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RDC

Ebola en RDC: 300 attaques dont six mortelles contre des agents de la "riposte"

Maurice, 35 ans, et Esperanze, 26 ans, survivants d'Ebola, à Beni, le 17 setptembre 2019.

Trois cents attaques, ayant causé six morts et 70 blessés, ont été recensées en onze mois contre des agents de la riposte anti-Ebola dans trois provinces de l'est de la République démocratique du Congo, annoncent lundi les autorités sanitaires.

"Depuis le 1er janvier 2019, il a été documenté plus de trois cents attaques contre des travailleurs de la santé ayant causé six décès et 70 blessures chez des travailleurs de la santé et des patients en RDC", lit-on dans le bulletin quotidien du ministère de la Santé.

"Chaque attaque retarde" les activités de la lutte parce qu'elle empêche les équipes d'avoir accès à la population et de faire les interventions prévues, ont déploré les autorités sanitaires.

Dans la nuit de samedi à dimanche, un animateur d'une radio locale, impliqué dans la lutte contre l'épidémie, a été assassiné en Ituri.

Le 19 avril, un épidémiologiste de nationalité camerounaise qui travaillait pour l'OMS avait été tué dans une attaque d'hommes armés contre l'hôpital universitaire de Butembo dans la province voisine du Nord-Kivu (est).

"Quoi qu'il en soit, l'équipe de la riposte continuera à lutter contre cette maladie avec l'implication des communautés et de la population touchée, y compris l'appui de tous les partenaires impliqués", ont rassuré les autorités.

L'épidémie d'Ebola qui sévit actuellement dans l'est congolais touche les zones reculées et conflictuelles des provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l'Ituri. Jusqu'à présent 2.185 décès ont été enregistrés sur 3.274 cas, selon les autorités congolaises.

L'actuelle épidémie d'Ebola est la dixième sur le sol congolais depuis 1976 et la deuxième la plus grave de l'histoire après celle qui a fait quelque 11.000 morts en Afrique de l'Ouest en 2014.

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Conflit RDC-Zambie: début des pourparlers sur la limitation des frontières

Des militaires congolais dans le Sud-Kivu, 31 octobre 2012.

Des pourparlers entre des experts congolais et zambiens ont démarré mardi à Lubumbashi, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, autour d'un conflit frontalier qui oppose les deux États depuis mars, a constaté un correspondant de l'AFP.

Mi-mars, des combats avaient éclaté entre les armées congolaise et zambienne, faisant un mort de chaque côté, lorsque des troupes zambiennes avaient occupé deux villages dans la province congolaise du Tanganyika (sud-est).

"Je reste convaincu que les deux délégations ne vont pas manquer de privilégier les intérêts supérieurs de nos populations pour des propositions concrètes et des solutions idoines aux préoccupations de nos deux peuples qui partagent la même frontière", a déclaré Jacques Kyabula, gouverneur du Haut-Katanga à l'ouverture des travaux qui prendront fin samedi.

"Les troupes zambiennes n'ont jamais quitté la RDC mais s'étaient juste éloignées de trois kilomètres" de la frontière, a déclaré à l'AFP un responsable provincial du Haut-Katanga dont Lubumbashi est le chef-lieu.

"Nos militaires qui voulaient se redéployer dans la zone ont été pris en otage pendant plus de trois heures par des troupes zambiennes", a-t-il expliqué.

Jeudi, le porte-parole du gouvernement congolais avait annoncé le retrait des troupes zambiennes qui occupaient deux villages du sud-est de la RDC, après une médiation de la Communauté des États d'Afrique australe (SADC).

Vendredi, le ministre zambien de la Défense, Davies Chama, avait alors annoncé qu'il allait se rendre en RDC "pour traiter de ces questions".

Un traité signé en 1989 par la RDC et la Zambie avait résolu ce litige hérité de la colonisation par la délimitation des frontières sur environ 200 km entre les lacs Moero et Tanganyika.

Mais des incidents à la frontière entre les deux armées avaient éclaté en 1996, en 2006 et en septembre 2016 autour d'une localité congolaise facilement accessible du côté zambien, alors que du côté congolais, un marécage la rend difficile d'accès.

Rentrée scolaire à Bukavu malgré la grogne de certains enseignants

Les syndicalistes des enseignants dispersés à Bukavu, le 10 août 2020. (VOA/Ernest Muhero)

A Bukavu, la reprise de l’année scolaire a été effective lundi pour les classes terminales après plus de quatre mois d’un arrêt total des cours lié au coronavirus. Les enseignants sont montés au créneau pour exiger l’amélioration de leur situation salariale.

La matinée a été bien différente lundi à Bukavu. Les élèves des classes terminales du primaire et du secondaire ont repris le chemin des classes, vêtus de leurs habituels uniformes bleu et blanc.Visiblement, ils sont fiers de reprendre les cours.

"Je suis heureuse de savoir que dans notre classe, tout le monde va bien et de revoir encore notre enseignant", lance une élève de 6e primaire rencontrée au collège Alfajiri. Depuis mars 2020, ces enfants se sont vus retranchés à la maison pour éviter toute possibilité de propagation du coronavirus.

A l’Athénée d’Ibanda, Geneviève Mizumbi, ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique accompagnée du directeur de la province éducationnelle Sud-Kivu 1 et des délégués de l’UNICEF, a donné le ton de la reprise partielle de cours en invitant les élèves à l’assiduité du fait qu’ils n’ont qu’un mois avant de clôturer l’année scolaire.

