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Donald Trump ouvre la porte à une rencontre avec son homologue vénézuélien Nicolas Maduro

Le président du Venezuela Nicolas Maduro lors d'un rassemblement condamnant les sanctions économiques imposées par l'administration du président américain Donald Trump au Venezuela, à Caracas, Venezuela, le 10 août 2019. (AP Photo)

Le président américain Donald Trump a ouvert la porte à une rencontre avec son homologue vénézuélien Nicolas Maduro, tout en minimisant le poids de son opposant Juan Guaido, dans un entretien publié dimanche par le site d'informations Axios.

Le Venezuela connaît depuis le 23 janvier 2019 une lutte pour le pouvoir entre Juan Guaido, le président de l'Assemblée nationale qui s'était alors autoproclamé président par interim pour tenter d'évincer M. Maduro au moment où le président socialiste entamait un deuxième mandat, après des élections boycottées par l'opposition et dénoncées par la communauté internationale comme frauduleuses.

Une soixantaine de pays, les Etats-Unis en tête, ont reconnu M. Guaido mais la Chine et la Russie ont soutenu M. Maduro, dont le régime est frappé de sanctions par Washington.

M. Trump s'est toutefois dit ouvert à une rencontre. "Je pourrais peut-être y penser (...), Maduro voudrait qu'on se rencontre. Et je ne suis jamais opposé aux rencontres --vous savez, je me suis rarement opposé à des rencontres", a-t-il dit à Axios. "Je dis toujours, on ne perd pas grand chose à se rencontrer. Mais pour le moment, j'ai décliné".

M. Maduro a été inculpé en mars pour "narcoterrorisme" par la justice américaine avec une prime de 15 millions de dollars promise pour son arrestation.

Parallèlement, fin mars, face à l'échec de leur stratégie pour chasser M. Maduro du pouvoir, les Etats-Unis ont proposé un nouveau "cadre pour une transition démocratique" au Venezuela, appelant M. Guaido à faire un pas de côté dans l'attente d'élections présidentielles "libres et justes". Une proposition immédiatement rejetée par Caracas.

Début mai, le gouvernement vénézuélien a déclaré avoir fait échouer dans deux localités du Nord du Venezuela, Macuto et Chuao, une "invasion" visant à un "coup d'Etat" contre M. Maduro et annoncé l'arrestation de 52 personnes dont deux anciens soldats américains. Caracas a accusé M. Guaido d'avoir monté l'opération avec un troisième ancien soldat américain, Jordan Goudreau, et un Vénézuélien de Miami, Juan José Rendon. M. Trump avait assuré que les Etats-Unis n'étaient pas derrière l'opération avortée.

Selon Axios, durant l'interview, qui a été réalisée vendredi, M. Trump a "laissé entendre qu'il n'avait pas beaucoup confiance en M. Guaido". Tout en se disant "fermement opposé à ce qui se passe au Venezuela", il a observé à propos de la reconnaissance de M. Guaido: "j'étais d'accord avec ça (...) je ne pense pas que cela ait eu une grande signification, d'une façon ou d'une autre".

La publication de cet entretien intervient alors que la Maison Blanche fait face aux révélations explosives d'un livre de l'ex-conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump John Bolton.

Selon des extraits publiés par Axios, M. Bolton écrit que M. Trump "pensait que Guaido était +faible+ contrairement à Maduro qui était +fort+" et désignait M. Guaido comme "le Beto O'Rourke du Venezuela", référence à un ex-prétendant à l'investiture démocrate qui a abandonné tôt la course pour la Maison Blanche.

Dans son interview à Axios, M. Trump qualifie M. Bolton de "fêlé" qui pourrait être "l'être humain le plus stupide sur Terre" avec son soutien à la guerre en Irak.

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Affaire George Floyd: début du procès

Les manifestants défilent dans le centre-ville de Minneapolis un jour avant le début de la sélection du jury pour le procès de Derek Chauvin, l'ancien policier de Minneapolis accusé d'avoir tué George Floyd, à Minneapolis, Minnesota, le 7 mars 2021.

"Blessé" et "transformé à jamais" par la mort de son neveu George Floyd, Selwyn Jones aborde avec appréhension le procès du policier qui l'a tué, échaudé par la clémence historique du système judiciaire américain envers les forces de l'ordre

"Je veux que justice soit rendue, même si, dans mon coeur, cela ne sera jamais juste", confie à l'AFP l'oncle maternel de cet Afro-Américain dont le nom a fait le tour du monde après sa mort, le 25 mai, sous le genou d'un policier blanc de Minneapolis.

L'agent Derek Chauvin, qui a maintenu sa pression sur le cou de George Floyd pendant près de neuf minutes malgré ses supplications, a été inculpé de meurtre et son procès s'ouvre lundi dans la grande ville du Nord des Etats-Unis.

"Evidemment, je veux qu'il soit déclaré coupable", déclare M. Jones, 55 ans, qui vit à Gettysburg dans le Dakota du Sud et espère assister à des pans du procès, bien que, Covid oblige, un seul siège soit réservé à la famille dans la salle d'audience.

Pour lui, la vidéo du drame, filmée et mise en ligne par une passante, ne laisse aucune doute: Derek Chauvin "est autant coupable qu'on puisse l'être".

