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Elections en RDC : l'opposition divisée affiche sa colère après la mort de deux étudiants

Des militants du mouvement pro-démocratie Vigilance citoyenne à Kinshasa, RDC, le 2 novembre 2018. (Twitter/Vici-RDC)

Divisée, l'opposition congolaise a affiché la même colère après la mort cette semaine de deux étudiants tués par la police sur le campus de l'université de Kinshasa, samedi, à cinq jours du lancement de la campagne électorale.

La coalition Lamuka, qui soutient le candidat de l'opposition Martin Fayulu à l'élection présidentielle du 23 décembre, a demandé une "enquête indépendante", d'après des médias congolais.

M. Fayulu a déploré sur Twitter "un usage excessif et disproportionné de la force" en dénonçant "les carences de l'appareil sécuritaire en RDC".

"Je tiens à rappeler aux forces de l'ordre leur mission régalienne", a conclu M. Fayulu, attendu mercredi à Kinshasa, à la veille de l'ouverture de la campagne électorale.


"Pourquoi une telle barbarie ?", s'est interrogé sur Twitter un autre opposant, Félix Tshisekedi, qui s'est retiré de la coalition lundi, 24 heures à peine après la signature d'un accord à sept à Genève.

"Un crime de plus à mettre au bilan de la +Kabilie+ et qui restera impuni. Non Congo, il est temps de dire ça suffit", a poursuivi M. Tshisekedi, toujours candidat à l'élection présidentielle d'après son entourage.


Deux étudiants congolais sont morts cette semaine après avoir été blessés par des tirs de la police pendant des manifestations sur le campus de l'Université de Kinshasa, ont déclaré vendredi les autorités.

Ils demandaient la reprise des cours et la fin de la grève de leurs enseignants.

"Le policier qui avait tiré a été arrêté, il sera jugé et condamné", a déclaré vendredi à l'AFP le ministre de l'Enseignement supérieur et universitaire Steve Mbikayi.

Avec AFP

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Modeste Bahati Lukwebo élu président du Sénat de la RDC

Modeste Bahati Lukwebo, leader de l'AFDC-A (Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés), Kinshasa, 5 décembre 2018. (Facebook/Bahati Lukwebo).

Modeste Bahati Lukwebo, leader de la deuxième plateforme majoritaire au parlement, l’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC) a été élu mardi président de la chambre haute de la RDC. C'est lui qui a fait basculer la majorité en faveur du président Félix Tshisekedi.

Une victoire sans surprise car M. Bahati, 65 ans, était le candidat unique au poste du chef du Sénat congolais.

Sur les 98 sénateurs présents, 89 ont voté en sa faveur.

Nommé "informateur" après les consultations au terme desquelles le président Félix Tshisekedi a proclamé la rupture de l’alliance de gouvernement conclue avec le Front commun pour le Congo (FCC) de l’ancien président Joseph Kabila, M. Bahati est parvenu à se positionner comme un incontournable dans la classe politique congolaise.

Comme informateur, sa tâche était d’identifier la nouvelle majorité. Ce qu’il a fait en permettant à l’Union sacrée, chère au chef de l'État, d'asseoir son emprise sur l'échiquier politique national.

Ancien du FCC, M. Bahati était en fait l’un de tous premiers transfuges à changer de bord.

Son départ avait déclenché l’avalanche d’autres traversées des Kabilistes qui jusque là avaient fait voeu de fidélité à l'ex-président.

Des indiscrétions du FCC affirment que M. Bahati avait demandé à M. Kabila le fauteuil du Premier ministre et s'était aussi proposé comme candidat à M. Kabila à la succession de M. Kabilia lors de la présidentielle de décembre 2018. En vain.

Frustré, M. Bahati, ancien syndicaliste et membre de la société civile, a bataillé dur et s’est fait allié au président Tshisekedi.

Cette alliance a même donné des ailes au président Tshisekedi qui, n’ayant pas la majorité, y a vu une opportunité de faire basculer le poids au parlement en sa faveur.

M. Bahati, pour sa part, confirmait ses appétits et ses ambitions.

Comme président du Sénat, M. Bahati devient la deuxième personnalité du pays et à ce titre, la Constitution lui accorde de remplacer le chef de l’Etat en cas d’empêchement.

L’élection de M. Bahati est le tout dernier mouvement dans le cadre de la vague de l’Union sacrée qui a fait tomber le bureau définitif de deux chambres, jusqu'ici dominées par des Kabilisites.

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