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RDC

Ebola tue un deuxième patient dans la province congolaise du Sud-Kivu

Des bateaux en provenance de Goma immobilisés dans le port de Bukavu pour un contrôle par le personnel médical de la mairie, Sud-Kivu, RDC, le 31 juillet 2019.

Un enfant de sept ans est mort dimanche d'Ebola, près de Chowe, selon les autorités du Sud-Kivu, la troisième région affectée par la maladie dans l'est de la RDC.

Les autorités sanitaires congolaises ont indiqué lundi avoir enregistré un nouveau décès des suites de la fièvre hémorragique Ebola dans la province du Sud-Kivu, la troisième à être touchée par l'épidémie dans l'est de la République démocratique du Congo.

"Un enfant de sept ans est mort hier (dimanche) d'Ebola", près de Chowe, dans le territoire de Mwenga, a déclaré le docteur Claude Bahizire, responsable de la communication à la direction provinciale de la santé du Sud-Kivu.

Deuxième cas de décès dû à la fièvre hémorragique Ebola a été enregistré à Mwenga
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"Deux autres cas suspects, deux femmes, ont été détectés et sont admises au centre de transit de Bukavu", capitale du Sud-Kivu, a-t-il ajouté.

D'après le docteur Bahizire, les deux patientes "étaient en contact avec la femme qui est décédée la semaine passée lors de son passage à Bukavu pour Mwenga".

Le Sud-Kivu est la première province à être touchée par une épidémie d'Ebola déclarée le 1er août 2018 dans la province voisine du Nord-Kivu, avant de s'étendre marginalement vers celle de l'Ituri (nord-est).

Depuis, la maladie a fait 1.934 morts et 862 personnes ont été déclarées guéries, selon les derniers chiffres publiés par les autorités dans un bulletin daté de dimanche.

Deux nouveaux cas d’Ebola dans le Sud-Kivu
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L'épidémie d'Ebola, qui se transmet par contacts humains directs et étroits et dont le taux de létalité est très élevé, a longtemps été cantonnée dans ces deux régions.

Les deux premiers cas dans la provinces du Sud-Kivu (un décès et un cas confirmé) ont été signalés vendredi.

L'actuelle épidémie dans l'est de la RDC (la dixième sur son sol depuis 1976) est la deuxième plus importante dans l'histoire de la maladie après celle qui a tué près de 11.000 personnes en Afrique de l'Ouest (Guinée, Liberia, Sierra Leone) en 2013-2014.

Le virus est transmis à l'homme par certains animaux sauvages, puis entre humains par contacts directs et étroits, via les fluides corporels d'une personne malade.

Les efforts de la riposte sont régulièrement perturbés par l'insécurité dans une zone infestée par des nombreux groupes armés mais aussi par des résistances communautaires : déni de la maladie, non respect des mesures sanitaires spécifiques (enterrement sécurisés des victimes notamment).

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Le chef de la rébellion rwandaise FDLR tué par l'armée congolaise

Des membres de l'armée congolaise près de Goma, le 27 octobre 2013.

Le commandant des rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), Sylvestre Mudacumura, recherché par la justice internationale, a été abattu dans la nuit de mardi à mercredi par l'armée congolaise dans l'est de la République démocratique du Congo.

"Sylvestre Mudacumura a été neutralisé de manière définitive par notre armée. Il a été abattu dans la nuit de mardi à mercredi dans le groupement Bwito", dans le territoire de Rutshuru, province du Nord-Kivu, a déclaré à l'AFP le générale Léon-Richard Kasonga, porte-parole de l'armé.

L’ancien ministre de Santé, Oly Ilunga, placé en résidence surveillée

Oly Ilunga, ancien ministre de la Santé de la RDC à Beni, le 20 décembre 2018.

La Cour de cassation a assigné à résidence le docteur Oly Ilunga, ancien ministre de la Santé de la RDC poursuivi pour détournement de 4,3 millions de dollars destinés à la lutte contre Ebola, indiquent ses avocats.

Le médecin et ancien ministre a comparu mardi devant la Cour de cassation qui siégeait en chambre du conseil, a indiqué à VOA Afrique, son avocat Guy Kabeya.

Il avait été arrêté samedi. La police avait justifié l'arrestation en raison d’une tentative ou des intentions de M. Ilunga de se soustraire aux poursuites judiciaires par une fuite vers le Congo-Brazzaville, en passant par le Congo-central. Mais il a été arrêté à sa résidence selon ses avocats.

"Le collectif de avocats du Dr Oly Ilunga Kalenga, ancien ministre de la Santé de la RDC, informe que ce dernier a été assigné à résidence surveillée par ordonnance de la Cour de cassation," a précisé l’avocat.

