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Crimes/enquêtes

Deux camionneurs marocains tués au Mali

Des troupes de l'armée malienne patrouillent dans l'ancienne ville de Djenné, dans le centre du Mali, le 28 février 2020.

Deux camionneurs marocains ont été tués au Mali à plusieurs centaines de kilomètres au nord de Bamako, où ils acheminaient des marchandises, par des assaillants non identifiés, a-t-on appris dimanche de source diplomatique marocaine et de sécurité malienne.

Par ailleurs, la Mission de l'ONU au Mali (Minusma) a annoncé sur Twitter que trois de ses Casques bleus avaient été blessés samedi matin par un engin explosif près de son camp à Kidal, dans le nord-est du pays.

"Deux camionneurs marocains ont été tués samedi et un autre blessé par des hommes armés", a affirmé à l'AFP la source diplomatique marocaine, précisant qu'ils "venaient à Bamako avec des marchandises".

"Des hommes armés ont assassiné deux Marocains et blessé un autre hier vers Didiéni. Ils étaient à bord de camions de marchandises qui venaient à Bamako", a indiqué à l'AFP une source de sécurité malienne.

Il n'était pas établi dans l'immédiat si les assaillants, qui sont repartis sans emporter les marchandises, notamment des fruits, étaient des jihadistes ou des bandits, selon les mêmes sources.

"Les deux corps ont été transportés à Bamako, et le blessé a été soigné sur place. Nous avons dépêché des forces de sécurité sur les lieux", a ajouté la source de sécurité.

Depuis le déclenchement de rébellions indépendantiste et jihadiste dans le Nord en 2012, le Mali est plongé dans une tourmente multiforme qui a fait des milliers de morts, dont de très nombreux civils, malgré le soutien de la communauté internationale et l'intervention de forces de l'ONU, françaises et africaines.

Ces violences se sont entremêlées à des conflits intercommunautaires et à des attaques crapuleuses, en particulier dans le centre du pays, qui compte pour plus de la moitié des violences envers les civils, selon la division des droits de l'Homme de la Minusma.

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Arrestation en RDC du formateur présumé des rebelles ADF

Patrouille mixte ONU-FARDC près de la zone d'une attaque aux ADF à environ 30 km de Beni, en République démocratique du Congo, le 23 juillet 2021.

Un ressortissant étranger présenté par les autorités congolaises comme un Jordanien formateur des rebelles du groupe Forces démocratiques alliées (ADF) a été arrêté sur un axe routier dangereux de Beni, dans l'est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris mardi de source gournementale.

"L'armée a arrêté un Jordanien sur la route Beni-Kasindi. Il a été transféré à Kinshasa et a été soumis aujourd'hui (mardi) à l'interrogatoire du parquet militaire", a déclaré à l'AFP Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement congolais.

"Cet homme avait la charge de former des terroristes ADF à la manipulation des drones", a-t-il ajouté.

Selon une autre source, il avait sur lui un titre de séjour de la République du Kosovo, qu'a pu consulter l'AFP. Ce document indique son âge, 40 ans, et mentionne la nationalité non pas jordanienne, mais saoudienne.

En mai, une ex-otage des ADF avait témoigné auprès d'une équipe de l'AFP avoir vu des Caucasiens manipuler des drones dans une clairière dans une forêt du territoire de Beni.

Cette arrestation "serait la première indication claire que l'État islamique (EI) fournit à sa filiale congolaise une assistance technique directe pour améliorer ses capacités", a analysé auprès de l'AFP Laren Poole, chef des opérations de l'organisation américaine Bridgeway Foundation.

De la centaine de groupes armés actifs dans la région orientale de la RDC, les ADF sont accusés d'être responsables de massacres de plus de 6.000 civils depuis 2013, selon un décompte de l'épiscopat congolais. A l'origine, les ADF étaient des rebelles musulmans ougandais. Ils sont maintenant présentés par l'organisation jihadiste EI comme sa branche en Afrique centrale.

Dans le nord-ouest du Nigeria, "les bandits" en fuite inquiètent les habitants

Un convoi de l'armée nigériane avec un canon antiaérien se dirige vers Bama, dans l'État de Borno, au Nigéria, le 31 août 2016.

