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Consternation après la profanation de mosquées à Lomé

La mosquée de Baguida, Lomé, Togo, 9 août 2016. (VOA/Kayi Lawson)

Le ministère de la justice a ouvert une enquête sur la profanation de mosquées à Lomé. Les catholiques ont exprimé leur solidarité aux fidèles musulmans et exhorté à préserver le vivre ensemble pacifique entre les communautés religieuses dans le pays.

La communauté musulmane du Togo est en colère. Des mosquées situées à Agoè dans la banlieue nord de Lomé, ont été profanées.

Pour l'Union musulmane du Togo, il s'agit des actes de sabotage et de provocation qui s'apparentent à des crimes de lèse-majesté, à l'endroit de la communauté musulmane.

L’Imam Ali Sossa de l'Union musulmane du Togo, 9 août 2016. (VOA/Kayi Lawson)
L’Imam Ali Sossa de l'Union musulmane du Togo, 9 août 2016. (VOA/Kayi Lawson)

"Dans la nuit du 27 au 28 juillet, les fidèles de la mosquée à Agoè Assiyéyé ont trouvé les copies du Coran de leur mosquée déchirées, chiffonnées puis accrochées aux grilles de la clôture. Les acteurs de ces profanations des lieux sacrés ont poursuivi leurs actes dans deux autres mosquées dans le quartier camp FIR, ceci dans les nuits du 31 juillet et du 03 août. Les mosquées ont été incendiées, les exemplaires de Coran détruits et les biens matériels saccagés", explique Abdou-Latif Mako, l'imam de la mosquée d'Agoè Démakpoè.

Ces actes risquent de menacer le vivre-ensemble religieux au Togo, de l’avis de beaucoup de Togolais.

Le professeur Magloire Kuakuvi de la Commission épiscopale justice et paix insiste sur la forte cohésion interreligieuse qui prévaut dans le pays.

Le professeur Magloire Kuakuvi de la Commission épiscopale justice et paix, Lomé, Togo, 9 août 2016. (VOA/Kayi Lawson)
Le professeur Magloire Kuakuvi de la Commission épiscopale justice et paix, Lomé, Togo, 9 août 2016. (VOA/Kayi Lawson)

"C'est inquiétant. On peut craindre le pire parce que vous vous rappelez que lorsqu'il y a eu le cas Charlie Hebdo, pas moins d'une quarantaine d'églises ont été brûlées au Niger. Je ne crois pas que nous sommes dans ce cas d'espèce-là, parce qu’au Togo, aucune personne n'est inquiétée pour sa confession. Tout le monde coexiste pacifiquement. Donc, il n'y a pas de bisbille entre les religions. Depuis des lustres, il n'y a jamais eu de problème", prévient M. Kuakuvi.

Dans un élan de compassion et de solidarité, la Conférence des évêques du Togo a appelé à préserver le vivre ensemble pacifique entre les communautés religieuses dans le pays.

Devant de tels actes qualifiés d'ignobles, l'Union musulmane du Togo invite la communauté à redoubler de vigilance.

Une façade de la mosquée de Baguida, Lomé, Togo, 9 août 2016. (VOA/Kayi Lawson)
Une façade de la mosquée de Baguida, Lomé, Togo, 9 août 2016. (VOA/Kayi Lawson)

"L'Union musulmane, les conseils qu'elle a donnés à tous les musulmans du Togo, c'est d'être vigilants et patients. Elle nous a donné des directives à prendre. Ceux qui n'ont pas des gardiens, ils n'ont qu'à chercher des gardiens, pour garder leurs mosquées. C'est la maison de Dieu qu'on a saccagée. C'est très grave très grave. Celui qui a touché la maison de Dieu et a touché le Coran, a eu l'audace jusqu'à les déchirer, il aura a punition de Dieu", interpelle l’Imam Ali Sossa de l'Union musulmane du Togo.