L'ancien ministre Oly Ilunga a été accusé de détournement quelques semaines après sa démission du gouvernement le 22 juillet dernier.

Il protestait contre la nomination d’un directeur en charge de la cellule de la lutte contre Ebola, ce qui lui en enlevait l’attribution.

Il était aussi opposé à l'utilisation d'un deuxième vaccin contre l’épidémie Ebola qui sévit dans l’Est de la RDC depuis plus d’un an où elle a déjà fait plus 2.050 morts.

Le procureur général près de la Cour de cassation saisi de l’affaire de 15 millions $ disparus

Des juges de la Cour constitutionnelle de lq RDC à Kinshasa, 15 janvier 2019.

Le procureur général près la Cour de cassation de la RDC interdit désormais toute interférence et déclarations sur l’affaire des 15 millions de dollars de fonds pétroliers disparus, qui fait des vagues dans le pays. Il annonce avoir été saisi de l’affaire.

"En attendant l’issue des investigations que mènent ses services, il est demandé aux uns et aux autres de s’abstenir d’interférer par des actes, des propos et des déclarations intempestifs et inopportuns de nature à porter gravement préjudice auxdites enquêtes, qui doivent se poursuivre en toute sérénité," indique un communiqué du procureur signé de la main de l’avocat général Victor Mumba Mukomo.

Selon le communiqué parvenu à VOA Afrique, le procureur général près la Cour de cassation a été saisi par un rapport sur l’éventuelle disparition de la somme de 15 millions de dollars. Celle-ci proviendrait d'une décote du montant dû par le gouvernement congolais aux sociétés pétrolières installées en RDC.

L’affaire fait des vagues dans le pays. Et beaucoup attendent une déclaration du président Félix Tshisekedi, car son directeur de cabinet, Vital Kamerhe, est cité dans le rapport de la mission de l’Inspection générale des Finances (IGF), un service dépendant directement du Chef de l’Etat.

C'est l'IGM qui a révélé la disparition de la dite somme.

Lundi, le porte-parole de Félix Tshisekedi a, dans un tweet, justifié le silence du président par respect des règles de la démocratie (séparation des pouvoirs), la justice étant déjà saisie de l’affaire.

L'ex-ministre de la Santé Oly Ilunga transféré au parquet

Oly Ilunga à Beni en RDC le 20 décembre 2018.

L'ex-ministre congolais de la Santé Oly Ilunga a été transféré mardi au parquet, trois jours après son arrestation par la police qui le soupçonne d'avoir détourné des fonds alloués à la lutte anti-Ebola, a-t-on appris auprès de son avocat.

L'ex-ministre doit être entendu par un magistrat, a détaillé Me Guy Kabeya joint par l'AFP.

Il avait démissionné le 22 juillet, en désaccord avec le président Félix Tshisekedi qui venait de lui retirer la conduite de la riposte anti-Ebola.

Le docteur Ilunga est accusé depuis d'avoir détourné 4,3 millions de dollars mis à sa disposition pour lutter contre l'épidémie d'Ebola, qui a tué plus de 2.000 personnes dans l'est du pays depuis le 1er août 2018.


La police l'avait interpellé en l'accusant de vouloir quitter la RDC via le Congo-Brazzaville. Il avait été interdit de quitter le territoire national quelques jours après sa première audition fin août.

L'ex-ministre a promis "de se défendre avec la plus grande énergie pour son honneur", ont fait savoir samedi ses avocats à la presse congolaise.

Son entourage affirme qu'il n'a reçu du Trésor public que 2,4 millions de dollars en onze mois pour lutter contre Ebola.

"Les pièces comptables dans le dossier attestent que cette somme a exclusivement été utilisée aux fins de la lutte contre la maladie à virus Ebola", ont assuré ce week-end ses avocats.

Agé de 59 ans, médecin de profession, le docteur Oly Ilunga était le directeur médical des cliniques de l'Europe à Bruxelles jusqu'à son entrée au gouvernement fin décembre 2016. En 2014, il avait coordonné l'évacuation sanitaire en Belgique du père de l'actuel président, l'opposant Etienne Tshisekedi, qui a été soigné aux cliniques de l'Europe.

En décembre 2016, Oly Ilunga avait accepté de rejoindre le gouvernement de l'ex-président Joseph Kabila, à l'époque accusé de vouloir se maintenir au pouvoir coûte que coûte par Etienne Tshisekedi et son parti UDPS.

Etienne Tshisekedi est décédé quelques semaines plus tard, le 1er février 2017.

Félix Tshisekedi en Belgique pour sa première visite officielle

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