Lui l'a d'abord vue à la télévision sans reconnaître la victime. Un appel de sa soeur le lui a révélé. "C'est comme si on m'avait arraché le coeur", se rappelle-t-il, en se disant incapable d'oublier les images de son neveu "suppliant, implorant et prédisant sa propre mort".

Quant à Derek Chauvin, "il agissait comme s'il n'y avait personne autour de lui", note Selwyn Jones. "C'est comme s'il avait pensé: je peux faire ce que je veux parce que je suis policier et blanc et que nous sommes les maîtres du monde !"

"Se faire entendre"

Malgré la force de cet enregistrement, M. Jones appréhende le verdict, qui n'est pas attendu avant plusieurs semaines.

"Avec des questions techniques, ils peuvent manipuler le système", "on l'a souvent vu dans le passé", relève-t-il, en rappelant que les policiers américains bénéficient d'une large immunité judiciaire de fait.

L'exemple le plus emblématique est l'acquittement en 1992, à Los Angeles, des policiers qui avaient passé à tabac Rodney King, malgré une vidéo sans équivoque des violences. Cette décision avait été suivie d'émeutes meurtrières, un scénario qui pourrait se répéter si Derek Chauvin échappait à la prison, met en garde M. Jones.

"S'ils le laissent s'en sortir, alors on n'aura plus qu'à prier pour Minneapolis et pour un bon nombre d'endroits, parce que les gens vont se déchaîner", prédit-il. "Je déteste les émeutes, mais parfois c'est la seule manière de se faire entendre".

Pour le quinquagénaire, la forte mobilisation qui a suivi la mort de son neveu a déjà permis d'aller plus loin que dans d'autres dossiers de violences policières.

"Par hasard, la mort de mon neveu a eu lieu pendant une pandémie et tout le monde a pu voir à quoi ressemble le racisme, le pouvoir et le contrôle", dit-il. "La seule raison" pour laquelle Derek Chauvin et ses confrères ont été arrêtés "c'est parce que les gens n'en pouvaient plus et qu'ils ont commencé à le faire savoir."

L'annonce de nouvelles manifestations en marge du procès et l'attention médiatique qu'il suscite lui donnent donc, malgré tous ses doutes, un peu d'espoir: "Il y a tellement de pression sur ce dossier, ils sont obligés de faire quelque chose".

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Le Sénat approuve le plan de relance de Joe Biden

Le président Joe Biden participe à une table ronde sur un ensemble de mesures de lutte contre le coronavirus à la Maison Blanche à Washington, le vendredi 5 mars 2021.

Le Sénat américain a approuvé samedi un projet de loi de grande envergure sur la lutte contre le coronavirus.

Le vote, strictement partisan (50 en faveur, 49 contre) est intervenu au terme d'une session marathon, donnant ainsi aux démocrates leur première victoire législative depuis qu'ils ont reconquis la majorité.

Selon le quotidien USA Today, le sénateur républicain Dan Sullivan (Alaska) était absent.

Peu après l'adoption du projet de loi, le président Joe Biden a déclaré que l'administration sera en mesure d'expédier 1 400 dollars à la plupart des Américains dès ce mois.

Il a jouté que les mesures adoptées permettront d'accélérer la fabrication et la distribution des vaccins anti-coronavirus.

Le locataire de la Maison Blanche a précisé que plus de 85% des ménages américains recevront des paiements.

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USA: moins de 40.000 cas de Covid en 24H, une première depuis octobre

Test de dépistage du coronavirus (COVID-19) à Denver, Colorado, États-Unis, le 20 juin 2020.

Pour la première fois en cinq mois, les Etats-Unis ont recensé jeudi moins de 40.000 cas de Covid-19 en 24H, selon les données de l'université Johns Hopkins, qui font référence.

Après un pic de près de 300.000 cas en 24 heures enregistré le 8 janvier, le nombre d'infections quotidiennes a retrouvé son niveau d'avant Halloween, Thanksgiving et les autres fêtes de fin d'années, synonymes de nombreux déplacements à travers le pays et d'une propagation accrue du virus.

Autre signe encourageant dans le pays le plus touché par la pandémie en valeur absolue: les moyennes hebdomadaires des morts et des hospitalisations sont elles aussi nettement en baisse.

La campagne de vaccination lancée en décembre aux Etats-Unis bat désormais son plein, avec trois vaccins autorisés: ceux de l'alliance Pfizer/BioNTech, de Moderna, et depuis quelques jours, de Johnson & Johnson, dont les premières injections ont commencé mardi.

Et le nombre de personnes vaccinées s'apprête à dépasser celui des cas recensés dans le pays depuis le début de la pandémie.

Face à la concurrence de bonnes nouvelles, les Etats américains lèvent les uns après les autres les restrictions mises en place pour freiner la propagation du Covid-19, qui dépendent majoritairement des autorités locales aux Etats-Unis.

Ces annonces ont consterné le président américain Joe Biden, qui les juge trop prématurées. Il s'agit d'une "grande erreur", a-t-il dénoncé, emboîtant le pas des principaux responsables sanitaires fédéraux.

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