Suite à ces incidents, le ministère de la Justice a ouvert une enquête pour mettre la main sur les auteurs et commanditaires de tels actes de profanation.

Le ministre de la Justice Pius Agbetomey a fait savoir que les autorités seront prêtes à agir, sans relâche et avec fermeté, contre ces profanateurs.

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Les résultats de la présidentielle au Malawi retardés pour cause de litiges

Un policier au centre Tally à Blantyre, le 24 mai pendant un briefing May 24, 2019,

La Commission électorale du Malawi (MEC) a suspendu vendredi la publication des résultats des élections présidentielle et législatives disputées mardi, le temps de régler les nombreux recours et plaintes déposés par les partis politiques.

Diffusés jeudi après le dépouillement de trois-quarts des bureaux de vote du pays, les derniers chiffres provisoires accordaient un clair avantage au président sortant Peter Mutharika, crédité de 40,49% des suffrages, devant le chef de l'opposition Lazarus Chakwera avec 35,44% des voix.

"La Commission ne donnera pas de nouveaux résultats à ce stade parce que leur publication est soumise à la résolution des litiges", a indiqué vendredi la présidente de la MEC, Jane Ansah.

"La Commission travaille sans relâche, jour et nuit, pour faire en sorte de fournir des résultats crédibles au processus électoral", a-t-elle poursuivi devant la presse à Blantyre, "nous nous assurons que chaque bulletin décompté dans les bureaux de vote l'est également au centre national".

Selon Mme Ansah, les services de la MEC ont reçu un total de 147 requêtes concernant les scrutins présidentiel, législatif et locaux qui se sont déroulés mardi.

La plupart concernent des bulletins annotés ou recouverts de "blanc" ou des accusations de falsifications de procès-verbaux de dépouillement dans les bureaux de vote.

Mercredi soir, M. Chakwera avait affirmé être "très largement en tête", selon des chiffres compilés par son propre état-major, et accusé le pouvoir de préparer des fraudes.

De nombreux incidents avaient émaillé les élections générales précédentes en 2014.

La société civile malawite et les observateurs se sont cette année félicités du bon déroulement, jusque-là, du scrutin, largement reconnu comme libre, transparent et équitable. Certains d'entre eux redoutent toutefois des tensions à l'approche des résultats.

La prochaine conférence de presse de la Commission électorale a été annoncée pour samedi.

Au pouvoir depuis 2014, Peter Mutharika a fait campagne pour un second mandat en louant son action au pouvoir pour améliorer les infrastructures du pays, notamment les routes, mais son règne a été terni par des scandales de corruption.

Ebola en RDC : quatre morts et 132 attaques contre des équipes médicales

L'équipe médicale au centre de traitement contre Ebola (ETU).

Le ministère congolais de la Santé a recensé 132 attaques contre les équipes sanitaires depuis le début de l'épidémie d'Ebola dans l'est de la République démocratique du Congo il y a dix mois, avec un bilan humain de quatre morts.

"Entre le 1er aout 2018 et le 20 mai 2019, 132 attaques contre des formations sanitaires ont été enregistrées dans le cadre de l'épidémie d'Ebola, causant quatre morts et 38 blessés parmi les agents de santé et les patients", a indiqué le ministère dans son dernier bulletin quotidien diffusé vendredi.

Des infirmiers "ont dénoncé les menaces de mort et de destruction des structures sanitaires qu'ils reçoivent ces derniers jours en raison de leur rôle dans la riposte contre Ebola", ajoute le ministère.

"A cause de cette violence ciblée, plusieurs médecins et infirmiers des territoires de Beni et Lubero ont dû déménager ou quitter temporairement leur habitation, forçant ainsi certaines structures sanitaires à fermer leurs portes", ajoute-t-on.

Les infirmiers lors d'une assemblée générale jeudi ont demandé aux autorités "de s'impliquer pour mettre fin à ce phénomène de violence contre les agents de santé car, si les menaces ne cessent pas, ils envisagent de faire une grève sèche".

