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Des opérateurs économiques condamnés pour des transactions frauduleuses au Burkina


Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, à Yamoussoukro, 28 juillet 2916.

Plusieurs opérateurs économiques burkinabè bien connus ont été condamnés par le tribunal de grande instance de Ouagadougou à trois ans de prison ferme pour des transactions bancaires frauduleuses.

Sayouba Zidwemba alias "Will Télécom", magnat de l'électronique, et dix autres opérateurs économiques ont été reconnus coupables de "recel" et "complicité de falsification de données bancaires", pour avoir "reçu et retiré (de leurs comptes) des sommes d'argent allant de 20 à 67 millions de francs CFA" (30 à 100.000 euros), provenant de "transactions frauduleuses" effectuées à leur profit depuis le siège de la Compagnie bancaire de l'Afrique de l'Ouest (CBAO) au Sénégal.

En février, un audit à la CBAO-Dakar avait révélé des "transferts irréguliers" portant sur 1,8 milliard de francs CFA (2,7 millions d'euros), à destination de plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, dont la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso, effectués à partir des comptes de clients.

M. Zidwemba a écopé, avec deux autres personnes, dont le célèbre homme d'affaires Christian Tapsoba dit "Goroko", de "trois ans de prison ferme" et d'"une amende de 1,5 million de francs CFA" (2.300 euros).

Huit autres prévenus ont été condamnés à "2 ans de prison ferme et à une amende d'un million" de francs CFA, tandis qu'un autre a écopé de "18 mois de prison ferme et d'une amende de 500.000 de francs CFA".

Ils ont également été condamnés au "remboursement des montants retirés" de leurs comptes et à payer solidairement 10 millions de francs CFA à la CBAO au titre des dommages et intérêts et 10 autres millions au titre des frais du procès.

Deux autres personnes, poursuivies pour "complicité de recel" ont été relaxés au "bénéfice du doute".

Il s'agit de la première condamnation impliquant plusieurs hommes d'affaires et entrepreneurs burkinabè pour un "délit économique" portant sur la même affaire.

Au cours du procès débuté le 8 juin, les inculpés ont tous clamé leur innocence, affirmant avoir été victimes d'une escroquerie orchestrée par un Ivoirien, André Kouassi, qui a acheté des marchandises, réglées par les transferts incriminés.

Un informaticien, présenté comme l'auteur principal des "transferts frauduleux", avait été arrêté en mars à Dakar, sans que son identité ne soit révélée.

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