Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Europe

Enseignant guinéen tué en France : un suspect de nationalité turque en garde à vue

Policier français à Lyon le 24 mai 2019.

Moins de soixante-douze heures après l'agression mortelle d'un jeune universitaire guinéen près de Rouen (nord-ouest), qui a suscité un vif émoi en France pour son caractère présumé raciste, un homme de nationalité turque, selon des sources policières, a été placé en garde à vue lundi matin.

Le suspect, né en 1990, a été interpellé "ce matin à Rouen" et a des "antécédents psychiatriques", a-t-on déclaré de source policière.

"C'est un petit voyou connu pour des délits mineurs, comme de stupéfiants", a indiqué à l'AFP une autre source policière, qui a indiqué que le suspect portait "un maillot du club turc de Galatasaray", un club de football d'Istanbul, au moment des faits qui ont eu lieu vendredi vers 18H20 GMT, peu avant la finale de la Coupe d'Afrique des Nations entre l'Algérie et le Sénégal.

Le procureur de Rouen Pascal Prache a confirmé à l'AFP qu'une personne a été interpellée et placée en garde à vue.

Enquête sur la mort d'un Guinéen agressé en marge de la finale de la CAN
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:03 0:00

Selon l'avocat de la famille Me Jonas Haddad, "il s'agit d'un crime raciste, sans aucun doute, mais rien ne permet d'établir que c'est en lien avec la finale de la CAN. Rien ne permet de dire aussi qu'il a été agressé par un supporteur algérien", avait-il dit lundi matin à l'AFP alors que certaines personnalités et associations pointaient du doigt la communauté algérienne.

- Marche blanche vendredi -

Vendredi soir, Mamoudou Barry, enseignant-chercheur à l'Université de Rouen-Normandie, a été invectivé par son agresseur, à la hauteur d'un arrêt de bus à Canteleu, alors qu'il rentrait chez lui en voiture avec son épouse, selon des proches de la victime et l'avocat.

"L'agresseur les a pointés du doigt et a dit: +Vous les sales noirs, on va vous niquer ce soir+", a expliqué Kalil Aissata Kéita, enseignant chercheur à l'Université de Rouen, lui aussi Guinéen et "ami proche" de la victime.

M. Barry serait descendu de sa voiture pour demander des explications. L'agresseur "l'a frappé à coups de poings et de bouteilles", puis, "la victime est mal tombée, il a perdu beaucoup de sang. Quelqu'un a tenté de lui faire un massage cardiaque", a expliqué Me Haddad. Transporté à l'hôpital de Rouen, Mamoudou Barry, père d'une petite fille, est mort samedi.

Mamoudou Barry, âgé de 31 ans, avait soutenu une thèse de droit le 27 juin à Rouen sur les "Politiques fiscales et douanières en matière d'investissements étrangers en Afrique francophone", selon le site de l'Université.

Une marche blanche doit être organisée vendredi à Rouen, a précisé l'avocat.

Cette agression mortelle a suscité de vives condamnations, en France comme en Afrique.

Le député Les Républicains (droite) Éric Ciotti s'est déclaré dès dimanche "scandalisé par ce crime barbare", tandis que la présidente de la région parisienne Valérie Pécresse se disait "choquée". "Le racisme à en pleurer. Une femme, une fille dévorées par le chagrin parce que la vie de celui qu’elles aimaient a rencontré un abruti", s'était indigné pour sa part le Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure.

Lundi, le président guinéen, Alpha Condé, s'est déclaré "très touché".

"Le gouvernement guinéen suit de très près l'évolution des enquêtes diligentées par les autorités françaises", indique un communiqué de la présidence, en précisant que le chef de l'Etat "s'entretiendra avec l'ambassadeur de France en Guinée pour la suite à donner".

L'ex-Premier ministre guinéen et opposant Sidya Touré s'est lui aussi dit "très peiné par la mort du jeune enseignant Mamoudou Barry dans des conditions aussi tragiques". A Dakar, le président sénégalais Macky Sall a condamné sur Twitter un "crime odieux".

