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RDC

Tshisekedi et Kamerhe rejettent la désignation de Fayulu comme candidat de l’opposition en RDC

Félix Tshiekedi, candidat à la présidentielle pour le Rassemblement et l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Bruxelles, Belgique, 18 mai 2018.

Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe, deux des leaders de l'opposition congolaise signataires du document désignant dimanche à Genève Martin Fayulu comme le candidat commun, se sont rebiffés.

Le président du parti historique de l'opposition congolaise UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social), Félix Tshisekedi, a déclaré lundi qu'il se retirait de l'accord qu'il a signé la veille avec six autres ténors pour désigner un candidat unique de l'opposition à l'élection présidentielle prévue le 23 décembre en RDC.

De son côté, Vital Kamerhe de l'Union pour la nation, a, lui, dénoncé un complot par ses pairs de l'opposition et une violation des accords signés précédemment. Il a lui également annoncé s'être rebiffé.

"Je croyais faire la volonté de l’ensemble du peuple congolais qui voulait qu’on ait un candidat unique, mais vous voyez la réaction que cela a donné à la base. Pour un homme responsable, je ne peux que faire marche arrière et retirer ma signature", a déclaré à VOA Afrique Félix Tshisekedi depuis Genève, en Suisse, où il a signé la veille (dimanche) avec six autres candidats et leaders de l’opposition le document désignant le candidat unique de l'opposition.

La désignation de M. Fayulu a provoqué un tollé chez les partisans de Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe qui passaient pour être les candidats les plus en vue selon les derniers sondages.

"Nous, à l’UDPS, nous croyions que cette histoire du candidat a été montée par des officines du pouvoir pour justifier un prétendu échec de l’opposition. Mais nous savons que même avec deux ou trois candidats, le candidat du pourvoir ne saura battre l’opposition avec le bilan de ce qu’ils ont fait. Les derniers sondages le démontrent", a affirmé M. Tshisekedi.

Pour sa part, M. Fayulu estime que ses collègues de l’opposition restent unis et vont le soutenir à moins de 10 jours du début de la campagne pour les élections présidentielle et législatives qui doivent se tenir le 23 décembre 2018.

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La cité du Fleuve, le rêve immobilier d'une élite qui prend l'eau à Kinshasa

Le 26 février 2020, un pont "saut-de-mouton" en construction sur le boulevard Mandela à Kinshasa, dans le cadre du projet "100 jours" du président de la RDC.

Un rêve immobilier qui prend l'eau, des investisseurs congolais en guerre ouverte contre le gérant français d'une société établie aux Bermudes: dix ans après son lancement, la cité du Fleuve marque l'échec d'un projet d'urbanisme haut de gamme à Kinshasa, où la fièvre des résidences de standing bat son plein à côté des taudis.

Les promoteurs de la Cité du fleuve promettaient à son lancement il y a dix ans un "havre de paix" à l'écart du chaos urbain de la capitale de la République démocratique du Congo, la plus grande ville d'Afrique francophone avec une population estimée à au moins 10 millions d'habitants.

Prévus pour être construits sur 25 km2 sur des terrains gagnés sur le fleuve Congo, les maisons et petits immeubles desservis par des allées coquettes avec lampadaires devaient être une sorte de petit "Dubaï de Kinshasa", affirmait une vidéo promotionnelle de 2015, parlant de la "plus belle cité d'Afrique".

Stars de la rumba, banquiers, hommes d'affaires, politiciens affairistes: des nouveaux riches ont investi dans des appartements et des villas, à l'écart du quartier populaire de Kingabwa.

Mégapole en croissance constante, Kinshasa offre un paysage immobilier hyper-contrasté, à la mesure des gigantesques écarts de revenus entre la majorité de la population et une poignée de nantis.

Des millions de familles y survivent dans des logements exigus exposés aux inondations, aux coupures d'eau et d'électricité, mal desservis par des routes défoncées.

Mais dans le même temps, des tours d'habitation de plus de 20 étages, des résidences de grand standing, sortent de terre dans le quartier résidentiel de la Gombe, au bord du fleuve, avec des vues saisissantes sur Brazzaville.

