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Dix-huit civils tués dans une double embuscade au centre du Mali

Des soldats maliens devant l'hélicoptère transportant le Premier ministre malien atterrit à Menaka, au Mali, le 9 mai 2018.

Dix-huit civils ont été tués dans une double embuscade menée par des hommes armés à deux jours d'intervalle dans une même commune du centre du Mali où opèrent des jihadistes, selon des élus locaux et d'une source de sécurité.

"Mercredi, 12 civils ont été tués par des hommes armés dans le village de Tigula, dans la commune rurale de Mondoro. Jeudi, six autres civils partis à la recherche des corps des douze tués ont été à leur tour tués par les mêmes hommes", a déclaré vendredi à l'AFP un élu de Mondoro sous couvert de l'anonymat.

Le déroulement des faits et le bilan ont été confirmés par un autre élu municipal.

"Un véhicule de l'armée qui transportait des vivres, près du village de Tigula, a explosé, tuant un militaire. Ayant entendu l'explosion, les villageois ont pris la direction du lieu (de l'explosion) pour secourir les militaires lorsque des terroristes sont intervenus pour les exécuter", a détaillé cet élu local.

Six autre civils partis jeudi à la recherche du premier groupe de personnes dont ils étaient sans nouvelles ont été à leur tour "tués par les terroristes", a-t-il poursuivi.

Le bilan de 18 civils tués est également confirmé par une source de sécurité, qui n'a cependant pas fait état du soldat tué.

"Les assaillants ont mis des mines dans les corps des douze civils. On ne sait pas très bien encore si c'est en voulant prendre les corps que les six (autres civils) ont été tués ou s'ils ont été exécutés comme les autres", a indiqué cette source de sécurité.

Des enquêteurs ont été envoyés vendredi dans la zone de Mondoro pour savoir "exactement" ce qui s'est passé, a indiqué à l'AFP une autre source de sécurité.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit.

Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l'application accumule les retards.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger, se mêlant très souvent à des conflits intercommunautaires.

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Pour l'Aïd, l'imam Dicko appelle à "chasser les démons de la division" au Mali

Mahamoud Dicko à Badalabougou le 24 juillet 2020. (VOA Bambara)

Les Maliens doivent "se faire violence" et "chasser les démons de la division", a déclaré vendredi la figure morale de l'opposition au Mali, l'imam Mahmoud Dicko, à l'occasion de la fête musulmane de l'Aïd al-Adha, alors que les efforts pour dénouer la crise politique au Mali font du surplace.


​"Chacun dans ce pays doit faire violence sur soi, doit avoir un dépassement de soi, pour que les coeurs se rapprochent, pour que nous puissions vraiment bâtir ensemble notre pays dans la paix, la prospérité et la quiétude", a déclaré à la presse l'influent chef religieux, après avoir dirigé la prière dans sa mosquée de Bamako et sacrifié un mouton, comme le veut la tradition lors de cette fête, la plus importante du calendrier musulman.

"C'est un devoir citoyen et un devoir religieux pour tout un chacun. C'est un voeu ardent que je formule. Je pense que, Inch' Allah (si Dieu le veut, ndlr), le peuple malien saura avoir les ressources nécessaires pour chasser les démons de la division, de la discorde, dans notre pays et que les coeurs se retrouvent pour qu'on ait un Mali stable dans la paix et dans la quiétude", a ajouté l'imam Dicko.

Le religieux de 66 ans est la figure clé du mouvement de contestation sans précédent du président Ibrahim Boubacar Keïta, dit "IBK" qui a vu le jour ces derniers mois et qui fait craindre aux voisins du Mali, épicentre de la menace jihadiste au Sahel, que le pays sombre dans le chaos.

Après avoir appelé à voter pour M. Keïta en 2013, l'imam Dicko s'en est éloigné au point de devenir la bête noire du chef de l'Etat, qui le soupçonne de vouloir faire du Mali une république islamique.

L'influent imam souffle le chaud et le froid sur le plan de sortie de crise adopté par les Etats ouest-africains de la Cédéao lors d'un sommet virtuel lundi dernier.

Contrairement au mouvement d'opposition M5-RFP, coalition hétéroclite de chefs religieux, d'opposants et de membres de la société civile dont il est proche sans en faire formellement partie, Mahmoud Dicko ne réclame pas la démission du chef de l'Etat.

Mais il a rejeté la main tendue du Premier ministre Boubou Cissé, qui lui demandait de jouer de son influence pour que l'opposition le rejoigne dans un gouvernement d'union nationale, l'une des recommandations essentielles de la Cédéao.

Lors d'un tête-à-tête mardi, Mahmoud Dicko a au contraire demandé à Boubou Cissé de "rendre sa démission" afin que soit formé un "vrai gouvernement d'union nationale".

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