Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Sénégal

Des déchets à la pelle après la Tabaski à Dakar

Des tas d’ordures ornent le rond-point sacré cœur à Dakar, le 19 août 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)

La capitale sénégalaise est davantage couverte de déchets après la fête de l'Eïd communément appelé "Tabaski" et le départ des vendeurs de moutons. La situation est décriée par les riverains et surtout par les professionnels du nettoiement qui sont débordés durant cette période.

Après la Tabaski, les populations vivant aux abords des points de vente de moutons sont les principales victimes de l'insalubrité. Elles demandent aux autorités de revoir le choix des lieux de vente des moutons lors de la fête de l'Eid.

Cette dame ayant requis l’anonymat habite sur les deux voies de Sacré-Cœur, un quartier résidentiel de Dakar.

Face à sa maison, un tas d’ordures dégage une odeur nauséabonde. Frustrée, elle indique qu’"il n'y a que de mauvaises odeurs et la mairie prend du temps pour s'en occuper. Un quartier n'est pas fait pour accueillir des points de vente de moutons".

Dakar davantage couverte de déchets après la tabaski
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:29 0:00

Elle est aussi sidérée par l’état du terrain de football du quartier, "c'est l'endroit où joue les enfants, donc on ne peut pas y vendre des moutons. Il faut retourner aux points de ventes originels".

Du côté des vendeurs, on dégage toute responsabilité dans la prise en charge des déchets.

Djibril Cissé, un vendeur venu du Mali, explique que "c'est la mairie qui doit nettoyer, au moins dans 3 jours, nous serons dans la lointaine banlieue dakaroise et la municipalité pourra commencer le nettoyage."

Ce nettoyage a déjà commencé avec l'Unité de coordination de la gestion des déchets, mais le travail est immense comme l'indique Madani Sy, secrétaire-général du syndicat national des travailleurs du nettoiement.

Il se dit "sidéré et ahuri" quand il a "retrouvé des ordures sur la voie publique".

"On a trouvé des ordures ménagères, des peaux de moutons. Avec tous les efforts consentis avec les unités de veille et de sensibilisation, on se rend compte qu'il y a une indiscipline notoire caractérisée malgré le travail de nos agents".

Le responsable syndical dénonce également l’attitude des vendeurs: "nous avons trouvé des marchands de tabliers et des commerçants sur les lieux et ils ne peuvent même pas débarrasser la chaussée pour nous laisser travailler convenablement. Malgré tout, nous continuerons à faire notre travail pour respecter notre engagement vis-à-vis des populations".

Madani Sy appelle par ailleurs les autorités à prendre des mesures drastiques pour amener les populations à observer un comportement civique.

"Il faut faire de la répression [sanctions]. Les gens ne maîtrisent pas le code de l'hygiène, ni le code de l'environnement, ni le code des collectivités locales encore moins le code qui interdit les sachets plastiques".

Il demande ainsi aux autorités de passer à la vitesse supérieure "c'est que tant qu'il n'y aura pas de répression [sanctions], notre travail sera toujours voué à l'échec. Cette indiscipline doit être éradiquée pour qu'on ait zéro déchets, pour qu'on ait des villes propres".



Pour atteindre cet objectif de faire du Sénégal un pays avec zéro déchet, le président Macky Sall estime qu’il faut faire obligation aux citoyens de nettoyer devant leurs domiciles.

Pour le chef de l’Etat, rendre le Sénégal propre est un impératif qui n’est pas négociable. C'est ainsi qu'il a lancé une campagne nationale avec plus de 1000 agents de sécurité pour assurer le suivi du projet Sénégal zéro déchets.

Toutes les actualités

La peinture pour lutter contre les violences faites aux femmes

La peinture pour lutter contre les violences faites aux femmes
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:48 0:00

Le succès du coronavirus au Sénégal divise les experts

Le succès du coronavirus au Sénégal divise les experts
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:41 0:00

Mystérieuse maladie de peau: toujours pas d'explications

Mystérieuse maladie de peau: toujours pas d'explications
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:04 0:00

Une maladie mystérieuse frappe les pêcheurs sénégalais

Le ministre de la pêche Alioune Ndoye au chevet des malades au Sénégal, le 20 novembre 2020.

Depuis l’apparition d’une mystérieuse maladie dans plusieurs villages de pêcheurs traditionnels au Sénégal, les autorités ne donnent aucune cause exacte.

Les premiers examens n’ont pas permis d’élucider l’origine de cette maladie qui cause une grande anxiété au sein des populations. Par peur, beaucoup de Sénégalais ont décidé de ne plus toucher au poisson alors que le plat national, le célèbre Thiebou Dienn, est fait à base de riz et de poisson.

Les autorités ont très tôt pris les devants pour éviter que la psychose ne s’installe. Après une visite dans le villages de pêcheurs touchés par la maladie, le ministre de la pêche, Alioune Ndoye, s’est voulu rassurant disant que la mise en circulation des poissons est réglementée pour protéger le consommateur.

"Nous confirmons une prompte réaction du ministère de la santé et de toutes ses équipes et le professionnalisme des médecins qui ont permis tout de suite d’isoler et de les prendre en traitement avec des résultats probants car au bout de deux jours certains sont rentrés chez eux donc cela est rassurant", a d’emblée souligné le ministre.

Ila aussi précisé qu’il parlait pour rassurer au niveau de tout ce qui se dit quant au fait de manger ou non du poisson. Le ministre de la pêche est ainsi revenu sur l’origine de la maladie.

"Les poissons déversés sur le marché font d’abord l’objet d’analyses et de certification quant à leur caractère consommable. Donc nous rassurons de ce point de vue-là", a-t-il dit.

Des assurances qui ne semblent pas convaincre les Sénégalais. Beaucoup d’entre eux ont préféré opter pour la prudence.

Pour Khady Sow, femme au foyer, il est tout simplement exclu d’aller acheter du poisson au marché où à la plage: "Nous n’allons plus au marché et nous n’allons plus prendre des risques par rapport à ça. On fait maintenant le menu et on change de repas parce que c’est plus sûr ", précise-t-elle. "La plage, c’est fini jusqu’à nouvel ordre".

Ces craintes ne se limitent pas aux ménagères.

Abdoulaye Camara est un sportif habitué de la plage. Il juge qu’il il est pour le moment plus raisonnable d’éviter les plages et la mer. "Ca me pose problème et j’ai complètement arrêté mes activités sur la plage vu qu’il a problème. Une maladie dont tu ne connais pas l’origine ni l’infection, je ne vois pas pourquoi risquer d’aller à la plage alors qu’on peut faire nos activités dans les salles de sport et dans les terrains de football", affirme-t-il.

Les premiers résultats des examens effectués sur l’axe maritime Dakar-Popenguine n’ont pas permis de lever les équivoques.

Après analyse d’échantillons d’eau de mer, d’équipement de pêcheurs et de poissons, les experts ont relevé la présence de plusieurs composantes chimiques. Ils ont suggéré la remise des résultats à des toxicologues et l’orientation des recherches vers les filets utilisés par les pêcheurs.

Pour le moment, cette maladie qui se caractérise par des pustules et des abcès qui envahissent tout le corps, garde encore tous ses mystères.

Les Sénégalais se méfient du poisson depuis l’apparition d’une mystérieuse maladie
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:21 0:00

Les Sénégalais se méfient du poisson depuis l’apparition d’une mystérieuse maladie

Les Sénégalais se méfient du poisson depuis l’apparition d’une mystérieuse maladie
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:21 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG