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Deux morts dans une nouvelle attaque de l'EI dans le centre de la Libye


Carte du contrôle des territoires en Libye au 4 septembre

Deux gardes ont été tués dans une attaque revendiquée par le groupe Etat islamique (EI) contre un barrage de sécurité, dans le centre de la Libye, la troisième du genre en deux semaines visant les forces loyales au maréchal Khalifa Haftar.

Les deux gardes ont été "égorgés" et quatre autres ont été enlevés par le groupe ultraradical dans l'attaque qui s'est produite tôt samedi près d'un champ pétrolier dans la localité de Zella, à 800 km au sud-est de la capitale Tripoli, selon une source des forces du maréchal Haftar, homme fort de l'est de la Libye.

Cette source n'a pas précisé si les gardes étaient des militaires ou des civils armés.

De son côté, le bureau média de l'Armée nationale libyenne (ANL) auto-proclamée par le maréchal Haftar, a indiqué que "l'attaque terroriste" avait été repoussée, sans autre détail.

L'EI a revendiqué l'attaque, indiquant dans un bref communiqué avoir visé "les milices de Haftar".

L'ANL avait lancé en janvier une opération pour "purger le sud des groupes terroristes et criminels", s'emparant sans combats de quelques villes, après avoir obtenu le ralliement de tribus locales.

Le maréchal Haftar a ensuite lancé une offensive le 4 avril pour conquérir Tripoli, siège du Gouvernement d'union nationale (GNA) reconnu par la communauté internationale.

Les deux camps s'affrontent depuis dans la banlieue sud de la capitale notamment.

Focalisés sur leurs combats, ils ont laissé le champ libre à l'EI qui avait mené le 4 mai une attaque à Sebha (9 morts) puis à Ghodwa (2 morts), cinq jours plus tard.

Des forces loyales au GNA avaient chassé en décembre 2016 l'EI de Syrte, principal bastion djihadiste en Libye situé à 450 km à l'est de Tripoli.

Mais même affaiblis, les djihadistes constituent toujours une menace persistante pour le pays frappé par plusieurs attentats meurtriers.

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