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États-Unis

L'aéroport d'Atlanta peine à reprendre son activité après une panne géante d'électricité

Le courant a été rétabli pour toutes les activités essentielles de l'aéroport, à Atlanta, le 22 novembre 2017.

L'aéroport d'Atlanta, le plus fréquenté du monde, peinait en début de journée lundi à retrouver une activité normale après une panne géante d'électricité qui l'a paralysé pendant onze heures.

Parmi les passagers restés coincés dans l'aéroport à attendre un vol hypothétique, ou, pire, dans un avion, ne pouvant débarquer, mécontentement et critiques se faisaient jour lundi, une fois l'électricité rétablie mais alors que les vols n'avaient pas encore repris.

Dans un des avions qui venaient d'atterrir au moment de la panne et dont les passagers n'ont donc pas pu débarquer se trouvait celui qui avait été le ministre des Transports de Barack Obama.

"Toujours dans l'avion depuis bientôt cinq heures", avait tweeté Anthony Foxx dans la nuit. "Quelle que soit la cause, il semble que la confusion et une mauvaise communication ajoutent au problème".

Le mécontentement grondait aussi parmi ceux qui attendaient dans l'aéroport depuis dimanche après-midi, et ont passé la nuit dans des couloirs sombres où parfois même les fontaines à eau étaient en panne.

La compagnie aérienne Delta, dont Atlanta est le plus gros hub, a annoncé encore 300 annulations pour lundi, principalement des vols prévus pour une arrivée matinale, "de façon à donner aux opérations une chance de revenir le plus vite possible à la normale".

Delta a ajouté que la panne avait provoqué l'annulation de 900 vols dimanche, mais s'attendait à un retour à la normale d'ici lundi après-midi.

La compagnie Southwest a elle aussi indiqué compter sur un retour à la normale lundi.

Reprise progressive

Flightview.com, un site qui répertorie les vols, avait enregistré des centaines d'annulations, de retards ou de détournements vers d'autres aéroports depuis dimanche après-midi, mais notait un nombre croissant de vols prévus pour lundi.

La panne avait débuté vers 13h dimanche (18h GMT), et ce n'est que vers minuit (05h GMT lundi), que la direction de l'aéroport a enfin annoncé que le courant avait été "rétabli dans toutes les installations".

Témoin du nombre de personnes affectées par cette panne, l'aéroport a ajouté, sur son compte Twitter, que "5.000 repas" avaient été servis en attendant la reprise des activités.

Outres les passagers patientant à Atlanta, des milliers d'autres étaient bloqués dans d'autres aéroports américains, attendant le départ de leur vol prévu pour Atlanta, énorme plaque tournante de correspondances.

En annonçant la fin de la panne vers minuit, les autorités de l'aéroport n'ont donné aucune indication sur le temps nécessaire à la reprise normale du trafic. Ils ont toutefois annoncé que les places de parking resteraient gratuites jusqu'à 08H00 lundi (13H00 GMT), laissant entendre qu'il faudrait encore plusieurs heures avant de rétablir le trafic.

La compagnie d'électricité Georgia Power a souligné que l'incident était "très rare". "Le courant a été rétabli pour toutes les activités essentielles de l'aéroport, et notamment les activités de vol", a-t-elle indiqué en annonçant la fin de la panne.

Les premières constatations, selon la compagnie d'électricité, laissent penser qu'un incendie ayant endommagé des câbles serait à l'origine de la panne.

"Personne, ni personnel ni passagers, n'a été mis en danger", a souligné Georgia Power.

Dans l'aéroport assombri, des milliers de passagers attendaient, assis ou marchant. "La lumière s'est éteinte une première fois, elle est revenue, repartie, revenue, puis a fini par s'éteindre complètement", a raconté à l'AFP une passagère qui se trouvait au passage de la sécurité à ce moment-là.

Un autre voyageur, Mike Vizdos, a expliqué que l'ensemble des passagers de son vol qui revenait de Costa Rica avaient été bloqués six heures à bord de l'avion, la panne étant survenue au moment où l'appareil arrivait.

"Six heures à rester assis dans l'avion, et puis on a enfin pu débarquer et passer la sécurité", a-t-il raconté, disant qu'il espérait tout de même avoir un vol qui lui permette d'arriver lundi chez lui à Richmond, en Virginie.