Dans un communiqué diffusé lundi, SOS Racisme estime que "toute la lumière doit être rapidement faite sur les circonstances de cet acte barbare. En effet, il flotte sur cet acte criminel un parfum de racisme sur lequel les services enquêteurs doivent rapidement se prononcer".

Toutes les actualités

Culture Hebdo avec Roger: Spike Lee président du jury de Cannes

Culture Hebdo avec Roger: Spike Lee président du jury de Cannes
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:29 0:00

Espagne: 3.000 migrants encore à Ceuta, un mois après la crise

Des migrants marocains escaladent une falaise sur la rive de la ville nordique de Fnideq alors qu'ils tentent de traverser la frontière entre le Maroc et l'enclave nord-africaine espagnole de Ceuta, le 18 mai 2021.

Un mois après la vague migratoire inédite dans l'enclave espagnole de Ceuta, 3.000 personnes "en situation irrégulière" sont encore sur place, ont indiqué jeudi les autorités locales de ce petit territoire situé dans le nord du Maroc.

"Nous estimons que 3.000 personnes, adultes et mineures, sont restées à Ceuta sur les 12.000 entrées de façon irrégulière dans notre ville les 17 et 18 mai", a déclaré Juan Vivas, chef du gouvernement local de Ceuta lors d'une conférence de presse.

Selon lui, 830 mineurs sont toujours à Ceuta.

La préfecture de Ceuta estime elle actuellement à environ 11.000 le nombre de migrants, quasi exclusivement Marocains, entrés mi-mai à Ceuta. La majorité de ces migrants a été refoulée très rapidement.

"Ces 3.000 personnes se trouvent pour une grande partie d'entre elles dans une situation de précarité absolue", a déploré M. Vivas, en dénonçant une situation "insoutenable pour la ville, et qui de surcroît s'aggrave de jour en jour".

M. Vivas a exhorté le gouvernement central à agir "au plus vite" afin "que les dommages causés ne soient pas irréparables".

Il s'agit, selon lui, à la fois d'une "urgence humanitaire" et d'une question "de tranquillité et de sécurité des citoyens" de l'enclave.

Les 17 et 18 mai, l'enclave située sur la côte nord du Maroc avait connu une vague migratoire inédite à la faveur d'un relâchement des contrôles par Rabat sur fond de crise diplomatique avec Madrid au sujet de l'accueil en Espagne, pour y être soigné, du chef du Front Polisario.

Cet afflux absolument inédit avait provoqué la panique parmi les quelque 84.000 habitants de l'enclave mais aussi de la compassion face à ces migrants arrivés dans l'espoir de trouver du travail et d'échapper à la pauvreté, au chômage et à la faim au Maroc.

Six mois de prison requis contre l'ex-président français Nicolas Sarkozy

L'ancien président Nicolas Sarkozy lors de la cérémonie du Lieutenant-Colonel Arnaud Beltrame, à Paris, le 28 mars 2018.

A la fin du réquisitoire, les procureurs ont souligné la "totale désinvolture" de l'ex-chef de l'Etat dans la gestion des finances d'une campagne qui a coûté près du double du plafond autorisé, et requis en outre une amende de 3.750 euros. M. Sarkozy, absent à l'audience, est jugé depuis le 20 mai.

Des peines allant de dix-huit mois à quatre ans de prison avec sursis ont été requis à l'encontre des 13 coprévenus jugés au côté de Nicolas Sarkozy pour les dépenses excessives de sa campagne présidentielle.

Les procureurs ont demandé trois ans de prison avec sursis et 50.000 euros d'amende pour l'ex-directeur adjoint de la campagne, Jérôme Lavrilleux, seul à avoir reconnu la fraude.

