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Des pays s'insurgent contre la position de Washington sur le climat

Le président des États-Unis, Donald Trump, et l’Administrateur de l’EPA, Scott Pruitt, après avoir annoncé sa décision de retirer les États-Unis de l’Accord de Paris sur le climat, à Washington, le 1er juin 2017.

Les pays en développement se sont insurgés dimanche contre les Etats-Unis et leurs alliés, accusés de saper les négociations visant à prévenir le réchauffement climatique, en achevant à Bangkok une réunion préparatoire au prochain sommet COP24 sur le climat.

Des experts du monde entier ont discuté toute la semaine à Bangkok de la finalisation des règles pour mettre en oeuvre l'accord de Paris sur le climat.

Le pacte de 2015 vise à contenir le réchauffement mondial sous les 2°C, voire 1,5°C, par rapport à l'ère préindustrielle. L'accord prévoit également une aide annuelle de 100 milliards de dollars d'ici à 2020 pour les pays pauvres.

Les pourparlers thaïlandais ont achoppé sur la question clé du financement des efforts pour limiter le réchauffement et la transparence des contributions.

Des délégués représentant certains des pays les plus petits et les plus pauvres de la planète ont accusé les Etats-Unis et d'autres pays occidentaux de ne pas se montrer à la hauteur de leurs engagements en matière d'investissements verts.

"Les pays développés sont responsables de la vaste majorité des émissions historiques et bon nombre se sont considérablement enrichis en brûlant des combustibles fossiles", a déclaré Amjad Abdulla, qui représente une quarantaine de nations allant des Maldives aux Bahamas en passant par Singapour éparpillées sur tous les océans.

"Nous faisons face à des conséquences climatiques dévastatrices et certains d'entre nous pourraient être perdus à jamais à cause de la montée des eaux", a-t-il dit.

Les Etats-Unis et d'autres pays développés sont hostiles à une trop grande transparence et rechignent à s'engager sur des financements futurs. Les pays en développement affirment qu'ils ont besoin de financements transparents et prévisibles.

Une source de haut niveau au sein du bloc africain a déclaré à l'AFP que ces pays reniaient leurs promesses en refusant de parler de financements futurs. "C'est comme si nous avions recommencé à zéro" à Bangkok, a dit cette source.

"Comment leur faire confiance ?"

Les quelque 190 États participants à l'accord de Paris ont jusqu'à la fin de l'année et la 24e Conférence climat de l'ONU en décembre à Katowice, en Pologne, pour finaliser les règles de mise en oeuvre du pacte sur le climat.

Dimanche, les délégués ont achevé leurs travaux à Bangkok en décidant de confier les discussions techniques à un panel d'experts, qui poursuivront leurs réunions jusqu'à la COP 24 de Katowice.

Patricia Espinosa, la responsable à l'ONU de la lutte contre le changement climatique, a déclaré à la presse que des progrès avaient été accmplis à Bangkok "sur la plupart des sujets" mais qu'"aucun problème n'avait été encore complètement résolu".

La question du financement a "été très difficile et sensible sur le plan politique", a-t-elle souligné.

"Pour que Katowice soit un succès, il faut accélérer le travail et renforcer la volonté politique", a-t-elle ajouté.

Un négociateur haut placé, s'exprimant sous couvert de l'anonymat, a déclaré à l'AFP dimanche que les Etats-Unis et les pays riches demandaient aux pays en développement de leur faire confiance pour ce qui concerne le financement. "Nous voulons accomplir notre part" dans la lutte contre le réchauffement, "mais comment leur faire confiance ? Montrez-nous l'argent", a-t-il dit.

Si des progrès ont été réalisés à Bangkok sur certains sujets comme les nouvelles technologies, les défenseurs de l'environnement ont accusé Washington d'entraver, avec l'aval de l'Occident, toute avancée sur les questions de financements, alors même que le président américain Donald Trump a annoncé le retrait de son pays du processus de Paris en 2020.

Un délégué a accusé les Etats-Unis d'"empoisonner" d'ores et déjà le climat de confiance qui a abouti à l'accord de Paris.

Selon Harjeet Singh, de l'ONG ActionAid, l'accord de Paris est "au bord du précipice".

Les écologistes accusent aussi l'Union européenne dont le Royaume-Uni, et l'Australie de se ranger derrière les Etats-Unis.