La cité du Fleuve, qui a été à l'avant-garde de cette poussée de fièvre immobilière haut de gamme il y a dix ans, a été initiée par Mukwa investments, une société domiciliée dans le paradis fiscal des Bermudes, ayant pour gérant le français Robert Choudury.

Au sens propre, le projet bâti a très vite pris l'eau, avec des inondations régulières en saison des pluies, comme en décembre 2020.

En ce début d'année 2021, une dizaine de constructions inachevées sont entourées d'herbes folles sur ce terrain marécageux et des crapauds barbotent dans des piscines remplies à l'eau de pluie, a constaté l'AFP.

"Rien ne va"

Sur le site, des poubelles débordent, pour le plus grand bonheur des mouettes.

Dans certains appartements, les traces d'humidité sont visibles avec des moisissures sur les murs et plafond.

Les complaintes des habitants sont à l'unisson: "rien ne va ici, même l'eau qui coule dans les robinets est impropre à la consommation", "l'électricité coûte le double du tarif de la Snel (société nationale d'électricité)", "je n'en peux plus"...

Le président du syndic des propriétaires, Serge Kasanda, déplore la dépréciation des biens: "les loyers qui coûtaient 2.500 dollars sont aujourd'hui à 1.000 dollars et même moins".

L'homme d'affaires congolais de 56 ans dénonce des retards de livraison: "J'ai acheté un appartement à 185.000 dollars en novembre 2018 qui devrait m'être livré trois mois après, mais jusqu'à à ce jour cela ne m'a pas encore été livré".

Le syndic a envoyé un "mémo" au président de la République en février pour dénoncer l'eau impropre à la consommation, les problème d'évacuation des ordures...en estimant qu'il fallait 50 millions de dollars pour rembourser les dettes, réhabiliter le site et les bâtiments et aménager de nouveaux espaces par remblaiement.

Les propriétaires ont demandé l'arrestation du gérant français Robert Choudury, qu'ils accusent de tous leurs maux.

Joint par l'AFP en Afrique du Sud, Robert Choudury accuse en retour les Congolais d'être de mauvais payeurs.

Au bout de 10 ans, sur un total de 450 appartements, "seuls 15% des clients ont payé la totalité tout de suite dans les semaines qui ont suivi la signature du contrat. 65% des gens ont payé en six ans au lieu de deux ans (comme convenu), et 20% de gens n'ont jamais fini de payer", se défend M. Choudury.

"J'ai perdu quatre millions de dollars en dix ans" pour couvrir la fourniture électrique, ajoute l'homme d'affaires français, accusant "des généraux et des ministres qui refusent de payer".

Il reconnait qu'il existe "30 appartements non livrés. Mais 18 sont en cours de finition".

L'homme d'affaires affirme avoir "signé un accord avec des partenaires chinois" pour reprendre le projet de la cité du Fleuve sans plus de détails. Et annonce un projet similaire à la cité du Fleuve à Lubumbashi, capitale économique du pays dans le sud-est.

Nord-Kivu: les hôpitaux débordés par les blessés des manifestations contre les soldats de l'ONU

Des soldats de la mission de l'ONU en République démocratique du Congo (MONUSCO) dans un véhicule alors qu'ils patrouillent dans la région de Djugu, dans la province d'Ituri, dans l'est de la RDC, le 13 mars 2020.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s'est inquiété samedi de "l'afflux de blessés par arme" dans les hôpitaux de la province du Nord-Kivu, après les manifestations contre la mission de l'ONU qui ont secoué cette région de l'est de la République démocratique du Congo.

"Plus de 120 personnes blessées" sont prises en charge à l'hôpital général de référence (HGR) de Beni et à l'hôpital CBCA Ndosho de Goma avec le soutien du CICR, a indiqué cette organisation humanitaire dans un communiqué.

Au 14 avril, les équipes médicales "suivaient 51 personnes blessées par armes, hospitalisés à l'HGR de Beni dont 9 nouveaux cas liés aux récentes manifestations" dans la zone, a-t-on expliqué.

