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Mali

Deux femmes circulant en charrette et deux soldats tués par des mines

Général Ibrahim Dahirou Dembélé, ministre de la Défense et Général Keba Sangaré chef d'état major armée de terre, au Mali, le 8 septembre 2019. (VOA/Kassim Traoré)

Deux femmes circulant en charrette dans le centre du Mali ont été tuées jeudi par l'explosion d'une mine, au lendemain de la mort de deux militaires maliens dans des circonstances similaires, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

Ces deux femmes, ont été tuées à une dizaine de kilomètres de la localité de Mondoro, proche de la frontière avec le Burkina Faso, "lorsque la charrette dans laquelle elles étaient a sauté sur une mine", a dit à l'AFP un élu local ayant requis l'anonymat.

Deux enfants qui se trouvaient à bord du même véhicule ont été "gravement blessés", selon une source hospitalière.

Située dans la zone des trois frontières - Mali, Burkina, Niger -, la région de Mondoro est le théâtre d'attaques de plus en plus violentes de groupes djihadistes.

La pose de mines artisanales (IED), faciles à fabriquer et efficaces contre les véhicules, est devenue un mode d'action privilégié pour les djihadistes au Mali.

Les djihadistes "harcèlent" également les populations, qui se sentent "assiégées", selon des habitants interrogés par l'AFP.

Les djihadistes "nous empêchent souvent de sortir ou d'entrer dans la ville. L'armée malienne est à l'intérieur de la ville, mais ne sort quasiment pas", a déclaré un élu local.

Mercredi, à une cinquantaine de kilomètres plus au nord, deux soldats ont été tués lorsque leur véhicule a sauté sur une mine artisanale près de Hombori, selon l'armée malienne. Quatre militaires ont également été blessés dans l'incident.

Les Forces armées maliennes ont par ailleurs assuré avoir interpellé en milieu de semaine un "présumé poseur de mines". "Recherché depuis longtemps", cet homme est "soupçonné être l'auteur de nombreuses poses de mines et engins explosifs improvisés entre Gao et Hombori", selon l'armée. Collecteur de la zakât (l'aumône légale), ce membre présumé d'un groupe armé djihadiste armé a été interpellé sur un marché au bétail.

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L'UE et les Emirats livrent des véhicules blindés au Mali en guerre contre le djihadisme

Général Keba Sangaré lors de la revue des troupes, au Mali, le 8 septembre 2019. (VOA/Kassim Traoré)

L'Union européenne a remis vendredi 13 véhicules blindés destinés à la composante malienne de la force conjointe anti-jihadiste du G5 Sahel, au lendemain de l'arrivée à Bamako des premiers des 130 blindés de fabrication russe en partie financés par les Émirats arabes unis.

Ces 13 blindés tout-terrain de type Bastion, huit destinés au transport de troupes, deux à la lutte anti IED (engins explosifs improvisés), deux pour les évacuations sanitaires et un aménagé en poste de commandement ont été remis aux autorités maliennes lors d'une cérémonie au camp militaire de Kati, à une quinzaine de kilomètres de Bamako, selon un communiqué de l'UE.

Ils sont destinés à équiper les deux bataillons maliens de la force conjointe des pays du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso et Tchad), dont le manque persistant de matériel a, selon l'ONU, ralenti la montée en puissance depuis sa relance en 2017.

Ils font partie d'un lot de 46 véhicules blindés déjà ou en passe d'être livrés par l'UE à ces pays du Sahel dont les armées paient un lourd tribut à la lutte contre les groupes djihadistes, dont les attaques se multiplient. Outre ceux livrés vendredi au Mali, 13 l'ont déjà été au Niger, 7 à la Mauritanie, 4 au Tchad et 4 au Burkina.

Dans les prochaines semaines, trois supplémentaires doivent être fournis au Tchad et deux au Burkina Faso, selon une source diplomatique européenne.

L'UE et ses Etats membres ont débloqué quelque 155 millions d'euros pour soutenir la Force conjointe depuis sa création, dont près de 70% ont déjà été décaissés. L'UE a en outre décidé d'un financement additionnel de 138 millions d'euros, confirmé par le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell lors du sommet de Pau entre la France et le G5 Sahel le 13 janvier.

"Ces blindés vont aider nos soldats, surtout à éviter les mines et les embuscades, parce qu'ils peuvent résister à beaucoup de coups de feux", a déclaré à l'AFP en marge de la cérémonie le général de brigade Moustapha Drabo, directeur du matériel, des hydrocarbures et des transports des Forces armées maliennes (FAMa).

Jeudi, un vol cargo avec à son bord sept véhicules blindés de type Typhoon Kamaz, des 4x4 de fabrication russe, avait atterri à l'aéroport de Bamako, selon le gouvernement malien.

Ils font partie d'un lot de 130 véhicules de ce type destinés aux FAMa. Trente de ces blindés constituent un don des Emirats arabes unis, les 100 restants étant financés par le budget national malien, selon les services du Premier ministre Boubou Cissé.

L'UE remet 13 véhicules blindés aux forces armées maliennes

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