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Entrée en vigueur du cessez-le-feu au Soudan du Sud

Le général de brigade Lul Ruai Koang, porte-parole de l'Armée populaire de libération du Soudan (APLS), aux côtés des troupes près de Juba, Soudan du Sud, 14 avril 2016.

Le cessez-le-feu entre les parties au conflit au Soudan du Sud est entré en vigueur dimanche à 00H01 (21H01 GMT samedi) pour tenter de mettre fin à la guerre civile qui ravage ce pays depuis quatre ans.

Le gouvernement et les principaux groupes rebelles au Soudan du Sud avaient signé jeudi ce cessez-le-feu. "A compter du 24 décembre 2017 à 00h01 (21h01 GMT le 23 décembre), une cessation des hostilités prendra effet et les parties cesseront toute action militaire et opération hostile", aux termes de l'accord signé au siège de l'Union africaine (UA), à Addis Abeba.

>> Lire aussi : Signature d'un cessez-le-feu qui entrera en vigueur dimanche au Soudan du Sud

L'accord obtenu à l'issue de quatre jours de négociations placées sous l'égide de l'organisation régionale Igad, prévoit entre autres que les belligérants "gèlent immédiatement leurs positions", garantissent la protection des civils et l'accès de l'aide humanitaire.

"C'est un premier pas encourageant. Vous redonnez une lueur d'espoir à votre peuple mais il ne s'agit que d'un petit pas. Il faut maintenant des actions pratiques", a déclaré le président de la Commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat, en préambule à la signature de cet accord.

"Nous envoyons un message d'espoir aux Sud-Soudanais en forme de cadeau de Noël", a estimé le ministre éthiopien des Affaires étrangères et président du Conseil des ministres de l'Igad, Workneh Gebeyehu.

Le texte a été signé notamment par le gouvernement du président Salva Kiir (SPLM/A) et par le principal mouvement d'opposition, le SPLM/A-IO de l'ancien vice-président Riek Machar.

Ce cessez-le-feu, réclamé depuis de longs mois par la communauté internationale, est le premier conclu depuis les intenses combats qui avaient agité la capitale, Juba, en juillet 2016.

Ces affrontements entre les forces de MM. Kiir et Machar avaient signifié l'échec d'un accord de paix signé en août 2015, qui avait permis à M. Machar d'être réinstallé au poste de vice-président et de revenir à Juba.

Après ces violences, M. Machar avait dû fuir son pays. Il se trouve depuis en Afrique du Sud, mais continue à jouir d'une grande autorité sur son mouvement.

Dans un communiqué daté de vendredi, M. Machar a déclaré que toutes les forces "devaient rester dans leurs bases et agir seulement en état de légitime défense ou contre toute agression".

Le cessez-le-feu signé jeudi est censé être la première étape sur la voie de nouvelles élections. L'accord d'août 2015 prévoyaient qu'elles aient lieu en août 2018. Mais cet objectif est considéré comme irréaliste par de nombreux observateurs.

Depuis le début en décembre 2013 - deux ans et demi après l'indépendance - de cette guerre civile, qui a fait des dizaines de milliers de morts, près de quatre millions de déplacés et provoqué une crise humanitaire catastrophique, de nombreux cessez-le-feu ont déjà été signés.

Avec AFP

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

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