"Au total, il y a eu 1.248 décès (1.160 confirmés et 88 probables) et 490 personnes guéries" depuis le début de l'épidémie le 1er août, selon le ministère.

Les Nations unies viennent de nommer jeudi un "coordinateur de l'intervention d'urgence" contre l'épidémie d'Ebola.

Il s'agit de l'actuel représentant spécial adjoint du secrétaire général de l'ONU, David Gressly, qui doit donner une conférence de presse lundi à Kinshasa.

Agressions sexuelles dans le foot gabonais

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La guerre des produits éclaicicassants la peau

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Kenya : 14 corps, dont des bébés, retrouvés dans les rivières de Nairobi

Une aire de jeux pour enfants située sur les rives de la rivière Nairobi, dans un parc de micro-loisirs créé par des jeunes des taudis et située sur une partie de la rive des eaux très polluées du fleuve à Korogoc. Photo : le 17 mai 2019 à Nairobi

Les corps de 14 personnes, pour la plupart des bébés ou enfants, ont été découverts depuis le début de l'année dans le cadre d'une opération d'envergure pour nettoyer les rivières de Nairobi, a-t-on appris vendredi auprès de l'administration kényane.

Le corps d'un garçon de huit ans qui avait été étranglé et abandonné près de la Nairobi River, le principal cours d'eau de la capitale, a été trouvé vendredi. Quelques jours auparavant, deux bébés jumeaux avaient été découverts dans un sac plastique.

"Les jeunes du comté de Nairobi qui s'occupent du nettoyage de la Nairobi River ont aujourd'hui (vendredi) trouvé un nouveau corps d'un garçon étranglé et jeté près de la rivière", a déclaré un porte-parole du comté, Elkana Jacob.

"Cela fait un total de 14 corps d'adultes et de bébés retrouvés dans les rivières de Nairobi depuis que le gouverneur Mike Sonko a lancé la campagne de nettoyage", a-t-il ajouté.

Fredrick Okinda, président de l'association environnementale Komb-Green Solutions, qui participe au nettoyage, a dénoncé les cliniques illégales pratiquant l'avortement, certains des corps découverts semblant, selon lui, être ceux de foetus.

"Certains hôpitaux font avorter de jeunes filles et ils n'ont aucun endroit pour jeter les corps", a-t-il déclaré à l'AFP. L'avortement est illégal au Kenya, à moins que la femme ne soit en danger de mort.

D'autres de ces bébés semblent avoir été "jetés après être nés", a souligné M. Okinda. Son organisation a enterré certains bébés près de la Nairobi River.

Le nom Nairobi vient de la langue maa, le langage des Maasai, signifiant "l'endroit de l'eau fraîche". Mais les cours d'eaux de la capitale n'ont pas échappé aux méfaits de l'industrialisation et d'une urbanisation débridée.

Des usines déversent des déchets industriels dans ces rivières, et les habitants de dizaines de bidonvilles dépourvus de tout système de traitement des eaux usées ou des déchets y jettent leurs ordures ménagères.

Les opérations de nettoyage ont commencé au début de l'année. "Le nombre de corps retrouvés dans les rivières est inquiétant", avait réagi samedi M. Sonko dans un communiqué. "Nous avons demandé à la police d'enquêter sur ces cas. Qui sont les gens derrière ces meurtres insensés ?”

"Une fois que les rivières auront été nettoyées, personne ne jettera plus rien à l'eau sans qu'on le voit faire", avait-il affirmé. "Mes équipes travaillent jour et nuit pour s'assurer que nous réussissions à faire ce que nous avons décidé."

Outre huit bébés et le jeune garçon trouvé vendredi, les corps de cinq adultes ont été trouvés dans ces opérations de nettoyage depuis le début de l'année, dans la Nairobi River et ses affluents, la Ngong River et la Mathare River.

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