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Santé et médecine

Des chercheurs mettent au point une "stratégie" pour guérir l'hépatite B

Un vaccin contre l'hépatite est préparé dans une clinique de vaccination gratuite pour les étudiants avant le début de l'année scolaire, à Lynwood, en Californie, le 27 août 2013.

Une coalition de chercheurs, de patients et d'organisations sanitaires a annoncé mercredi avoir mis au point une "stratégie" pour trouver un traitement curatif au virus de l'hépatite B, qu'on sait aujourd'hui garder sous contrôle mais pas éliminer de l'organisme.

Cette stratégie, publiée dans la revue médicale The Lancet Gastroenterology and Hepatology, appelle les agences de recherche à collaborer entre elles et définit "une série de domaines de recherche prioritaires", explique l'Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites (ANRS), partenaire de cette coalition.

L'hépatite B est une infection virale qui s'attaque au foie. Sa forme chronique est responsable de plus de 40% des cas de carcinome hépatocellulaire (cancer primitif du foie), le deuxième cancer le plus mortel dans le monde.

"Le virus de l'hépatite B (VHB) est une menace majeure pour la santé publique mondiale, avec plus de 257 millions de personnes à travers le monde présentant une infection chronique et plus de 887.000 décès par an", souligne dans un communiqué cette Coalition internationale pour éliminer le VHB (ICE-HBV en anglais).

"De manière inexplicable, malgré le bilan humain et économique catastrophique de l'hépatite B chronique, les recherches sur le VHB restent largement sous-financées", déplore le professeur Peter Revill, directeur de l'ICE-HBV et chercheur à l'Université de Melbourne, en Australie.

"Les agences de recherche doivent (...) oeuvrer ensemble pour découvrir et permettre l'accès à un traitement pour les personnes vivant avec" ce virus, ajoute Fabien Zoulim, directeur adjoint de la Coalition et directeur du programme "Guérir l'hépatite B" à l'ANRS.

Pour atteindre cet objectif, la Coalition propose deux approches principales pour la recherche: "guérir l'infection par le VHB sans tuer les cellules infectées" et "induire un contrôle immunitaire pour éliminer en toute sécurité les cellules infectées".

Les modes de transmission les plus fréquents sont les rapports sexuels, la contamination de la mère à son enfant à la naissance, la contamination entre enfants d'une même fratrie et les échanges de seringues non stérilisées chez les usagers de drogue.

Selon l'OMS, seuls 9% des malades touchés par l'hépatite B dans le monde savent qu'ils ont contracté l'infection.

L'objectif de l'organisation internationale est de diagnostiquer 90% des patients et de traiter 80% des malades d'ici 2030.

Il existe aujourd'hui un vaccin pour prévenir l'infection par ce virus ainsi que des traitements pour les personnes déjà infectées.

Toutefois ce traitement "contribue à garder le VHB sous contrôle, mais il n'est actuellement pas curatif", car il ne peut pas l'éliminer totalement des cellules infectées, explique l'ANRS.

De plus, "ils ne sont actuellement accessibles qu'à 8% des millions de personnes qui en ont besoin, en particulier à cause de la complexité de la surveillance de la maladie".

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Peu de Sénégalais font leur bilan médical

Centre de santé à Dakar, au Sénégal, le 19 avril 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Au Sénégal, des cas de mort subite et de crise cardiaque sont de plus en plus nombreux. Très peu de Sénégalais ont la culture du "check-up", encore appelé bilan médical. Une pratique sanitaire importante, mais peu connue ou pratiquée.

D’une démarche lente et nonchalante, Amara Badji arpente une ruelle aux alentours du stade Demba Diop. Agé de 78 ans, il ignore ce que veut dire un bilan de santé. "Non je ne sais pas ce que c'est, je n'en ai aucune idée".

Les Sénégalais ne font pas assez de bilan médical
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Après Sicap, un quartier populaire de Dakar, cape sur Tilene un autre quartier périphérique de la capitale Sénégalaise. Adja Yacine Fall est assise sur un banc public. Elle attend son bus. A la main, un sac en plastique bleu contenant des légumes. Elle a déjà fait un bilan médical. Mais il y a un hic, elle n’a pas fait le suivi.

"J'ai une fois fait un bilan de santé il y a cinq ans. En résumé, c'est un petit geste aux grands effets. C'est à travers le bilan qu'une maladie a été décelée mais j'ai pas pu faire le suivi parce que j'avais peur. Je comprends l'attitude des Sénégalais qui ont peur de faire un check-up parce que souvent des maladies graves sont décelées, des maladies liées à la mort", estime-t-elle.

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De nombreux Sénégalais refusent de faire des bilans de santé, car souvent les résultats issus des check up signalent des maladies chroniques, ce qui crée la psychose.

Une femme, sous le couvert de l’anonymat, invite les médecins à rassurer et à sensibiliser les patients : "On a quelques appréhensions par rapport aux médecins, par rapport à tout ce qui tourne autour de la santé en général. On a peut-être peur de se rendre compte qu'on a une maladie plus ou moins grave. Je trouve quand même que c'est aux médecins eux-mêmes de rassurer les patients et de leur dire que c'est pas comme si on allait trouver quelque chose et même si on trouve quelque chose, ce serait la porte ouverte à un traitement, à un accompagnement et à un suivi médical personnalisé."

L’objectif d’un bilan de santé est d’aider à maintenir une personne en bonne santé. Et même si on se sent en forme, il est judicieux de faire un point à intervalles réguliers sur son état physique, pour que le médecin puisse rectifier certaines mauvaises pratiques, et si nécessaire, qu’il en place un plan de traitement.

A chaque âge, le corps subit des évolutions et transformations, et un dispositif d’examens biologiques suivi d’un contrôle des poids, tension, vue, audition et réflexes pourrait se rapprocher de l’idée d’une révision que l’on ferait pour son propre corps, afin de rester en bonne santé.

Un cœur 3D à partir de tissus humains

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Chronique Santé du jeudi 18 avril 2019

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