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États-Unis

Deuxième comparution du tireur du lycée de Parkland

Nikolas Cruz au tribunal, le 19 février 2018, à Fort Lauderdale, en Floride.

Nikolas Cruz, le jeune homme de 19 ans accusé d'avoir abattu 17 personnes dans un lycée de Floride, a comparu devant un tribunal, pour la deuxième fois depuis la tuerie.

Tête basse, menottes attachée à une chaîne passée autour de la taille, portant le vêtement orange des prisonniers, Nikolas Cruz n'a manifesté aucune émotion lors de cette audience de procédure qui s'est tenue à Fort Lauderdale.

Le tireur de Floride inculpé de 17 meurtres avec préméditation (vidéo)
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>> Lire aussi : Le tueur de Floride, un ado à problèmes amateur d'armes

La présidente du tribunal a conclu cette séance en déclarant qu'une motion déposée par la défense du prévenu, poursuivi pour 17 chefs de meurtre avec préméditation, ne serait pas pour le moment rendue publique.

Lors d'une deuxième audience à laquelle Nikolas Cruz n'assistait pas, un magistrat a demandé la lecture d'extraits d'un rapport sur la santé mentale du tireur, émis par un département des affaires sociales de Floride en novembre 2016 et qui a déjà fuité dans les journaux.

Nikolas Cruz, qui a perdu sa mère en novembre l'an dernier, a été examiné par les autorités compétentes après la diffusion de vidéos sur la plate-forme Snapchat le montrant en train de s'automutiler, selon la presse locale.

"M. Cruz porte des coupures récentes sur ses deux bras. Il affirme qu'il compte aller acheter un pistolet. On ignore dans quel but", note le rapport.

Le FBI a reconnu vendredi ne pas avoir traité à sa juste valeur un renseignement obtenu début janvier sur la dangerosité du jeune homme, qui disait déjà posséder des armes et évoquait son envie de tuer des gens.

La tuerie du lycée Marjory Stoneman Douglas a relancé le débat récurrent sur le contrôle des armes à feu aux Etats-Unis.

Une lycéenne dénonce le silence de Trump sur les armes (vidéo)
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Après avoir été critiqué par des lycéens pour avoir uniquement mis en cause le rôle du FBI dans la tuerie, Donald Trump a fait savoir lundi qu'il soutenait un projet de loi visant à améliorer la vérification des antécédents des acquéreurs d'armes à feu.

Avec Reuters

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Trump veut le retour des astronautes américains sur la Lune dans cinq ans

Décollage de la navette spatiale américaine (Marshall Space Flight Center/NASA via AP).

Le vice-président américain Mike Pence a annoncé mardi que la politique officielle des Etats-Unis était de faire revenir des astronautes américains sur la Lune d'ici cinq ans, et qu'une femme serait la prochaine à en fouler le sol.

"Sur ordre du président, la politique officielle de cette administration et des Etats-Unis d'Amérique est de faire revenir des astronautes américains sur la Lune d'ici cinq ans", a déclaré Mike Pence lors d'un discours à Huntsville, dans l'Alabama, où sont fabriquées une partie des fusées américaines depuis des décennies.

"La première femme et le prochain homme sur la Lune seront des astronautes américains, lancés par des fusées américaines depuis le sol américain", a déclaré Mike Pence.

Le calendrier jusqu'à présent était un retour en 2028, mais le gouvernement de Donald Trump a exprimé sa frustration face aux retards et aux dépassements de budget du programme de la Nasa pour construire sa prochaine grande fusée SLS, dont le premier vol a été repoussé récemment à 2021.

Le vice-président a vertement tancé l'agence spatiale durant son discours, critiquant "l'inertie bureaucratique" de l'agence et appelant à un "nouvel état d'esprit".

Il a menacé de confier aux lanceurs privés les futures missions si la Nasa n'était pas prête à temps.

"Si les fusées privées sont la seule façon de ramener des astronautes américains sur la Lune dans cinq ans, alors ce sera des fusées privées", a-t-il lâché.

Le patron de la Nasa, Jim Bridenstine, a dit récemment qu'une femme serait sans doute la prochaine à fouler le sol lunaire, où aucun humain n'est retourné depuis 1972.