Avec AFP

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Le démocrate Joe Biden se lance dans la course à la Maison Blanche

Le Vice-président sortant Joe Biden parle de l’expérience d’Hillary lors de la troisième journée de la Convention nationale démocrate à Philadelphie, 27 juillet, 2016. (AP Photo / J. Scott Applewhite)

Après plus de 45 ans de carrière politique, l'ancien vice-président démocrate Joe Biden a officialisé jeudi sa candidature à la Maison Blanche, se posant en défenseur des valeurs de tolérance de l'Amérique face à Donald Trump, accusé d'altérer "l'âme" de la nation.

"Les valeurs fondamentales de cette nation, notre rang dans le monde, notre démocratie même, tout ce qui a fait l'Amérique est en jeu. C'est la raison pour laquelle j'annonce ma candidature à la présidence des Etats-Unis", a écrit Joe Biden, 76 ans, sur Twitter.

"Si nous donnons huit ans à Donald Trump à la Maison Blanche, il altérera fondamentalement et pour toujours le caractère de cette nation", a averti l'ex-numéro deux de Barack Obama dans une vidéo postée en ligne.

"Bienvenue dans la course Joe l'endormi", a réagi Donald Trump sur Twitter, reprenant l'un des surnoms dont il l'a affublé.

"J'espère seulement que tu es suffisamment intelligent, ce dont on doute depuis longtemps, pour remporter la campagne de la primaire", a ajouté le locataire de la Maison Blanche. "Il y aura des coups bas (...) Mais si tu y parviens, je te verrai sur la ligne de départ!"

Dans sa vidéo, Joe Biden revient longuement sur les manifestations néonazies d'août 2017 à Charlottesville, lors desquelles une manifestante antiraciste avait été tuée, et a vivement critiqué la réponse de Donald Trump à l'époque, qui avait déclaré que "des gens biens" se trouvaient "des deux côtés".

"A ce moment, j'ai su que cette nation était menacée comme jamais je ne l'avais constaté auparavant au cours de ma vie", a souligné Joe Biden, en veste et chemise rayée à col ouvert.

Grâce notamment à sa grande notoriété et fort de son image de rassembleur modéré, Joe Biden domine déjà depuis des mois les sondages de ce tout début de campagne pour décrocher l'investiture démocrate, malgré de récentes polémiques sur ses gestes d'affection parfois trop marqués.

Il est le 20e candidat à briguer l'investiture démocrate pour la présidentielle de novembre 2020: un nombre record pour un groupe qui présente aussi une diversité sans précédent dans l'histoire américaine.

Après deux tentatives malheureuses pour les présidentielles de 1988 et 2008 et alors qu'il avait passé son tour en 2016, trop affecté par le décès de l'un de ses fils, Joe Biden a laissé planer le suspense pendant des mois.

Pendant ce temps, sa large avance s'est quelque peu érodée, avec l'entrée en piste de candidats médiatiques aux nouveaux visages et bien plus jeunes comme le maire modéré Pete Buttigieg.

Les dernières semaines d'attente ont en outre été assombries par les témoignages de plusieurs femmes qui l'ont accusé de les avoir profondément gênées avec ses marques d'affection, comme un baiser sur la tête.

S'il a promis, face à la polémique, d'"être plus attentif", il ne s'est pas excusé pour autant.

- Peloton de tête -

Avec 29,3% des suffrages, le centriste partage le peloton de tête démocrate avec le sénateur très gauche Bernie Sanders (23%), selon le site RealClearPolitics.

Puis suivent, plus loin derrière, la sénatrice Kamala Harris (8,3%), Pete Buttigieg (7,5%), la sénatrice progressiste Elizabeth Warren (6,5%) et l'ex-élu du Texas Beto O'Rourke (6,3%).

Joe Biden aime mettre en avant ses origines modestes dans une Pennsylvanie ouvrière où il tiendra un premier meeting de campagne lundi. Ces racines pourraient lui donner un avantage précieux dans les ex-bassins industriels ayant basculé en faveur de Donald Trump en 2016.

"Les banquiers de Wall Street et les PDG n'ont pas construit les Etats-Unis. C'est vous la classe moyenne", avait-il lancé la semaine dernière à des grévistes.

Autre grand atout: Joe Biden reste très populaire parmi la base démocrate, notamment chez les électeurs plus âgés, les plus modérés ainsi que les Noirs, dont la mobilisation pourrait jouer un rôle important aux urnes.

Le président Barack Obama, par la voix de sa porte-parole, a déclaré que la choix de Joe Biden comme co-listier en 2008 avait été "l'une de ses meilleures décisions".

