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États-Unis

Des ONG dénoncent des hystérectomies abusives dans un centre de détention aux Etats-Unis

Des femmes et leurs enfants, dont beaucoup espéraient atteindre les États-Unis, font la queue pour s'inscrire au Centre hondurien pour les migrants de retour après avoir été expulsés du Mexique, à San Pedro Sula, dans le nord du Honduras, le 20 juin 2014. REUTERS/Jorge Cabrera

Des ONG ont porté plainte auprès du gouvernement américain et dénoncé lundi un nombre important d'hystérectomies pratiquées sur des migrantes placées dans un centre de détention en Géorgie, aux Etats-Unis.

C'est une infirmière de l'établissement qui a informé les ONG quant à ces pratiques qui se dérouleraient dans le Centre privé de détention de Géorgie, où certaines femmes sont détenues pour le compte de la US Immigration and Customs Enforcement (ICE), une agence de police douanière et de contrôle des frontières du Département de la Sécurité intérieure des Etats-Unis.

"Quand j'ai rencontré toutes ces femmes qui ont subi cette intervention chirurgicale, je me suis dit que ça ressemblait à un camp de concentration expérimental. C'était comme s'ils faisaient des expériences sur nos corps", a dit une détenue interviewée par Project South, une des ONG à l'origine de la plainte.

La lanceuse d'alerte a raconté que plusieurs femmes lui avaient dit qu'elles ne comprenaient pas pourquoi on leur avait fait subir une hystérectomie: elle consiste à ôter entièrement l'utérus et parfois certains tissus voisins comme les trompes et les ovaires.

"Plusieurs détenues m'ont dit être allées voir le médecin et avoir fait l'objet d'hystérectomies sans en avoir été informées" au préalable, a-t-elle raconté.

Selon la même source, un médecin en particulier "pratiquait des hystérectomies sur à peu près tout le monde".

Les ONG Project South, Georgia Detention Watch, Georgia Latino Alliance for Human Rights et South Georgia Immigrant Support Network sont à l'origine de cette plainte, déposée au nom des immigrantes détenues et de l'infirmière lanceuse d'alerte.

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la dépouille de la juge Ginsburg sera exposée à la Cour suprême et au Capitole

La juge de la Cour suprême Ruth Bader Ginsburg à l'Université de Californie à Berkeley, le 21 octobre 2019. La magistrate est décédée le 18 septembre 2020 à l'âge de 87 ans. (Photo AP)

La dépouille de la juge Ruth Bader Ginsburg sera exposée mercredi et jeudi à la Cour suprême des Etats-Unis, et recevra un hommage national vendredi au Capitole, ont annoncé lundi les deux institutions.

La magistrate, une icône féministe et progressiste dont la succession fait l'objet d'une intense bataille politique, sera inhumée dans l'intimité la semaine prochaine au cimetière national d'Arlington. Les hommages débuteront mercredi, avec l'arrivée du cercueil à la Cour suprême à Washington, où elle a siégé pendant 27 ans.

Sa dépouille sera déposée sur le catafalque de l'ancien président Abraham Lincoln dans le hall de la haute Cour, juste en haut de marches monumentales de marbre blanc. Les Américains pourront venir lui faire leurs adieux mercredi ou jeudi, mais devront rester à l'extérieur, en raison de la pandémie de Covid-19.

Vendredi, la juge sera transportée au Capitole, le siège du Congrès américain qui fait face à la Cour suprême, où une cérémonie aura lieu, a précisé la cheffe de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi. "La juge Ginsburg incarnait la justice, l'intelligence et la bonté, et son décès est une perte inestimable pour la démocratie", a commenté l'élue démocrate.

La magistrate est décédée vendredi à 87 ans des suites d'un cancer du pancréas, et des milliers de personnes se sont déjà rendues spontanément à la Cour suprême pour rendre hommage à ses combats pour le droit des femmes et des minorités.

Le président Donald Trump, en lice pour sa réélection en novembre, a annoncé qu'il désignerait vendredi ou samedi une autre femme pour la remplacer.

L'arrivé d'une magistrate conservatrice ancrerait solidement la Cour à droite, ce qui pourrait avoir d'énormes conséquences pour la société américaine. Mais, Constitution oblige, il faut que le Sénat donne son feu vert, ce qui a ouvert un nouveau front dans une campagne déjà rude pour la présidentielle.

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