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Enquête sur le financement de la campagne d'Emmanuel Macron

Le président français Emmanuel Macron et le ministre français de l'Intérieur, Gérard Collomb, à la mairie d'Ajaccio, le 6 février 2018.

La métropole et la ville de Lyon, fief dans le centre-est de la France du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, ont-elles financé la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron ? Après une plainte d'élus de droite, le parquet a ouvert une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics.

Celle-ci, confiée à la police judiciaire, vise également des faits présumés de financement irrégulier de campagne électorale, abus de biens sociaux et recel.

Philippe Cochet, président du groupe Les Républicains (LR, droite) à la métropole, et son homologue à la ville, Stéphane Guilland, avaient annoncé la semaine dernière avoir saisi le procureur de la République après plusieurs mois d'opposition avec l'exécutif local du parti présidentiel La République en Marche (LREM).

Selon leur plainte déposée contre X, "des moyens publics (humains, matériels et financiers) sous le contrôle de la ville et de la métropole de Lyon", que dirigeait M. Collomb avant d'entrer au gouvernement, auraient été "indûment détournés et mis à disposition" du futur président.

"Il n'y a rien de nouveau dans ces informations dont le seul objet est de jeter le discrédit. La plainte des élus Les Républicains de Lyon reprend une polémique que l'opposition locale tente d'alimenter depuis plusieurs mois. La collectivité a eu l'occasion de leur répondre dans le détail à plusieurs reprises", avait-on rétorqué dans l'entourage du ministre la semaine dernière.

Les réponses apportées par le successeur de M. Collomb à la métropole, David Kimelfeld, n'ont pas convaincu les plaignants dont les griefs remontent à une importante réception organisée le 2 juin 2016 à l'Hôtel de Ville de Lyon, où l'actuel ministre de l'Intérieur avait reçu le ministre de l'Économie d'alors, Emmanuel Macron, deux mois après le lancement d'En Marche!.

"Coup de main"

La veille, M. Cochet avait ironisé sur sa "créativité protocolaire" : l'opposition n'avait pas été conviée à cette rencontre, dans laquelle elle dénonçait "une opération de 'fundraising' en vue de la prochaine présidentielle".

"Tout le monde savait déjà que Macron serait candidat, des gens de chez nous avaient été reçus à Bercy pour discuter d'un grand rassemblement de la droite et du centre. Et Collomb avait dit qu'il voulait lui donner +un coup de main+", abonde aujourd'hui une source LR.

La mairie mit de fait les petits plats dans les grands et on se bouscula dans ses salons pour voir M. Collomb accueillir son "cher Emmanuel": un millier d'invités et presque autant de participants, dont les plaignants n'ont jamais pu obtenir la liste ; plus de 19.000 euros de frais, principalement pour le buffet et la sonorisation des lieux.

>> Lire aussi : Paris souhaite une meilleure prise en charge du coûts des migrants par Londres

Dans leur plainte, les élus estiment que M. Macron a bénéficié "d'une mise à disposition gratuite" de locaux publics "à des fins électorales et partisanes", alors que la campagne présidentielle était "juridiquement ouverte" ; et que les collectivités lyonnaises, en payant les factures, ont financé un candidat alors que le code électoral l'interdit aux personnes morales à l'exception des partis et groupements politiques.

Mise en cause également, "la situation particulière" de Jean-Marie Girier, ancien chef de cabinet de M. Collomb à Lyon, qui a joué un rôle actif dans la campagne de M. Macron avant de rejoindre le ministère de l'Intérieur.

M. Girier a bénéficié d'un temps partiel au cabinet de la métropole à partir d'octobre 2016, puis il a mis fin à ses fonctions en décembre pour devenir directeur de campagne en janvier 2017.

Mais les plaignants affirment, documents à l'appui, que son implication au sein d'En Marche! a commencé bien avant: un cumul de fonctions "juridiquement interdit" selon eux, qui masquerait un emploi "partiellement ou totalement fictif" au sein de la collectivité "selon les périodes".

Les élus LR s'interrogent enfin sur une utilisation des locaux parisiens de la métropole lyonnaise durant la campagne de M. Macron et entre les deux tours.

Avec AFP

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Coronavirus: entre reconfinements partiels et l'espoir d'un vaccin

Le professeur Gottfried Kremsner injecte un vaccin contre le COVID-19 de la société de biotechnologie allemande CureVac à un volontaire de son institut tropical de la clinique universitaire de Tuebingen, en Allemagne, le 22 juin 2020. REUTERS / Kai Pfaffenbach

La pandémie de covid-19 ne cesse de se répandre. Des pays recourent à des reconfinements partiels, alors que se renforce l'espoir d'un futur vaccin.

Le Sénégal a rouvert ses frontières aériennes après quatre mois de fermeture à cause du coronavirus, avec l'arrivée à l'aéroport international de Dakar ce mercredi à minuit d'un vol d'Air Algérie.

Les Maldives ont rouvert aussi leurs complexes touristiques et accueilli leur premier vol international depuis plus de trois mois. Disneyland Paris, première destination touristique privée en Europe, a rouvert ses portes au public avec une capacité d'accueil limitée. Idem pour Disney World en Floride, selon le quotidien Orlando Sentinel.

En Espagne, plusieurs communes en Catalogne ont été reconfinées mercredi en raison d'un important foyer de contagion. C’est pareil au Portugal, où le gouvernement prolonge jusqu'à fin juillet les mesures de reconfinement partiel dans la région de Lisbonne pour maîtriser des foyers de contagion.