Avec AFP

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L'OMC échoue à trouver un accord pour désigner un directeur général intérimaire

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L'OMC ne parvient pas à désigner un directeur général intérimaire

Une personne sort du siège de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Genève, le 16 décembre 2004. (Photo: FRED DUFOUR / AFP)

Les membres de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC), institution en crise, ne sont pas parvenus à s'entendre pour désigner un directeur général intérimaire, a annoncé vendredi l'OMC.

Le directeur général actuel, le Brésilien Roberto Azevedo, va quitter son poste dans un mois, le 31 août.

"Il n'y a pas eu de consensus", a déclaré le porte-parole de l'OMC, Keith Rockwell, alors que les membres de l'organisation devaient désigner un des quatre directeurs adjoints de l'OMC.

Selon Bloomberg, les États-Unis ont exigé qu'un Américain, Alan Wolff, devienne directeur général par intérim, tandis que le bloc européen propose un Allemand, Karl Brauner.

Si l'impasse se poursuit en septembre, note la même source, l'arbitre des règles du commerce international restera sans chef jusqu'à ce que les membres de l'OMC choisissent un nouveau directeur général pour un mandat de quatre ans.

Trois Africains ont présenté leur candidature au poste de directeur général. Il s'agit de Ngozi Okonjo-Iweala, du Nigeria, ancienne ministre des finances et ancienne numéro 2 de la Banque mondiale. Ensuite, le Kenya a soumis la candidature d'Amina Mohamed, une ministre qui autrefois était ambassadrice du Kenya auprès de l'OMC. L'Égypte a présenté aussi un diplomate, Abdel-Hamid Mamdouh, ancien directeur au sein même de l'OMC.

L'Union européenne va former les forces de sécurité de la RCA

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Coronavirus: le point dans le monde

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Coronavirus: "les jeunes ne sont pas invincibles", met en garde l'OMS

Un travailleur du Village Pilote distribue de l'eau et des sandwichs aux enfants des rues de Dakar, le 10 avril 2020.

Les jeunes "ne sont pas invincibles" face au Covid-19 et ils sont dans certains pays trop nombreux à "baisser la garde", entraînant une hausse de la transmission du virus,  a averti jeudi le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

"Nous l'avons dit et nous le redisons encore : les jeunes peuvent être contaminés, les jeunes peuvent mourir, et les jeunes peuvent transmettre le virus", a martelé le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus au cours d'une conférence de presse.

"Il semble que les rebonds de cas dans certains pays sont en partie dus à des jeunes qui baissent la garde pendant l'été dans l'hémisphère nord", a-t-il souligné, les exhortant à "prendre les mêmes précautions que les autres pour se protéger du virus et pour protéger les autres".

"Les jeunes devraient être à la pointe du changement" dans les nouvelles attitudes sociales induites par la pandémie - distanciation physique, lavage des mains, port du masque lorsque la distanciation est impossible... - , a insisté le dr Tedros.

Les nightclubs, notamment, sont "des amplificateurs de la transmission du virus", a ajouté une responsable de l'OMS, Maria Van Kerkhove.

En outre, même si le coronavirus dans ses formes graves touche essentiellement des personnes âgées ou déjà atteintes d'autres pathologies, la maladie, même dans ses formes modérées, "peut affecter de nombreux organes. Nous ne savons pas quel est l'impact à long terme", a mis en garde le responsable des urgences sanitaires de l'OMS, le docteur Michael Ryan.

Le Covid-19 "entraîne une inflammation des poumons, mais il a aussi été constaté que ce processus inflammatoire peut s'étendre au système cardiovasculaire, dans le sang, le coeur, dans d'autres organes...", a-t-il dit.

"Ne prenez pas de risques inconsidérés. Les risques à l'heure actuelle ne peuvent pas être quantifiés clairement", a-t-il insisté.

Des flambées de cas de coronavirus ont été observées dans des pays européens où les jeunes en vacances vont dans les bars ou organisent des soirées sur les plages.

Au Canada, les moins de 39 ans constituent une nette majorité des nouveaux cas de Covid-19, ont averti le week-end dernier les autorités sanitaires du pays.

La pandémie a fait près de 670.000 morts dans le monde et plus de 17 millions de cas ont été diagnostiqués depuis fin décembre.

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