes de l'IAAF provenant de sponsors".

La justice française, compétente parce que des fonds ont pu être blanchis sur son territoire, avait été saisie par l'agence mondiale antidopage (AMA) en 2015.

L'année suivante, une enquête commandée par l'AMA concluait à un "système de dopage d'Etat" en Russie.

Ce scandale, qui a sévi entre 2011 et 2015, a eu de lourdes conséquences pour la Russie, rayée des pistes olympiques de Rio en 2016 et des Mondiaux d'athlétisme de Londres de 2017. Si certaines sanctions ont été levées, le pays reste privé de compétitions par l'IAAF depuis novembre 2015.

Kylian Mbappé met la pression sur le PSG

Kylian Mbappe après avoir marqué son troisième but lors du match contre Nîmes, le 1er septembre 2018.

Pourquoi une telle "bombe" médiatique? Kylian Mbappé, en laissant planer un doute sur son avenir au PSG dimanche, a mis un coup de pression à ses dirigeants pour qu'ils se hissent à la hauteur de ses ambitions, alors que le Real Madrid se tient en embuscade pour l'accueillir.

"Ce sera peut-être au PSG, avec grand plaisir, ou ce sera peut-être ailleurs pour un nouveau projet" : la mystérieuse petite phrase sur son avenir, lâchée après avoir reçu le trophée de meilleur joueur de Ligue 1, a interloqué le monde du football. Bien au-delà des frontières françaises...

Avant tout parce que la sortie du champion du monde français (20 ans) était calculée. Préparée avec minutie. Pour preuve, quelques instants après la première déflagration, "KM" en remis une couche devant les médias, encore surpris.

"J'ai dit ce que j'avais à dire. Quand on est sur scène on peut faire passer des messages, je pense avoir fait passer le mien. Si je parle encore ce sera trop et ce n'est pas le message que je veux envoyer". Quel est-il au juste ?

. Pression sur le PSG, "projet" et prolongation

Arrivé à Paris en 2017 et lié au PSG jusqu'en 2023, l'attaquant, en discussions pour une prolongation de contrat avec le club parisien selon plusieurs médias, cherche-t-il à obtenir une renégociation à la hausse de son salaire annuel (estimé à 20 M EUR) ?

Selon Jérôme Alonzo, ancien joueur du PSG (2001-2008), "KM" aurait davantage envie de peser sur l'intersaison à venir, après une année décevante marquée par la troisième élimination prématurée en 8es de finale de Ligue des champions, le seul trophée majeur qui lui manque avec l'Euro.

"J'ai plus l'impression que c'est quelqu'un d'important dans le club qui dit : +Les gars, je veux bien me porter garant du projet mais par contre il faut que cela bouge un peu. Je veux bien rester longtemps mais donnez moi les moyens d'être champion d'Europe. Si le projet n'avance pas plus que cela, je pars+", explique l'ancien gardien à l'AFP.

Construire un effectif taillé pour gagner la C1, régler les récurrents problèmes de gouvernance... la balle est dans le camp des propriétaires qataris pour rassurer leur star.

. Bataille de leadership avec Neymar ?

Mbappé est-il justement LA star du PSG, position déjà occupée par Neymar, ou l'une de ses nombreuses étoiles ? Au-delà d'une volonté d'exigence collective plus prononcée, les propos du meilleur buteur du championnat (32 buts) laissent transparaître une ambition personnelle affirmée: avoir davantage de "responsabilités".

Car au départ, aux yeux de l'entraîneur Thomas Tuchel, le "joueur-clé" du PSG est Neymar. Un choix clair affirmé dès le début de son mandat l'été dernier.

Mais sa remarquable saison, en l'absence du Brésilien victime d'une importante blessure, donne le sentiment au Français de pouvoir bénéficier au moins du même statut. Avec en toile de fond, la lutte pour le Ballon d'Or...

"Cette demande de responsabilisation pose question car elle intervient deux semaines après les mêmes déclarations de Neymar. Il ne faudrait pas qu'il y ait au PSG une +guéguerre+ des chefs ou des clans entre le côté brésilien du vestiaire et l'axe européen et latin", prévient Jérôme Alonzo.

Au lendemain de la finale perdue en Coupe de France fin avril, "Ney", seul parisien à être passé en zone mixte, avait en effet pointé un manque de cohésion du vestiaire, comme pour dire qu'il allait prendre les choses en main.

"Est-ce que Kylian sent un manque de reconnaissance de son staff ou une préférence pour Neymar ? Sa phrase est un moyen de dire :+Je suis là aussi !+", décrypte l'ancien gardien parisien.

. Le Real Madrid en embuscade

Zinédine Zidane, qui souhaite redorer le blason du Real Madrid avec un recrutement pharaonique, saisira-t-il l'occasion ?

"Mbappé sait que le Real l'attend, (et) ne peut pas laisser passer une nouvelle fois la chance de recruter le joueur appelé à reprendre le flambeau de Messi et Cristiano Ronaldo (au palmarès du Ballon d'Or) dans les prochaines années", estime le quotidien pro-madrilène Marca. Selon les médias espagnols, le Real est prêt à mettre 280 M EUR sur Mbappé. Le feuilleton de l'été a déjà commencé...

En attendant, le prince de Bondy va devoir gérer le contrecoup de son offensive : une pression médiatique accrue et une image légèrement écornée.

"Selon le milieu, il a fait une erreur", confie une influente personnalité du monde du football. "Il a fait de l'anti-Zidane, qui a fait de la discrétion le leitmotiv de sa carrière, alors que lui a choisi d'utiliser les médias à des fins stratégiques".

"Sa déclaration était risquée", ajoute-t-il. "Elle peut être positive pour lui à court terme, mais à moyen-long terme cela peut créer de la méfiance vis-à-vis des autres clubs, et une incompréhension auprès du grand public avec une image d'enfant gâté".

Voir plus

XS
SM
MD
LG