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Echange de tirs de mortier et d'artillerie entre Gaza et Israël


Des ambulanciers paramédicaux de l'armée israélienne traitent des civils touchés par des balles près de la frontière entre Israël et Gaza, le 24 décembre 2013.

L'armée israélienne a mené jeudi après-midi une série de frappes contre des positions du Hamas et du Jihad islamique dans la bande de Gaza, faisant au moins trois blessés, après avoir essuyé des tirs de mortier en provenance du territoire palestinien.

L'armée israélienne a fait état de six frappes menées par ses tanks postés de l'autre côté de la barrière de sécurité séparant son territoire de Gaza, et par son aviation sur des positions militaires des deux mouvements dans le nord et le centre de l'enclave.

Des sources de sécurité palestiniennes ont rapporté des frappes ayant atteint quatre positions du Jihad islamique et au moins un poste d'observation du Hamas. Les journalistes de l'AFP ont observé trois frappes aux alentours de la ville de Gaza.

Trois personnes ont été blessées et hospitalisées, a indiqué le ministère gazaoui de la Santé sans préciser leur état.

Le Jihad islamique a indiqué qu'aucun de ses membres ne faisait partie des blessés.

L'armée israélienne a dit riposter au tir d'une dizaine d'obus de mortier au nord-est de l'enclave en début d'après-midi. Ces tirs n'ont pas fait de victime, a dit un porte-parole, le colonel Jonathan Conricus.

Ils visaient une position israélienne ainsi que des soldats opérant près de la barrière de sécurité qui ferme hermétiquement les frontières israéliennes avec Gaza, a-t-il précisé.

"L'armée israélienne considère cela comme un évènement grave, et nous savons exactement qui a mené cette attaque, nous connaissons même leur nom", a-t-il prévenu.

Il n'a pas cité d'organisation, mais a semblé suggérer qu'il pouvait s'agir d'un acte de représailles du Jihad islamique après la destruction d'un tunnel partant de Gaza en direction du territoire israélien le 30 octobre.

Israël, redoutant les attaques souterraines, avait fait exploser la galerie, tuant dix membres du Jihad islamique et deux du Hamas se trouvant à l'intérieur.

- Un mois jour pour jour -

"Cela s'est produit il y a un mois jour pour jour et, évidemment, nous ne pouvons pas exclure qu'il y ait un lien", a dit le colonel Conricus.

Il a cependant rappelé qu'Israël tenait le Hamas pour "responsable" de tout agissement hostile en provenance du territoire sous son contrôle.

Mais, a-t-il ajouté, "nous ne recherchons pas l'escalade".

S'il est confirmé que le Jihad islamique est à l'origine des tirs de mortiers, il s'agirait des premières frappes du mouvement islamique contre l'Etat hébreu depuis la dernière guerre avec Israël, en 2014, selondes sources proches du Jihad islamique.

Dawoud Shahab, un haut responsable du Jihad islamique a déclaré jeudi dans un communiqué que son mouvement avait "le droit entier de répondre à cette dangereuse escalade dont est responsable l'occupation (israélienne)".

Israël et le Hamas observent un cessez-le-feu fragile depuis la fin de la guerre de 2014, la troisième dans l'enclave depuis que le mouvement islamiste y a pris le pouvoir en 2007.

La trêve est sporadiquement remise en cause par des tirs de roquettes ou de mortier en provenance de Gaza, couramment attribués à des groupes salafistes.

L'autorité du Hamas est contestée par de petits groupes, dont certains s'inspirent de l'organisation ultraradicale Etat islamique (EI).

Israël riposte en bombardant des positions de la branche armée du Hamas.

Ces échanges de projectiles interviennent alors que le Hamas est censé céder le pouvoir dans la bande de Gaza à l'Autorité palestinienne, reconnue par Israël et la communauté internationale.

Une passation de pouvoirs prévue d'ici à vendredi a cependant été reportée au 10 décembre. Même s'il accepte un transfert de responsabilités politiques, le Hamas, qui se pose en champion de la lutte contre Israël, a exclu de rendre les armes.

Avec AFP

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