Signature du décret américain reconnaissant la souveraineté d'Israël sur le Golan

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Une youtubeuse arrêtée pour des sévices sur ses enfants adoptifs

L'Américaine Machelle Hobson mettait en scène ses enfants déscolarisés dans des vidéos vues des millions de fois sur YouTube. Mais hors champ, elle est soupçonnée de les avoir couverts de spray lacrymogène, enfermés dans des placards et affamés.

L'animatrice de la chaîne "Fantastic Adventures", 47 ans, a été arrêtée avec deux de ses fils biologiques majeurs à son domicile de Maricopa, en Arizona. Elle reste en détention mais ses fils ont été relâchés.

Ses sept enfants adoptifs, âgés de 6 à 15 ans et déscolarisés, ont expliqué aux forces de l'ordre avoir été contraints de participer aux vidéos de leur mère et avoir été soumis à des punitions "quand ils oubliaient leur texte ou ne suivaient pas les consignes", selon un rapport de police.

L'éventail des châtiments était, selon eux, particulièrement cruel: elle les aspergeait avec une bombe lacrymogène de la tête aux pieds, les plongeait dans des bains glacés, les battait avec une ceinture et les enfermait pendant des heures sans leur donner à boire ou à manger. Un de ses fils a ajouté qu'elle lui avait pincé le pénis jusqu'à le faire saigner.

Leurs propos ont été confirmés par l'un des fils biologiques arrêtés avec elle pour "non dénonciation". Elle nie tout mauvais traitement, concédant juste des fessées. Les policiers étaient intervenus après qu'une de ses filles biologiques leur eut transmis les plaintes de sa petite sœur d'adoption.

Dans sa maison, ils ont découvert deux bombes lacrymogènes et un placard avec un verrou à l'extérieur, conforme aux descriptions des enfants. Ces derniers semblaient "mal nourris avec le teint pâle, de gros cernes sous les yeux, et une apparente maigreur", d'après le rapport.

La chaîne YouTube de Machelle Hobson, lancée en 2012, avait plus de 700.000 abonnés et 240 millions de vues ; ce qui lui a probablement rapporté des centaines de milliers de dollars. Ses vidéos, d'une dizaine de minutes, mettaient en scène ses enfants en train de jouer, sifflotant, se poursuivant avec des pistolets factices ou déguisés en super-héros. La plateforme a fermé sa chaîne.

Machelle Hobson devait comparaître en justice le 26 mars en vue d'une inculpation formelle.

Le Pentagone débloque 1 milliard de dollars pour le mur de Trump

Des spécimens du mur à construire, présentés à San Diego, en Californie, le 5 février 2019.

Le chef du Pentagone Patrick Shanahan a annoncé lundi avoir débloqué un milliard de dollars pour la construction d'une section du mur frontalier voulu par le président Donald Trump à la frontière avec le Mexique.

Le ministère de la Sécurité intérieure (DHS) a demandé au Pentagone de construire un mur de 91 km de long dans la région de El Paso (Texas), et le corps du génie de l'armée de Terre "est autorisé à se coordonner directement avec le DHS et les gardes-frontières pour entreprendre la planification et la mise en oeuvre de ce projet à hauteur d'un milliard de dollars", a indiqué le ministre de la Défense par intérim dans un communiqué.

M. Shanahan justifie cette dépense par la loi fédérale. Un paragraphe de l'article 10 du Code des Etats-Unis "autorise le ministère de la Défense à construire des routes et des barrières et à installer des éclairages pour empêcher (...) le trafic de drogue transfrontalier".

"Par conséquent, j'ai décidé d'entreprendre (...) la construction d'un mur de 91 km de long et de 5,5 m de haut, de construire et de réparer les routes et d'installer des éclairages comme requis" par le DHS, précise M. Shanahan dans ce communiqué publié à une heure tardive, quelques heures seulement avant qu'il ne s'adresse au Congrès pour défendre le projet de budget du Pentagone.

Frustré par le refus du Congrès de lui accorder le budget qu'il réclamait pour construire le mur frontalier, Donald Trump a déclenché le 15 février une procédure d'"urgence nationale" qui lui permet de contourner les parlementaires afin de débloquer plus de huit milliards de dollars de financements.

Cette mesure exceptionnelle a indigné les démocrates, mais aussi des élus de son camp, qui estiment que le républicain outrepasse les pouvoirs présidentiels et crée un dangereux précédent.

Avec AFP

Pas de preuve de collusion dans le rapport Mueller

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