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Certaines des lycéennes enlevées par Boko Haram secourues par l'armée


Une jeune déplacée nigériane dans un camp de Gwoza, Nigeria, le 1er aout 2017

Les familles des jeunes filles portées disparues trois jours après une attaque de Boko Haram sur une école du nord-est du Nigeria attendaient leur retour avec inquiétude jeudi, alors que les autorités locales ont annoncé la libération de plusieurs d'entre elles.

"Certaines" des dizaines de jeunes filles portées disparues après l'attaque, lundi, d'un internat du village de Dapchi, dans le Yobe, ont été retrouvées et mises en sécurité par les forces nigérianes, a assuré jeudi Abdullahi Bego, porte-parole du gouverneur de l'Etat.

Il n'a pas précisé le nombre de lycéennes retrouvées ni les circonstances dans lesquelles elles avaient "été libérées des terroristes qui les avaient enlevées", précisant seulement qu'"elles étaient actuellement sous la garde de l'armée nigériane".

>> Lire aussi : Quinze ans de prison pour un des ravisseurs des lycéennes de Chibok au Nigeria

Cet enlèvement a ravivé la crainte d'un "nouveau Chibok", du nom de la ville de l'Etat voisin du Borno où Boko Haram avait enlevé 276 élèves d'un internat en avril 2014, provoquant une vague d'indignation mondiale.

Selon des témoignages d'habitants, les insurgés du groupe jihadiste nigérian, lourdement armés, avaient attaqué lundi le village, tirant en l'air et faisant exploser des grenades.

La plupart des élèves et les professeurs de l'internat se sont enfuis en brousse, craignant d'être enlevés, comme ce fut le cas pour les lycéennes de Chibok dans l'Etat voisin de Borno il y a quatre ans.

Un ministre de l'Etat de Yobe avait assuré que "815 étudiantes" étaient rentrées alors que 111 autres étaient manquantes.

Le groupe jihadiste Boko Haram mène depuis 2009 une insurrection sanglante dans le nord-est du Nigeria ayant fait plus de 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés.

Il a kidnappé des milliers de personnes, dont des femmes et des enfants. L'enlèvement de 276 lycéennes à Chibok en 2014 avait déclenché une vague d'indignation mondiale.

Avec AFP

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