Une délégation avec à sa tête madame la ministre de l’EPST au Sud-Kivu rend visite aux élèves, le 10 août 2020. (VOA/Ernest Muhero)
Une délégation avec à sa tête madame la ministre de l’EPST au Sud-Kivu rend visite aux élèves, le 10 août 2020. (VOA/Ernest Muhero)

Pendant la tournée de la ministre dans différentes écoles publiques et privées, Geneviève Mizumbi a sensibilisé les élèves sur la nécessité de poursuivre avec l’observance des mesures barrières. Partout où elle est passée se rendre compte de l’effectivité de la reprise de cours, la ministre a remis des cache-nez lavables aux élèves dans les écoles visitées.

"La rentrée a bien eu lieu. J’ai eu à sensibiliser les élèves sur le Covid-19; une façon de leur dire de se protéger. Bien que la réouverture ait eu lieu, la pandémie est encore là, ils sont obligés de se protéger mutuellement", a-t-elle martelé.

Les cours ont partiellement repris à Goma
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Manifestations des enseignants

Contrairement à l’ambiance dans les salles de classe, sur l’artère principale de la ville, quelques enseignants ayant manifesté sur appel de leurs syndicats pour réclamer des meilleures conditions de travail se sont vus disperser à coup de gaz lacrymogène par la police.

Le syndicaliste Deo Dyalunda déplore cette situation et annonce un début de grève : "Nous avons été violemment dispersés par les éléments de la police. Il y a eu plus de dix blessés et plus de cinq collègues sont détenus à la police".

Et d’ajouter , "aujourd’hui, c’est notre début de grève, donc nous n’irons jamais à l’école tant que le protocole d’accord ne sera pas respecté par le gouvernement en vue d’améliorer notre enveloppe salariale", a insisté Deo Dyalunda.

Pendant le temps du confinement, les élèves du Sud-Kivu avaient l'opportunité de suivre chaque avant-midi des leçons radio-télévisées pour garder le cap. Plus de 200 leçons et environs 100 exercices de 30 minutes chacun produits par le ministère provincial de l’Enseignement primaire, secondaire et technique avec l’appui du Réseau des journalistes amis de l’enfant, RJAE Sud-Kivu et le soutien de l’Unicef.

Les élèves des autres classes restent à la maison.

Les violences ont causé 128 morts, 100.000 déplacés en 16 mois dans le Sud-Kivu

Des militaires congolais assis à bord d’un véhicule militaire dans la zone minière de Walikale, Nord-Kivu, 21 septembre 2010.

Au moins 128 personnes ont été tuées et 100.000 autres déplacées entre février 2019 et juin 2020 dans des violences inter-communautaires dans une région de l'est de la République démocratique du Congo, selon l'ONU, "inquiète" par cette "escalade".

La Mission des Nations unies au Congo (Monusco) "s'inquiète de l'escalade des violences inter-communautaires dans les territoires de Fizi, Mwenga et Uvira dans la province du Sud-Kivu", dans un communiqué.

"Au moins 128 morts" ont été documentées entre février 2019 et juin 2020 dans cette région, où "plus de 110.000 personnes [ont été] déplacées par ces violences" dans les hauts plateaux, a affirmé la Monusco, s'appuyant sur une note analytique de son Bureau des droits l'homme (BCNUDH).

Depuis un an, un conflit oppose dans cette zone des Congolais tutsi rwandophones, les Banyamulenge, à d'autres communautés locales (les Babembe, Bafuliru et Banyindu).

Selon l'ONU, des combattants des groupes armés Ngumino et Twigwaneho, liés à la communauté Banyamulenge, sont tenus pour responsables de l'exécution sommaire de 69 personnes : "Au moins 28 victimes d'exécution sommaire étaient de la communauté Bafuliru, 22 Banyindu, 13 Bembe et six Bashi".

D'autres milices, dont des Maï-Maï (groupes armés liés aux autres communautés) sont tenus responsables de l'exécution sommaire d'au moins 44 personnes dont 41 Banyamulenge, une Bafuliru et une Bembe ainsi qu'une victime non originaire de la région.

D'après le BCNUDH, 15 cas d'exécutions extrajudiciaires (7 Bafuliru, 7 Banyamulenge et une Bashi) sont "attribuables aux FARDC (armée congolaise) dans le cadre de la réponse aux conflits inter-communautaires".

Face à l'exacerbation des violences en février 2019, l'armée a déployé des troupes additionnelles pour renforcer les positions de ses troupes et augmenter leur capacité à protéger les civils dans la région.

Mi-juillet, une attaque sanglante a visé Kipupu, un village de la région, faisant 15 morts, selon l'ONU. Ce bilan diverge considérablement avec celui donné par un groupe d'élus évoquant 220 morts, dans cette région difficilement accessible.

D'après l'ONU, "des milliers de têtes de bétail appartenant à la communauté Banyamulenge ont été tuées, mutilées ou volées" entre février 2019 et juin 2020.

L'Est de la RDC est violemment disputé par une dizaine de groupes armés, congolais et étrangers, depuis près de trente ans.

Affaire des frères jumeaux tués: 18 personnes interpellées au Kongo central

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Félix Tshisekedi visite certaines écoles de Kinshasa

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