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Des tests ADN confirment la mort d'Izzat al Douri en Irak

Izzat Ibrahim al-Douri a bel et bien été tué par un drone

Le corps de Douri devait être remis ce lundi au gouvernement irakien, qui devrait pratiquer ses propres analyses AD.

BAGDAD (Reuters) - Une milice chiite irakienne a affirmé dimanche soir que des analyses ADN avaient confirmé la mort d'Izzat Ibrahim al Douri, ancien proche de Saddam Hussein et "roi de trèfle" sur le jeu de cartes représentant les principaux responsables du régime irakien distribué par l'armée américaine après l'intervention militaire de 2003.

Douri, qui était considéré comme un trait d'union entre les groupes de l'insurrection sunnite et l'organisation Etat islamique, aurait été tué dans une embuscade menée par l'armée régulière et les milices chiites dans le secteur montagneux d'Hamrin, au nord-est de Tikrit.

Sa mort avait été annoncée vendredi à la chaîne saoudienne Al Arabia par le gouverneur de la province de Salaheddine, Raëd al Djoubouri.

La milice chiite du Kataïb Hezbollah a publié une vidéo montrant ses soldats déshabillant le cadavre présenté comme étant celui de Douri, gisant sur un brancard métallique, et prélevant une partie de sa barbe rousse à des fins d'analyse dans un hôpital de la milice.

"Les résultats définitifs prouvent qu'il s'agit bien du corps d'Izzat al Douri", a déclaré dimanche à Reuters le porte-parole de la milice, Jaafar Husseini. "Nous en sommes sûrs à 100%."

PHOTOGRAPHIES RESSEMBLANTES

Le corps de Douri devrait être remis ce lundi au gouvernement irakien, qui devrait pratiquer ses propres analyses ADN. "Ces tests doivent être effectués dans un laboratoire officiel et fiable de la morgue du ministère de la Santé", a dit un porte-parole du Premier ministre.

A plusieurs reprises déjà depuis 2003, les autorités irakiennes ont annoncé à tort la mort de Douri. Mais les photographies diffusées depuis vendredi, avant les analyses ADN, montraient un homme très ressemblant. Douri était aisément reconnaissable à ses cheveux roux et ses traits émaciés.

Le "roi de trèfle" était le plus haut responsable du régime de Saddam Hussein encore en fuite. L'administration américaine offrait une récompense de 10 millions de dollars pour sa capture.

Un porte-parole en exil du parti Baas, la formation qui encadrait le pouvoir sous Saddam, a néanmoins démenti sa mort mais n'a fourni aucun élément étayant ses dires.

D'après le gouverneur Djoubouri, Izzat Ibrahim al Douri a été tué lors d'une opération d'encerclement d'un groupe d'insurgés. Les forces impliquées dans cette mission ignoraient sa présence parmi les rebelles, a-t-il dit à Reuters.

C'est une victoire majeure, a-t-il ajouté sur la chaîne Al Arabia. Douri, a-t-il, était "considéré comme un cerveau de l'Etat islamique en Irak".

Karim al Nouri, un dirigeant de l'organisation Badr et porte-parole des milices chiites qui luttent contre l'État islamique, a affirmé pour sa part que les combattants qui ont mené cette opération pensaient initialement viser Abou Bakr al Baghdadi, "émir" autoproclamé du califat créé par l'Etat islamique sur les territoires sous son contrôle.

TRAIT D'UNION ENTRE LES BAASSISTES ET L'ETAT ISLAMIQUE ?

Né en 1942 dans la région de Tikrit, le fief de Saddam Hussein, Izzat Ibrahim al Douri avait participé au coup d'Etat de 1968 qui a permis l'accession du parti Baas au pouvoir.

Sous Saddam, il était devenu général puis avait accédé au poste de vice-président du puissant Conseil de commandement de la révolution.

Passé dans la clandestinité après la chute de Saddam, il aurait, selon les autorités américaines, organisé l'insurrection sunnite qui a culminé dans les années 2005-2007.

Bien qu'âgé et malgré des informations le déclarant malade, Douri était considéré comme le commandant de l'armée de Naqshbandi, un groupe armé issu de la mouvance baassiste soupçonné d'oeuvrer avec l'organisation Etat islamique.

Dans un message audio qui lui avait été attribué, alors que les combattants de l'Etat islamique avaient pris la ville de Mossoul et une grande partie du nord de l'Irak, il avait appelé l'an dernier les Irakiens à "se joindre aux rebelles qui ont libéré la moitié du pays".

