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Des attaques quasi simultanées font des morts à Bujumbura


Des agents de sécurité sur la scène d'une attaque à la grenade qui avait tué le général Athanase Kararuza, le 25 avril 2016 à Bujumbura.

Au moins deux personnes ont été tuées et plusieurs blessées mardi soir au cours d'une série d'attaques quasi simultanées qui ont visé des sites fréquentés de Bujumbura, la capitale économique du Burundi.

Le ministère de l'Intérieur a dénoncé mardi soir sur Twitter des actes de "terrorisme par jet de grenades", qui ont tué deux personnes (...) vers 19 heures" (17 heures GMT).

Le ministère précise qu'un des assaillants a été blessé par sa grenade, sans fournir plus de détails sur leur nombre ou sur leur mode opératoire.

"Des blessés ont été évacués vers les structures de soins de santé", a-t-il ajouté, précisant qu'une enquête est en cours.

Selon des témoins et des sources sécuritaires interrogées par l'AFP, le bilan pourrait s'élever à 7 morts. Le portail d'informations SOS Médias Burundi, qui avait lancé l'alerte en premier mardi, fait était de 80 blessés, citant des sources hospitalières.

Les attaques ont notamment eu lieu aux arrêts de bus dits du Cotebu, dans le quartier de Ngagara, et de la Permanence, à Buyenzi, ainsi qu'à proximité de la galerie Plazza, à Rohero, selon des sources sécuritaires.

Un témoin qui se trouvait aux abords de la galerie Plazza a déclaré à l'AFP que deux grenades y ont explosé.

"C'était terrifiant, des corps ensanglantés gisaient tout autour, des gens criaient et couraient dans tous les sens, d'autres étaient hébétés, puis il y a eu un mouvement de panique qui a gagné tout le centre-ville de Bujumbura", a-t-il raconté.

L'armée et la police ont déployé des centaines d'hommes lourdement armés dans les rues de Bujumbura, et ont arrêté plusieurs dizaines de personnes, selon des témoins.

Un haut gradé des services de sécurité a affirmé à l'AFP sous couvert d'anonymat que ces attaques avaient un lien avec la 51e réunion du comité consultatif permanent de l'ONU chargé des questions de sécurité en Afrique centrale, qui s'est ouverte mardi à Bujumbura et doit se clôturer vendredi.

"C'est clairement une opération des groupes armés qui ont voulu montrer que la paix et la sécurité ne règnent pas le jour même où s'ouvre (la réunion), mais c'est sans effet", a-t-il réagi.

Ces attaques non revendiquées surviennent après plusieurs embuscades attribuées à des "bandits armés" au Burundi. Au moins douze personnes, dont un officier supérieur de l'armée, ont notamment été tuées début mai dans une embuscade tendue par un groupe armé non identifié à Muramvya (centre).

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