Outre ses célèbres gaffes, M. Biden aura aussi à répondre de plusieurs anciens épisodes, comme sa gestion de l'audition sénatoriale tendue d'une femme qui accusait de harcèlement sexuel un candidat à la Cour suprême, ou sa défense farouche d'une loi pénale qui a frappé surtout les Noirs.

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Un suprémaciste blanc a été exécuté au Texas 20 ans après le lynchage d'un Noir

Le centre de détention fédéral de Washington à SeaTac.

Un suprémaciste blanc a été exécuté mercredi au Texas pour avoir tué un Noir il y a 20 ans lors d'une séance de torture, comparée à un "lynchage des temps modernes", qui avait révulsé l'Amérique.

John King, 44 ans, doit subir une injection létale à 18 heures (minuit GMT) dans le pénitencier de Huntsville.

Cet homme, qui affichait des idées racistes et des tatouages nazis, a été condamné à la peine capitale en 1999 pour avoir participé avec deux autres Blancs au meurtre de James Byrd.

Dans la nuit du 7 juin 1998, ils avaient prétendu vouloir raccompagner cet homme noir de 49 ans qui rentrait à pied chez lui après une fête.

Les trois hommes l'avaient en fait violemment battu, avant de l'enchaîner à l'arrière de leur camionnette et de le traîner sur plus de trois kilomètres.

Son corps démembré avait été retrouvé le lendemain matin devant une église noire de la petite ville de Jasper, au Texas.

En moins de 48 heures, la police avait interpellé les auteurs du crime : Shawn Berry, 23 ans, John King, 23 ans, et Lawrence Brewer, 31 ans.

Les deux derniers, qui avaient rallié un gang de suprémacistes blancs lors d'un séjour en prison, ont été condamnés à la peine de mort dans des procès distincts. Lawrence Brewer a été exécuté en 2011.

Shawn Berry, qui avait coopéré avec les enquêteurs, a écopé de la réclusion à perpétuité.

KKK et SS

Lors du procès de John King en 1999, des membres du Ku Klux Klan (KKK) et des Black Panthers avaient manifesté à Jasper, replongeant les Etats-Unis dans les heures sombres de leur histoire.

Le père de l'accusé avait toutefois lancé un appel en faveur de la réconciliation raciale. "Nous sommes tous des êtres humains, noirs et blancs (...) Nous devons apprendre à nous aimer, pas à nous haïr", avait exhorté Ronald King.

Dix ans plus tard, une loi au nom de James Byrd, mais aussi de Matthew Shepard, un jeune gay battu à mort la même année dans le Wyoming, a été adoptée au niveau fédéral pour renforcer la lutte contre les crimes motivés par le racisme, l'homophobie ou toute autre haine ciblée.

De son côté, John King a toujours maintenu une attitude ambiguë.

Dans une lettre adressée à un journal local, il avait clamé son innocence et assuré ne pas avoir été sur les lieux du crime.

Sans s'expliquer sur les mégots de cigarettes retrouvés avec son ADN ou les autres éléments à charge, il avait ajouté être "persécuté" pour avoir "exprimé ouvertement" sa "fierté pour sa race".

A l'audience, il n'avait pas pris la parole, laissant ses avocats accuser le système carcéral du Texas pour sa radicalisation.

Selon eux, le jeune homme avait été violé par des détenus noirs et s'était ensuite placé sous la protection d'un gang aux idées extrémistes, d'où ses tatouages faisant référence aux SS nazis, au KKK ou à la "fierté aryenne".

"Justice"

Pas convaincus, les jurés avaient mis moins de trois heures à le condamner à mort.

Depuis, ses avocats ont multiplié les recours pour tenter de le sauver.

Mardi, ils ont introduit une ultime requête auprès de la Cour suprême des Etats-Unis pour qu'elle suspende l'exécution. Selon eux, les premiers avocats de John King ont violé les droits de leur client en ne plaidant pas l'innocence, comme il le leur avait demandé.

Déjà sollicité avec cet argumentaire, le temple du droit américain avait refusé en 2018 de se saisir du dossier.

Sauf surprise, Donald King devrait donc être le quatrième détenu exécuté en 2019 aux Etats-Unis.

Certains proches de sa victime s'opposent toutefois à la peine capitale, a rappelé la chaîne CNN. En 2011, lors de l'exécution de Lawrence Brewer, le fils de James Byrd, Ross, avait protesté : "Vous ne pouvez pas combattre un crime avec un crime".