L'opération menée par l'armée nigériane contre le banditisme dans le nord-ouest du pays le plus peuplé d'Afrique inquiète les habitants et autorités des régions voisines, où des hommes armés, membres de ces groupes criminels, ont récemment fui en nombre.

Ces hommes, connus localement sous le nom de bandits, pillent les villages, volent le bétail et pratiquent des enlèvements contre rançons. Cette année, ces gangs ont pris pour cible des écoles et des universités, enlevant plus de 1.400 élèves, selon l'Unicef.

Début septembre, des centaines de soldats appuyés par des forces aériennes ont lancé une offensive dans l'Etat de Zamfara, où sont installées un grand nombre de ces bandes.

Pour mener à bien cette opération militaire, les autorités ont suspendu les réseaux mobiles à Zamfara.

Elles ont également imposé une série de restrictions, allant de l'interdiction de vendre des bidons d'essence jusqu'à la suspension de marchés de bétails, l'une des principales sources de revenus de ces gangs.

En réaction, les "bandits" ont installé des barrages sur plusieurs grandes routes de Katsina, l'Etat frontalier avec Zamfara. Là, ils saisissent la nourriture transportée par les camions, et siphonnent l'essence des véhicules, selon les témoignages d'habitants recueillis au téléphone par l'AFP.

"Ces derniers jours, nous avons observé une présence accrue d'hommes armés à moto dans la zone", explique Ashiru Bawa, qui habite dans le département de Kankara. "Les pénuries de nourriture et d'essence les ont sérieusement affectés".

Les médias locaux rapportent que les criminels se trouvent privés de nourriture, et qu'ils exigent désormais aux familles des otages des vivres, et non plus des billets de banques, pour le paiement des rançons.

Les autorités de Katsina ont également coupé les réseaux mobiles sur une partie du territoire. Tout comme l'Etat voisin de Sokoto dimanche.

La suspension des télécommunication vise à empêcher les bandits d'échanger entre eux, mais aussi avec leurs informateurs, et protéger ainsi les déplacements des troupes.

Mais ces coupures affectent également les habitants qui peinent désormais à prévenir les autorités en cas d'attaques, affirme M. Bawa, qui a parcouru 120 kilomètres pour atteindre la capitale de l'Etat de Katsina et passer un important coup de fil.

A Katsina, les bandits n'ont pas fait de mal aux automobilistes, selon les habitants qui craignent cependant qu'ils ne reprennent leurs attaques "après avoir repris des forces", s'inquiète M. Bawa.

Les différentes campagnes militaires lancées depuis 2016 et les accords d'amnistie conclus entre les gouverneurs locaux avec les bandits n'ont pas réussi à mettre fin aux violences.

- "Affamés et abattus" -

Ces derniers jours, les autorité de Kaduna ont rapporté une augmentation du nombre d'attaques dans plusieurs zones reculées de cet autre Etat voisin.

Les bandits ont envahi plusieurs communautés dans les districts de Igabi, Chikun, Giwa, Birnin Gwari et Sanga "où plusieurs habitants ont perdu la vie", a déclaré le responsable de la sécurité de l'Etat de Kaduna, Samuel Aruwan.

Les habitants du district de Giwa ont informé l'AFP que des hommes armés juchés sur des motos et venus de Zamfara circulaient actuellement sur leurs routes et occupaient les villages de Saulawa et Damari.

Ailleurs, dans le district de Birnin Gwari, les bandits "sont arrivés pour la plupart à pied, l'air affamé et abattu, et se sont enfoncés dans la forêt", décrit un habitant du village de Udawa, Husseini Ibrahim.

Selon lui, certains de ces hommes prêchent auprès de la population, suggérant un possible lien avec Ansaru, un groupe affilié à al-Qaïda présent dans les forêts de Kaduna.

Les bandes criminelles sont d'abord motivées par l'appât du gain, et n'ont a priori pas de motivation idéologique, mais des liens avec les groupes jihadistes qui opèrent à des centaines de kilomètres de là, dans le nord-est du Nigeria, existent également.