Contre les trois ex-cadres de Bygmalion, la société en charge des meetings de Nicolas Sarkozy, qui ont admis avoir accepté la mise en place du système de fausses factures, dix-huit mois de prison avec sursis ont été requis.

Début mars, Nicolas Sarkozy était devenu le premier ex-président depuis 1958 à être condamné à de la prison ferme : il s'était vu infliger trois ans d'emprisonnement, dont deux avec sursis, pour corruption et trafic d'influence, et avait fait appel.

Des leaders religieux réunis au Vatican en octobre pour contribuer à la COP26

Le Pape François, à droite, salue les fidèles lors de son audience des participants au Congrès National de la Fédération Italienne des Maîtres du Travail, à Aula Paolo VI au Vatican, le 15 juin 2018.

Une quarantaine de représentants de diverses confessions religieuses se retrouveront le 4 octobre prochain au Vatican et à Rome pour rédiger un appel en amont de la conférence mondiale sur le climat (COP 26) prévue à Glasgow en novembre.

Des scientifiques seront aussi conviés à la rencontre "Foi et science", organisée par le Royaume-Uni, l'Italie et le Saint-Siège, a indiqué au cours d'une présentation l'ambassadrice britannique auprès du Saint-Siège, Sally Axworthy.

"Il était essentiel d'avoir des représentants des religions majeures venant du monde entier", même si la participation est restreinte par la pandémie, a-t-elle souligné.

La liste des participants n'a pas encore été dévoilée, mais le pape François, grand avocat de la préservation de la planète, devrait "très certainement" venir, a indiqué Mgr Paul Gallagher, chargé au Vatican des rapports avec les autres Etats.

Six réunions virtuelles de personnalités religieuses et de scientifiques ont déjà été organisées pour préparer la rencontre, avec un point évident de convergence selon Sally Axworthy: "la nature est sacrée et c'est notre devoir de protéger l'environnement"

La réunion vise à offrir "une impulsion inédite à la COP26", estime l'ambassadeur italien auprès du Saint-Siège, Pietro Sebastiani.

L'Italie, qui préside actuellement le G20, organisera par ailleurs à Milan (nord de l'Italie) du 30 septembre au 2 octobre une réunion ministérielle informelle préparatoire de la COP26.

Du 28 au 30 septembre, 400 jeunes âgés de 15 à 29 ans venant de 197 pays se retrouveront aussi à Milan pour élaborer des propositions et pourront débattre avec les ministres le dernier jour.

Le pape François pourrait se rendre à la conférence sur le climat de Glasgow, en synchronisant sa visite avec celle du patriarche orthodoxe Bartholomée, indique le Vatican.

Initialement prévu pour novembre 2020, le sommet de Glasgow, qui réunira des dirigeants issus de 196 pays, ainsi que des entreprises et des experts, avait été repoussé l'an dernier en raison du Covid-19.

Allemagne: 2 morts dans une fusillade, opération de police en cours

Des policiers déployés l’attaque par un véhicule-bélier à Münster, Allemagne, 7 avril 2018.

Deux personnes, un homme et une femme, ont été tuées dans une fusillade jeudi à Espelkamp, dans le nord-ouest de l'Allemagne, a annoncé la police locale sans avoir d'éléments sur les motivations du tireur.

La police ignore également à ce stade si l'auteur est l'une des victimes ou s'il a pris la fuite, a précisé un porte-parole à l'AFP.

Selon les quotidiens Westfalen Blatt et Bild, la police a lancé une vaste chasse à l'homme dans la région alors que l'auteur en fuite est armé, ce que la police a refusé de confirmer.

L'une des personnes a été tuée dans un bâtiment tandis que l'autre l'a été dans la rue, selon le journal local. La police évoque de son côté "deux lieux du crime".

Un important déploiement policier est en cours dans cette ville de 25.000 habitants située entre Hanovre et Osnabrück.

Selon Bild qui ne cite pas ses sources, il s'agit d'un drame "de la jalousie".

Voir plus

XS
SM
MD
LG