"Actuellement, nous avons atteint nos limites en capacité d'accueil à l'HGR de Béni qui compte 43 lits et sommes presqu'à terme pour l'Hôpital CBCA Ndosho de Goma qui en a 74. Les équipes sont mobilisées depuis plus d'une semaine pour répondre à cet afflux", a expliqué Kelnor Panglungtshang, chef de la Sous-délégation du CICR à Goma.

Selon ce responsable, le nombre de blessés hospitalisés a explosé à la suite de manifestations dans plusieurs localités du Nord-Kivu, depuis le début de la semaine.

Ces manifestations, associées à une grève générale dans plusieurs villes (Beni, Butembo, Goma...), ont été organisées à l'appel des groupes de pression et des mouvements citoyens dénonçant l'inaction de la Mission des Nations unies (Monusco) face aux massacres de civils dans la province du Nord-Kivu.

En début de semaine, le gouverneur de province a interdit toute manifestation, alors qu'une dizaine de personnes ont été tuées lors d'affrontements avec les forces de l'ordre au cours de ces rassemblements au Nord-Kivu depuis le lancement de cette mobilisation le 5 avril.

Le décret du gouverneur est considéré comme "nul", selon Lucha, un groupe de défense des droits des citoyens. "Nos manifestations continuent", a tweeté mercredi ce groupe à but non lucratif.

"Les jouisseurs de la Gombe (quartier administratif de Kinshasa, ndlr) ne prennent pas au sérieux les priorités du peuple congolais notamment l'insécurité à l'Est et le social. La réalité sur terrain est éloquente, le dire n'est pas un crime", a écrit Lucha dans un autre tweet.

La région du Kivu, où sévissent une centaine de groupe armés, est en proie à des violences meurtrières depuis 25 ans.

Pour sa part, la nouvelle cheffe de la Monusco, la Guinéenne Bintou Keita, a effectué une brève tournée dans l'est du pays, où elle a notamment rencontré l'ancien président Joseph Kabila à Lubumbashi.

Sur le terrain, pourtant, rien n'a changé.

"Trois personnes ont été tuées et plus de cent maisons incendiées au cours d'une nouvelle attaque vendredi" en Ituri, rapportent nos confrères de Radio Okapi. Toujours selon la radio onusienne, le nouveau ministre de la défense, Gilbert Kabanda Kurhenga, promet de s'attéler à mettre fin aux massacres.

Manifestations contre la Monusco: 14 morts dus aux "dérapages", selon le gouverneur Carly Nzazu Kasivita

Manifestations contre la Monusco: 14 morts dus aux "dérapages", selon le gouverneur Carly Nzazu Kasivita
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Tête-à-tête à huis clos entre l’Ambassadeur des Etats-Unis et Denis Mukwege

Mike Hammer visite les activés de la fondation Panzi, à Bukavu, en RDC, le 16 avril 2021.

Le Prix Nobel de la paix Denis Mukwege s'est entretenu jeudi à huis clos pendant plus de deux heures avec l'ambassadeur américain en RDC Mike Hammer, à l'occasion d'une visite effectuée par ce dernier dans les locaux de la clinique Panzi à Bukavu.

Selon les services de communication de la fondation Panzi, lancée par Dr Mukwege, le diplomate est venu s'entretenir avec le célèbre chirurgien dans le cadre de son travail avec les différents acteurs de la vie politique et sociale congolaise.

L'ambassadeur des USA visite le Dr Denis Mukwege à Bukavu, en RDC, le 16 avril 2021.
L'ambassadeur des USA visite le Dr Denis Mukwege à Bukavu, en RDC, le 16 avril 2021.

"Les Etats-Unis sont très fiers d’avoir soutenu Dr Mukwege et la fondation Panzi pendant plus de 10 ans et nous sommes toujours impliqués à travailler ensemble pour aider à stopper la violence sexuelle et aider les victimes qui en sont affectées", a déclaré la partie américaine.

Abordant les questions de coopération avec la RDC, Mike Hammer a souligné devant la presse que les Etats Unis ont fait un don de 38 millions de dollars à travers USAID pour l’éducation des enfants en zone de conflits en RDC.

Un mort dans une nouvelle manifestation contre l'inaction de la Monusco

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