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Douch, l'ancien tortionnaire Khmer rouge sort de l'hôpital au Cambodge

Kaing Guek Eav alias Douch le 8 juin 2016 (ECCC / Nhet Sok Heng)

L'ancien tortionnaire khmer rouge "Douch", condamné à la perpétuité pour avoir dirigé la principale prison du régime, est sorti de l'hôpital après y avoir été admis dans un état "assez grave", a annoncé mardi l'administration pénitentiaire à l'AFP.

Kaing Guek Eav, plus connu sous le nom de "Douch", s'apprête à fêter ses 76 ans dans quelques jours.

"Je ne pensais pas qu'il allait survivre... Mais il s'est remis et a réintégré la prison lundi soir", a précisé Chat Sineang, directeur de la prison de Kandal où "Douch" est détenu, dans le sud du pays.

Il souffrait de problèmes respiratoires depuis le 20 octobre et avait été transféré dans un hôpital à Phnom Penh.

Le septuagénaire reste faible et doit être accompagné aux toilettes par les gardiens, a précisé le directeur.

Bourreau méthodique et zélé du mouvement communiste radical de Pol Pot au Cambodge, il a été condamné en 2012 en appel à la perpétuité par le tribunal de Phnom Penh parrainé par l'ONU.

Né le 17 novembre 1942 dans un village de la province de Kompong Thom, au nord de Phnom Penh, "Douch" a été professeur de mathématiques avant de rejoindre les Khmers rouges en 1967.

Après la chute du régime en 1979, responsable de la mort de quelque deux millions de personnes entre 1975 et 1979, il a continué d'appartenir au mouvement puis travaillé pour des organisations humanitaires. Après des années à se cacher, il a été reconnu en 1999 par un photographe irlandais, Nic Dunlop.

Lors de son premier procès en 2009, "Douch" avait demandé pardon aux rares survivants et familles des victimes, tout en arguant n'être qu'un serviteur et non un haut responsable du régime qui devait donc échapper à la compétence du tribunal.

Mort en 1998, Pol Pot a échappé à la justice tout comme plusieurs autres dirigeants décédés avant d'être jugés.

A ce jour, hormis "Douch", seuls deux autres responsables khmers rouges, Khieu Samphan et Nuon Chea, ont été condamnés, écopant également de la prison à vie.

Avec AFP

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Les députés argentins reprennent le débat sur la légalisation de l'IVG

Manifestation en faveur de la dépénalisation de l'avortement devant le Congrès où les législateurs débattent de la question à Buenos Aires, en Argentine, le 8 août 2018. (Photo AP/Natacha Pisarenko)

La Chambre des députés argentins a rouvert mardi le débat sur la légalisation de l'avortement, promesse du président Alberto Fernandez sur un sujet qui divise le pays.

C'est la seconde fois que les députés sont appelés à s'exprimer sur le droit à l'interruption volontaire de grossesse. En 2018 lors d'un vote historique, ils avaient approuvé la légalisation de l'IVG mais le Sénat l'avait rejetée quelques semaines plus tard.

"En 2018 nous n'avions pas le soutien de l'exécutif. A la Chambre des députés, il n'y aura pas de problèmes. Nous verrons au Sénat mais je suis très optimiste", a déclaré Nelly Minjersky, une fondatrice de la Campagne pour un avortement légal, sûr et gratuit, alliance de groupes féministes qui a présenté huit projets de loi en 15 ans.

C'est la neuvième fois qu'un projet de loi sur l'IVG est déposé devant la Parlement, mais c'est la première fois que l'initiative provient de l’exécutif.

Le projet de loi autoriserait l'avortement "jusqu'à la 14e semaine de grossesse". Il prévoit une "objection de conscience" pour des professionnels de santé refusant de le pratiquer, mais les oblige à "orienter la patiente vers des soins" appropriés.

Un "Plan des mille jours" entend également "renforcer l'accès aux soins pendant la grossesse et lors des premières années de vie d'un enfant" pour les familles financièrement vulnérables.

En Argentine, l'avortement n'est légal qu'en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère, selon une loi en vigueur depuis les années 1920.

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