Mais trois de ses soeurs prévoient d'assister à l'exécution. "Cela ne nous guérira pas", a déclaré l'une d'elle, Louven Harris, au New York Times. "Mais justice aura été rendue".

Trump envoie des "soldats armés" à la frontière mexicaine

Le président Donald Trump lors d'un point de presse au jardin Rose de la Maison Blanche, Washington, 25 janvier 2019.

Donald Trump a annoncé mercredi envoyer des "soldats armés" à la frontière sud après un incident avec des militaires mexicains, qu'il accuse d'être complices de trafiquants de drogue, une nouvelle escalade verbale dans sa guerre ouverte contre l'immigration clandestine.

"Des soldats mexicains ont récemment braqué avec leurs armes des soldats de notre Garde nationale, vraisemblablement dans une tactique de diversion pour des trafiquants de drogue à la frontière. Nous dépêchons immédiatement des soldats armés à la frontière", a tweeté M. Trump.

Il a accusé le Mexique de ne "faire pratiquement rien" pour interpeller les migrants clandestins et les renvoyer dans leur pays d'origine.

Le président américain n'a pas précisé à quel événement il faisait référence, mais le Pentagone a confirmé à l'AFP dans un communiqué un incident remontant au 13 avril près de Clint, au Texas, lors duquel une demi-douzaine de soldats mexicains ont braqué deux soldats américains qui se trouvaient dans un véhicule banalisé, et désarmé l'un d'entre eux.

"Les militaires mexicains ont cru que les soldats américains se trouvaient au sud de la frontière", mais ces derniers "se trouvaient bien sur le territoire américain", a assuré l'armée américaine dans son communiqué.

"Après une brève discussion entre les soldats des deux pays, les militaires mexicains ont quitté la zone", a ajouté le commandement pour l'Amérique du Nord (Northcom), soulignant que ses hommes avaient "suivi tous les protocoles et procédures appropriés".

Le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a tenté de calmer le jeu en assurant que son pays n'avait pas l'intention de "se battre" avec les Etats-Unis.

"Nous allons analyser cet incident, nous allons prendre en compte ce qu'il signale et nous allons agir en conformité avec la loi dans le cadre de notre souveraineté", a-t-il déclaré au cours de son point de presse quotidien.

- "Provocation" -

"Nous, nous n'allons pas tomber dans une quelconque provocation", a ajouté le président mexicain. "Le plus important, c'est lui dire (à M. Trump) que nous n'allons pas nous battre avec le gouvernement des Etats-Unis que nous voulons une relation de respect mutuel et de coopération pour le développement".

Donald Trump, qui a fait de la lutte contre l'immigration illégale l'un des fers de lance de sa présidence, a par ailleurs évoqué sur Twitter "une très grosse caravane de 20.000 personnes" se déplaçant au Mexique en direction des Etats-Unis.

"Le Mexique en a réduit la taille, mais elle continue de progresser. Le Mexique doit arrêter ce qu'il en reste ou nous serons contraints de fermer cette portion de la frontière et d'envoyer l'armée. Les coyotes et les cartels ont des armes !", a-t-il mis en garde.

Son homologue mexicain souhaite freiner le flux de migrants traversant le Mexique vers le nord, afin notamment de garantir leur sécurité.

Depuis plusieurs semaines, les autorités mexicaines proposent aux migrants qui entrent sur leur territoire un visa humanitaire d'un an limité aux seuls Etats du sud du pays, qui remplace peu à peu les visas humanitaires qui leur permettaient jusqu'alors de circuler librement dans tout le pays.

S'ils progressent vers le nord, les migrants détenteurs de ce nouveau visa s'exposent désormais à une expulsion du territoire mexicain.

M. Trump a salué dans un autre tweet "le travail formidable" réalisé par la police aux frontières américaine. "Elle a déjà interpellé plus de 418.000 migrants clandestins cette année, beaucoup plus que l'an dernier" à la même époque, s'est-il félicité.

Depuis octobre, plusieurs milliers de migrants d'Amérique centrale organisés en caravanes ont traversé le Mexique dans l'espoir d'entrer aux Etats-Unis.

Quelque 2.900 militaires américains d'active sont actuellement déployés le long de la frontière sud, ainsi que 2.000 réservistes.

"Il y a toujours eu des militaires armés chargés de la sécurité des troupes", a indiqué à l'AFP un responsable du Pentagone, sans préciser la proportion de militaires portant une arme au sein de la force américaine, surtout chargée de renforcer la frontière par des rouleaux de barbelés ou des systèmes de surveillance électronique.

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