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États-Unis

Des victimes de prêtres américains obtiennent un accord de 210 millions de dollars

L'archevêque John Nienstedt lors d’une conférence de presse, à St. Paul, Minnesota, le 16 janvier 2015.

Un archidiocèse de l'Eglise catholique de l'Etat américain du Minnesota a conclu jeudi un accord à hauteur de 210 millions de dollars avec des centaines de victimes d'abus de membres du clergé, résolvant un conflit vieux de plusieurs années.

L'archidiocèse de Saint-Paul et Minneapolis - qui a été placé en 2015 sous la protection de la loi sur les faillites - a indiqué que l'accord devrait répondre à toutes les plaintes, conclure le processus de faillite et permettre la création d'un fonds financier spécial pour 450 victimes.

"Les rescapés des abus peuvent s'attendre à des paiements dès que le tribunal approuvera le plan", a déclaré l'archevêque Bernard Hebda.

"Je suis reconnaissant pour toutes les victimes rescapées qui se sont courageusement présentées", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. "Je reconnais que les abus vous ont tellement volé (...). L'Eglise vous a laissé tomber, je suis vraiment désolé."

Les victimes ont accueilli l'accord avec soulagement, mais ont souligné que leurs cicatrices émotionnelles restent intactes.

"C'est un grand jour pour nous et pour tous les survivants", a ajouté Jamie Heutmaker lors d'une autre conférence de presse.

Cet accord a été possible grâce à une loi du Minnesota adoptée en 2013, qui permet de poursuivre des agresseurs présumés dans des cas auparavant prescrits.

>> Lire aussi : Arrestation au Vatican d'un prêtre soupçonné de pédophilie

L'accord met fin à l'un des plus longs processus de prise en charge des abus liés à l'Eglise catholique aux Etats-Unis.

En 2012, des experts ont évoqué au Vatican le chiffre de 100.000 mineurs victimes d'abus de milliers de membres du clergé aux Etats-Unis, certains cas remontant à 1950.

Avec AFP

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Nouvel abandon d'un candidat démocrate dans la course à la Maison Blanche

Le gouverneur démocrate de Washington, lors du premier débat Premier débat des démocrates, à Miami, le 26 juin 2019

Il n'en reste plus que 22: le candidat à la primaire démocrate Jay Inslee a annoncé mercredi qu'il se retirait de la course à la Maison Blanche.

C'est le troisième abandon dans cette primaire après ceux d'Eric Swalwell et John Hickenlooper.

Jay Inslee, gouverneur progressiste de l'Etat de Washington, au nord-ouest des Etats-Unis, plafonnait à moins de 0,5% dans les sondages pour l'investiture démocrate.

"Cela devient maintenant clair que je ne vais pas être le choix principal, je ne vais pas être président, donc je me retire de la course", a-t-il déclaré lors d'une interview avec la présentatrice Rachel Maddow sur la chaîne MSNBC mercredi soir.

Depuis son entrée dans la course à la Maison Blanche en mars, Jay Inslee, 68 ans, avait fait de l'écologie son cheval de bataille.

"Le changement climatique, c'est le gros morceau et nous devons tout faire pour lutter contre", avait-il déclaré lors d'une interview à l'AFP la semaine dernière dans l'Iowa.

Jay Inslee voulait réduire à zéro les émissions de CO2 d'ici 25 ans, en passant à un parc de nouveaux véhicules -bus et automobiles- 100% électrique d'ici 2030.

Un programme particulièrement ambitieux aux Etats-Unis.

Les démocrates ne sont maintenant plus que 22 à vouloir remplacer le républicain Donald Trump à la Maison Blanche.

Selon les derniers sondages, l'ancien vice-président de Barack Obama, Joe Biden, est en tête avec 28,8% devant le sénateur socialiste Bernie Sanders (16%) et la sénatrice Elizabeth Warren (15,4%).

Avec AFP

Menace de récession, Trump toujours confiant

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Moi, Diego, coiffeur des présidents américains

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Un projet unique pour les 400 ans de l'esclavage

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Trump affirme qu'"aucun président" américain n'a autant aidé Israël que lui

Le président américain Donald Trump rencontre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son épouse Sara en présence de la première dame Melania Trump à la Maison Blanche le 5 mars 2018 à Washington, DC.

Donald Trump a affirmé mercredi qu'"aucun président" des Etats-Unis n'avait fait autant que lui pour Israël, alors qu'il était interrogé sur ses déclarations sur la "grande déloyauté" des électeurs juifs américains votant démocrates, dénoncées par certains comme étant antisémites.

"Je suis responsable de choses formidables pour Israël", a répondu le républicain à un journaliste qui l'interrogeait sur ses propos concernant la "loyauté" des électeurs juifs américains, en précisant dans sa question qu'il s'agissait d'un "célèbre cliché antisémite".

Sans répondre aux accusations d'antisémitisme, Donald Trump a insisté: "Aucun président n'est proche d'en avoir fait autant que moi" pour Israël.

Citant notamment sa reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël, ainsi que de la souveraineté israélienne sur la partie du Golan syrien annexée par Israël en 1981, le milliardaire a alors de nouveau accusé des parlementaires dont l'Américano-palestinienne Rashida Tlaib, d'être "antisémites".

"Elles sont anti-Israël", a-t-il ajouté lors d'une longue conférence de presse improvisée devant la Maison Blanche.

"Selon moi, si vous votez pour un démocrate, vous êtes déloyaux envers le peuple juif et très déloyaux envers Israël", a-t-il réitéré. "Les démocrates se sont vraiment éloignés d'Israël. Je ne peux pas comprendre comment ils peuvent faire ça".

Ses déclarations mardi soir sur la "grande déloyauté" des électeurs juifs votant démocrate lui ont valu une volée de critiques de la part d'associations de lutte contre l'antisémitisme et de parlementaires démocrates.

Selon eux, elles rappellent le stéréotype sur la "double allégeance" supposée des juifs, qui ne seraient pas "loyaux" envers le pays où ils vivent.

Le candidat à la Maison Blanche Bernie Sanders a tweeté: "Je suis fier d'être juif et je n'ai aucune inquiétude sur le fait de voter démocrate".

En pleine controverse, Donald Trump a consacré trois tweets mercredi matin à rapporter les propos d'un commentateur de radio conservateur, qui aurait déclaré: "Le président Trump est le meilleur président pour les juifs et pour Israël de l'histoire de l'humanité (...) Et les juifs en Israël l'adorent comme si c'était le roi d'Israël".

"Merci Wayne Allyn Root pour ces mots très gentils", a écrit le président des Etats-Unis.

Le "hashtag" #kingofIsrael ("roi d'Israël") figurait parmi les sujets les plus commentés sur Twitter aux Etats-Unis mercredi après-midi.

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