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Deux morts dans des explosions à Kaboul


Le personnel de sécurité afghan inspecte le site d'un attentat à la bombe meurtrier à Kaboul, en Afghanistan, le mardi 9 février 2021. (Photo AP / Rahmat Gul)

Au moins deux personnes, dont un chef local de la police, ont été tuées mercredi matin à Kaboul dans l'explosion de plusieurs bombes, a indiqué une source policière.

Conformément à un modus operandi désormais bien établi, deux bombes ciblant des véhicules ont explosé en début de matinée, à une heure de grande affluence sur les routes.

Quatre personnes ont été blessées dans la première explosion et "deux ont été tuées et une blessée" dans l'autre, a indiqué Ferdaws Faramarz, le porte-parole de la police de Kaboul.

Le chef de la police d'un district de la capitale figure parmi les deux victimes, a confirmé à l'AFP Tariq Arian, le porte-parole du ministère de l'Intérieur.

Une troisième bombe visant une voiture de police a également explosé dans le district de Paghman, en périphérie de Kaboul. Ces trois attaques n'ont pour l'instant pas été revendiquées.

Les autorités n'ont pas précisé si ces bombes avaient été fixées aux véhicules ou s'il s'agissait d'engins explosifs improvisés (IED) posés en bord de route.

Depuis des mois, Kaboul est frappée par des attaques quasi-quotidiennes à l'encontre de journalistes, personnalités politiques et religieuses, défenseurs des droits humains ou juges, qui ont incité des membres de la société civile à se cacher ou s'exiler.

Même si l'organisation État islamique a revendiqué certaines de ces attaques qui ont semé la peur et le chaos dans le pays, Kaboul et Washington les imputent aux talibans.

Cette tactique nouvelle semble avoir coïncidé avec l'ouverture en septembre à Doha de négociations de paix entre les talibans et le gouvernement afghan, destinées à mettre fin à deux décennies de guerre.

Kaboul tente d'obtenir un cessez-le-feu permanent, mais les talibans ont rejeté pour l'instant toute concession.

La recrudescence des violences à Kaboul et dans plusieurs provinces afghanes a conduit l'administration du président américain Joe Biden à annoncer un réexamen de l’accord signé en février 2020 à Doha avec les insurgés, qui prévoit le retrait total des troupes américaines d’ici mai.

Washington a accusé les insurgés de n'avoir ni réduit les violences ni coupé les liens avec Al-Qaïda, contrairement à ce que prévoyait l'accord.

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