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Des ONG réclament la libération d’un acteur de la société civile à Brazzaville


Joe Washington Ebina et Trésor Nzila Kendet, responsables des organisations de la société, manifestent pour la libération de leur camarade Noël Mienanzambi à Brazzaville, Congo, 6 juin 2017.

Une dizaine d’ONG congolaises ont appelé à Brazzaville à la libération de Nöel Mienanzambi, président de l’Association pour la culture de la paix et la non-violence, détenu depuis le début de cette année dans les locaux de la police. Cet activiste des droits l’homme serait arrêté pour complicité avec le pasteur Ntumi.

Le collectif des ONG soutient que Noël Mienanzambi avait reçu des autorités de Brazzaville mission de prendre langue avec le pasteur Ntumi.

Cette mission bien qu’exécutée n’a pas atteint ses objectifs, car aucun dialogue n’est à ce jour possible entre les deux parties en conflit dans le Pool.

L'épouse de Noel Mienanzambi et sa fille aux côtés des responsables des ONG à Brazzaville, Congo, 6 juin 2017. (VOA/Ngouela Ngoussou)
L'épouse de Noel Mienanzambi et sa fille aux côtés des responsables des ONG à Brazzaville, Congo, 6 juin 2017. (VOA/Ngouela Ngoussou)

M. Mienanzambi a été arrêté en janvier à Kinkala, chef-lieu du Pool, et est actuellement détenu à la Direction générale de la surveillance du territoire, où, d’après les ONG, il serait torturé.

Pour le directeur exécutif de l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH), Trésor Nzila Kendet, ce collectif d’ONG prépare des poursuites judiciaires contres les autorités de Brazzaville pour "détention illégale et arbitraire".

Joe Washington Ebina, un autre responsable de la société civile, a quant à lui, demandé la libération pure et simple de M. Mienanzambi qui serait très malade.

Contacté, le porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla n’a pas estimé, à ce stade, commenter un dossier qui se trouve entre les mains de la police.

D’après une source proche du dossier jointe par VOA Afrique, Noël Mienanzambi serait au cœur d’un dispositif financier entre le pasteur Ntumi et son réseau.

Plusieurs transferts d’argent Western Union seraient passés par lui, révèle la source qui indique par ailleurs que l’enquête se poursuivait.

Reportage de Ngouela Ngoussou à Brazzaville pour VOA Afrique

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