"Les bandits qui sont chassés de Zamfara, arrivent en masse à Birnin Gwari et les forces de sécurité ne les poursuivent pas", déplore Ahmed Isah, un habitant.

"Ils devraient coordonner l'opération avec les Etats voisins pour bloquer les routes par lesquelles les bandits s'échappent et les écraser", avance-t-il. "Sinon l'opération de Zamfara ne les fera que changer d'endroit".

L'ex-président Zuma absent à son procès, sa santé en question

Dans cette capture d'écran, l'ancien président sud-africain Jacob Zuma apparaît sur un écran virtuellement depuis l'établissement de services correctionnels Estcourt, à Pietermaritzburg, en Afrique du Sud, le 19 juillet 2021.

L'état de santé de l'ex-président sud-africain Jacob Zuma, 79 ans, absent mardi à la reprise de son procès pour corruption et qui a bénéficié d'une liberté conditionnelle pour raison médicale dans une affaire distincte, était au centre des débats.

Depuis son hospitalisation en août, un mois après avoir commencé à purger une peine de prison ferme pour outrage, aucune information n'a filtré sur sa santé, sauf qu'il a subi plusieurs opérations chirurgicales.

"La présence au tribunal n'est pas facultative", a sèchement rappelé le représentant du ministère public à l'ouverture de l'audience au tribunal de Pietermaritzburg (Est), retransmise à la télévision. "Il n'y a aucune raison pour qu'il ne soit pas là aujourd'hui", a-t-il asséné, réclamant que le dossier médical de M. Zuma soit transmis au tribunal.

Cette audience avait été reportée début septembre. Entretemps, une équipe médicale désignée par l'Etat, après examen de son dossier, a déclaré M. Zuma apte à comparaître.

L'ex-président doit répondre de seize chefs d'accusation de fraude, corruption et racket, dans une histoire de pots-de-vin en 1999 impliquant le géant de l'armement français Thales, inculpé aussi de corruption et blanchiment d'argent.

Le procès, maintes fois reporté en raison d'inombrables recours de M. Zuma, s'était finalement ouvert en mai.

Rappelant aussi qu'un procès pénal ne peut se dérouler sans accusé, le juge Piet Koen a demandé aux conseils de Jacob Zuma de justifier l'absence de leur client: "Je souhaite désespérément poursuivre ce procès".

La défense s'est catégoriquement refusée à communiquer son dossier médical.

M. Zuma a été condamné en juin à quinze mois de prison pour avoir obstinément refusé de se présenter devant une commission chargée d'enquêter sur la corruption d'Etat sous sa présidence (2009-2018).

Son incarcération en juillet avait déclenché une vague sans précédent de violences dans le pays. "Combattre ces charges menées contre moi fait partie de la lutte pour la justice, la dignité et le respect de l'Africain noir", a-t-il déclaré dans un communiqué la veille de l'audience, assurant que "ce n'est pas fini".

Une nouvelle série d'explosions fait des morts à Bujumbura

Des agents de sécurité burundais sécurisent le lieu d'une attaque à la grenade qui a tué un général le 25 avril 2016 à Bujumbura.

Au moins trois personnes ont été tuées et des dizaines blessées lundi soir dans une série d'explosions dans la capitale économique du Burundi, Bujumbura, dernières en date d'une série d'attaques dans le pays, ont indiqué police et médias.

Ces explosions surviennent au lendemain de l'explosion meurtrière d'une grenade dans un bar de la capitale burundaise, Gitega, et de tirs de mortier revendiqués par le groupe rebelle RED-Tabara sur l'aéroport de Bujumbura, samedi soir.

Au moins deux grenades ont explosé sur un parking de bus dans le centre de Bujumbura lundi vers 19H00 (17H00 GMT), selon une source policière et des témoins.

"Une personne a été tuée et 29 blessées, certaines grièvement", a déclaré à l'AFP un policier qui a requis l'anonymat.

L'explosion a provoqué des scènes de panique, chauffeurs de bus, passagers ou personnes qui se trouvaient là tentant de fuir, en criant, et en courant dans toutes les directions.

La troisième explosion a visé un marché, tuant au moins deux personnes et blessant plusieurs autres, a rapporté le journal Iwacu.