L'Inde s'apprête à reconfiner près de 140 millions d'habitants dans la région de Bangalore. A Hong Kong, les bars, les salles de sport et les salons de coiffure ont dû être fermés à nouveau mercredi.

En Iran, 140 médecins et infirmiers sont morts du coronavirus depuis le début de la pandémie.

Le Brésil a enregistré 1.300 morts supplémentaires en 24 heures. Aux Etats-Unis, quelque 63.262 nouvelles infections sont apparues depuis lundi.

La firme américaine de biotech Moderna a annoncé mardi qu'elle s'apprêtait à lancer la phase finale de ses essais cliniques pour un vaccin. 45 volontaires prennent part à la "phase un" de ces tests.

Son vaccin expérimental a montré qu'il était sûr et déclenchait une réponse immunitaire chez l'ensemble des 45 volontaires sains prenant part aux tests de "phase un", ont dit mardi des chercheurs dans le New England Journal of Medicine. La nouvelle a conduit à un bond de 16% de sa cotation en bourse, selon la chaîne de télévision américaine CNBC.

Le ministère russe de la défense affirme avoir développé aussi un vaccin après des essais cliniques sur 18 volontaires et, pour le moment il n’y a pas eu de complications majeure ni d’effet secondaires.

La semaine dernière le gouvernement de la Guinée équatoriale a annoncé avoir déjà passé des commandes pour Remdesivir, le vaccin développé par la société pharmaceutique Gilead. Il a été acquis au prix fort de 13.000 dollars l'unité, selon le vice-président Teodoro Obiang Nguema.

L'espoir est donc permis.

Bientôt un vaccin contre la maladie covid-19?

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La Coupe du monde 2022 se déroulera du 21 novembre au 18 décembre

Les officiels célèbrent après l'annonce que la Coupe du Monde de la FIFA 2026 aura lieu aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada, lors du 68ème Congrès de la FIFA à Moscou, en Russie, le 13 juin 2018. REUTERS/Sergei Karpukhin

La Fédération internationale de football association (FIFA) a annoncé mercredi que la Coupe du monde de 2022 se déroulera du 21 novembre et au 18 décembre, a-t-on appris de plusieurs sources.

Le Qatar, pays hôte, est qualifié d’office.

La Coupe du monde a lieu tous les quatre ans. Elle est disputée par les équipes nationales masculines des pays membres de la FIFA.

Avant même le premier coup de sifflet, l'édition 2022 est déjà entachée d’allégations de corruption de la part des hauts responsables de la FIFA.

Des organisations de défense des droits de l'homme ont également dénoncé les conditions de travail des ouvriers qui construisent les stades dans les conditions désertiques du Qatar.

Comme pour les tournois précédents, l'édition 2022 verra la participation de cinq équipes africaines.

Des millions de personnes appauvries par les conflits et le changement climatique

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Le président américain Donald Trump renonce à sa menace d'expulser les étudiants étrangers

Gregory Minott est venu aux États-Unis de sa Jamaïque natale il y a plus de deux décennies avec un visa d'étudiant et a pu se tailler une carrière en architecture, à Handover, 12 juin 2020.

Le gouvernement américain a finalement renoncé à sa décision controversée de priver de visas les étudiants étrangers dont les cours resteraient virtuels à la rentrée universitaire pour cause de pandémie.

La décision, qui avait été annoncée par la police de l'immigration le 6 juillet, avait été attaquée en justice par de nombreuses universités, dont Harvard et MIT, avec le soutien des syndicats d'enseignants et près de 20 Etats américains.

Loterie des visas américains: rêve brisés pour de nombreux récipiendaires
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Selon le New York Times, plus d'une douzaine de sociétés technologiques, dont Google, Facebook et Twitter, ont également manifesté leur soutien aux universités, arguant que la politique nuirait à leurs entreprises.

"La compétitivité future de l'Amérique dépend de l'attraction et de la rétention d'étudiants internationaux talentueux", ont déclaré les entreprises dans des documents judiciaires.

"Les parties sont arrivées à une solution (...) le gouvernement a accepté d'annuler la décision", a indiqué une juge de Boston, Allison Burroughs, lors d'une audience par téléconférence qui n'a duré que quelques minutes.

Des milliers d'étudiants risquaient d'être expulsés, alors que la pandémie continue de progresser aux Etats-Unis et que de nombreux Etats ont dû rétablir des mesures de confinement dans l'espoir de l'endiguer.

Les universités Harvard et MIT avaient demandé le blocage d'une décision qu'ils qualifiaient d'"arbitraire et capricieuse", et visant à "forcer les universités à reprendre l'enseignement en présentiel", au mépris des risques sanitaires encourus alors que la pandémie continue de progresser aux Etats-Unis.

Les étudiants étrangers suivant des cours uniquement en ligne menacés d’expulsion
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Le président Donald Trump, qui joue sa réélection en novembre en partie sur la relance de l'économie américaine, ne cesse d'appeler à la réouverture des établissements scolaires à la rentrée.

Il a cité l'exemple de plusieurs pays européens qui ont "ouvert les écoles sans problème" et menacé les élus démocrates -- qu'il accuse de vouloir maintenir les écoles fermées pour des raisons politiques -- de couper leurs subventions fédérales s'ils ne les rouvraient pas.

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