"Il était le coordinateur entre le parti Baas et l'Etat islamique", a affirmé Karim al Nouri, de l'organisation Badr.

Mais les liens entre les ex-cadres en fuite du parti Baas et l'Etat islamique n'ont jamais été clairement établis, pas plus que leur pérennité.

D'après un responsable du renseignement au ministère de l'Intérieur, des cadres baassistes, dont Douri, ont bien fourni des moyens financiers à l'Etat islamique mais ont été au final supplanté par les djihadistes.

"Au début de l'année 2014, les conseils militaires (baassistes) et Daech ont été uni par un 'mariage provisoire' mais la lune de miel n'a duré qu'une nuit", dit ce responsable. "Les baassistes pensaient pouvoir utiliser Daech pour aller jusqu'à Bagdad mais au final, ce sont les radicaux qui se sont servis d'eux pour être acceptables et rallier une partie de la population", ajoute-t-il.

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La Camerounaise Djaïli Amadou Amal récompensée par le Goncourt des Lycéens

L'écrivaine camerounaise Djaili Amadou Amal à Paris, le 17 novembre 2020.

L'écrivaine camerounaise Djaïli Amadou Amal a remporté le 33e Goncourt des Lycéens pour "Les Impatientes", roman poignant sur la condition des femmes au Sahel.

"L'écriture est simple et touchante et sonne juste, sans lyrisme superflu. C'est un livre subtil qui permet d'observer la question du mariage forcé par le prisme de ce témoignage émouvant", a déclaré par visio-conférence la présidente du jury lycéen Clémence Nominé.

"Les Impatientes", publiée par la maison d'édition Emmanuelle Colas, est la reprise d'un roman publié dans son pays en 2017 sous un autre titre, "Munyal", mot peul qui signifie patience. S'inspirant de sa propre expérience de femme mariée de force à 17 ans à un polygame, Djaïli Amadou Amal met en scène plusieurs de ces femmes contraintes comme elle d'accepter les codes d'une société patriarcale oppressante.

Emue, Djaïli Amadou Amal s'est dite "très sensible" au choix des lycéens. Pour elle, l'intérêt porté par les jeunes au sujet des violences faite aux femmes "signifie un espoir pour l'avenir".

Pour la phase finale, un jury national composé de 12 lycéens a débattu mercredi matin à huis clos et en distanciel. Créé il y a plus de 30 ans, Le Goncourt des Lycéens est un des prix qui entraîne les meilleures ventes de livres.

Saisie record de 2,5 tonnes de cocaïne près de Rio

La superficie de terres sur lesquelles les trafiquants de drogue récoltent la coca pour faire de la cocaïne augmente régulièrement depuis 2013. Sur cette photo, des soldats déracinent des arbustes à San Jose del Guaviare en Colombie, le 22 mars 2019. (AP/Fernando Vergara)

Près de 2,5 tonnes de cocaïne ont été saisies par la police mercredi dans la banlieue nord de Rio de Janeiro, un record pour cet Etat du Brésil et une des plus grandes prises de l'histoire du pays.

Deux suspects ont été arrêtés lors de l'opération policière menée à Duque de Caxias, ville de la Baixada Fluminense, banlieue pauvre et minée par la violence située au nord de Rio.

"Une organisation criminelle utilisait un hangar pour stocker les stupéfiants", a expliqué la police fédérale dans un communiqué illustré par des photos de centaines de pains de cocaïne.

Le Brésil est devenu ces dernières années une plaque tournante du trafic de cocaïne, avec de grandes cargaisons envoyées par bateau en Europe.

De nombreuses saisies ont eu lieu dans des ports, notamment en 2018, quand deux tonnes de drogue avaient été retrouvées dans des conteneurs au Port de Santos, le plus grand d'Amérique Latine.

La semaine dernière, une opération internationale de grande envergure a permis de saisir 52 tonnes de cocaïne et d'arrêter 45 suspects au Brésil, en Belgique, en Espagne et aux Emirats Arabes Unis.

Selon Europol, le réseau criminel avait des contacts avec des cartels de la drogue au Brésil et dans d'autres pays d'Amérique du Sud qui étaient chargés de la préparation et de l'expédition de la cocaïne, transportée en Europe via des conteneurs maritimes.

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