Aucun responsable burundais n'a voulu réagir à ces attaques, qui n'ont pas été revendiquées, de même qu'à celle à la grenade dimanche qui a tué deux personnes dans un bar à Gitega.

"L'explosion de la grenade a fait beaucoup de dégâts, deux personnes ont été tuées sur le coup alors que huit autres personnes blessées sont en train d'être soignées dans plusieurs structures sanitaires de Gitega", a déclaré à l'AFP un officier de police, qui a requis l'anonymat.

Selon une deuxième source sécuritaire, le bar appartenait à un officier de police et y étaient réunis "de nombreux officiels et membres du parti au pouvoir".

"Toutes ces attaques sont lancées par les ennemis de la paix pour montrer que l'insécurité règne au Burundi au moment où Son Excellence le président Evariste Ndayishimiye se rend à New York pour sa plus grande visite depuis qu'il est à la tête de l'Etat burundais", a dit à l'AFP un haut responsable, sous couvert d'anonymat.

"Mais ils n'iront pas loin car la situation est sous contrôle", a ajouté la même source.

Tard samedi soir, veille du départ du président pour New York, où il doit participer à l'assemblée générale de l'ONU, le groupe rebelle RED-Tabara a mené une attaque sur l'aéroport international Melchior Ndadaye de Bujumbura.

Ces tirs, entendus jusqu'au centre-ville, n'ont pas fait de dégâts et le trafic aérien a continué.

Apparu il y a 10 ans, le RED-Tabara, qui a sa base arrière au Sud-Kivu, en RD Congo, est aujourd'hui le plus actif des groupes rebelles burundais. Il est accusé d'être à l'origine de nombreuses attaques ou embuscades mortelles à travers le pays depuis 2015.

Deux morts dans une attaque à la grenade dans la capitale burundaise

L'hopital régionale de Gitega.

Deux personnes ont été tuées et huit autres blessées dimanche soir par l'explosion d'une grenade dans un bar de la capitale burundaise Gitega, a appris lundi l'AFP d'une source policière.

Cette attaque intervient moins de deux jours après des tirs de mortier revendiqués par le groupe rebelle RED-Tabara sur l'aéroport de la capitale économique Bujumbura, qui n'avaient pas fait de dégâts.

"L'explosion de la grenade a fait beaucoup de dégâts, deux personnes ont été tuées sur le coup alors que huit autres personnes blessées sont en train d'être soignées dans plusieurs structures sanitaires de Gitega", a déclaré à l'AFP un officier de police, qui a requis l'anonymat.

Selon une deuxième source sécuritaire, le bar appartenait à un officier de police et y étaient réunis "de nombreux officiels et membres du parti au pouvoir".

L'attaque a été confirmée par deux témoins, qui évoquent une dizaine de blessés évacués dans les hôpitaux de la capitale.

Il n'était dans l'immédiat pas possible d'établir l'identité des assaillants.

Aucun responsable burundais n'a voulu réagir publiquement à ces deux attaques, alors que les médias officiels ont reçu l'injonction de ne pas les évoquer.

"Toutes ces attaques sont lancées par les ennemis de la paix pour montrer que l'insécurité règne au Burundi au moment où Son Excellence le président Evariste Ndayishimiye de rend à New York pour sa plus grande visite depuis qu'il est à la tête de l'Etat burundais", a dit à l'AFP un haut responsable, sous couvert d'anonymat.

"Mais ils n'iront pas loin car la situation est sous contrôle", a ajouté la même source.

Tard samedi soir, veille du départ du président pour New York, où il doit participer à l'assemblée générale de l'ONU, le groupe rebelle RED-Tabara a mené une attaque sur l'aéroport international Melchior Ndadaye de Bujumbura.

Ces tirs, entendus jusqu'au centre-ville, n'ont pas fait de dégâts et le trafic aérien a continué.

Apparu il y a 10 ans, le RED-Tabara, qui a sa base arrière au Sud-Kivu, en RD Congo, est aujourd'hui le plus actif des groupes rebelles burundais. Il est accusé d'être à l'origine de nombreuses attaques ou embuscades mortelles à travers le pays depuis 2015.

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