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Deux militaires congolais morts d'Ebola


Des agents de la santé aident un patient à se coucher sur son lit au centre de traitement de Médecins sans frontière, Butembo, 3 novembre 2018.
Des agents de la santé aident un patient à se coucher sur son lit au centre de traitement de Médecins sans frontière, Butembo, 3 novembre 2018.

Deux militaires congolais sont décédés des suites de la fièvre hémorragique Ebola dans l'est de la République démocratique du Congo où le foyer de l'épidémie s'est déplacé vers le nord, a-t-on appris mardi de sources militaire et sanitaire.

"Deux de nos militaires sont morts de suites de la maladie à virus Ebola à Beni. Trois autres sont en observation", a déclaré à l'AFP le major Mak Hazukay, porte-parole de l'armée dans la région.

"Toutes les mesures sont prises pour que la contamination des hommes des troupes soit stoppée", a-t-il assuré.

"De nouveaux cas d'Ebola sont enregistrés ces derniers temps à cause de la résistance des populations. Même les hommes en uniformes sont atteints. Deux militaires sont morts et trois sont des cas suspects en observation", a affirmé de son côté à l'AFP le Dr Michel Tosalisa, chef de la zone de santé de Beni.

"Depuis le début de l'épidémie, le cumul des cas est de 736, dont 682 confirmés et 54 probables. Au total, il y a eu 459 décès (405 confirmés et 54 probables) et 257 personnes guéries", selon le dernier bilan du ministère de la santé daté de lundi.

Déclarée le 1er août 2018 dans la région de Beni (Nord-Kivu, est), l'épidémie s'est rapidement propagée vers la province voisine de l'Ituri (nord-est).

La zone de santé de Katwa à Butembo, dans le Nord-Kivu, "continue à être le principal foyer de l'épidémie d'Ebola ayant enregistré 65% (68/104) des nouveaux cas confirmés au cours des 21 derniers jours", selon le ministère de la Santé.

La délinquance urbaine, les réticences communautaires ainsi que des manifestations publiques ont contribué "à l'augmentation importante des cas confirmés à Katwa ce mois-ci", explique cette source.

Des groupes de délinquants perturbent les actions de la riposte en empêchant le bon déroulement d'activités importantes comme la vaccination, la désinfection des maisons et des objets utilisés par les malades et les enterrements dignes et sécurisés, expliquent les autorités sanitaires.

Les élections du 30 décembre en RDC avaient été annulées à Beni officiellement en raison de l'insécurité et de l'épidémie d'Ebola.

La RDC fait face à la dixième épidémie de cette fièvre hémorragique depuis son apparition en 1976 dans la province de l'Équateur (nord-ouest).

Avec AFP

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