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Crimes/enquêtes

Des Nigérians demandent le démantèlement d'une unité spéciale de police

Les éléments de la brigade spéciale de répression des vols SARS, au Nigeria, le 6 octobre 2020. (VOA/Gilbert Tamba)

Au Nigeria, le chef de la police a interdit à une unité controversée de lutte contre les vols et à d’autres agents spéciaux de monter des barrages routiers et de mener des opérations d’interpellation et de fouille suite à des accusations d’abus.

L'unité spéciale SARS est une branche de la police nigériane relevant du département des enquêtes criminelles. C’est une unité très redoutée au Nigeria en raison d'accusations d'arrestations illégales, de torture et même de meurtre de suspects. Les appels se sont multipliés ces derniers mois demandant la suppression pure et simple de l’unité spéciale.

De nombreux abus commis par les éléments de l’unité spéciale SARS ont été publiés par des Nigérians sur les réseaux sociaux sous le hashtag #EndSARS.

Idayate Hassan, du Centre pour la démocratie et le développement, estime qu' "il y a vraiment une nécessité de supprimer cette unité si nous devons tenir compte des violations des droits humains et des atrocités qu’ils ont commises pendant les dix dernières années".

Samedi, une vidéo est apparue sur les réseaux sociaux montrant une équipe d’éléments de l’unité spéciale anti-vol de la police qui aurait tué un homme. L'incident se serait produit dans l'État du Delta dans le sud pétrolier. Cet incident a de nouveau suscité une grande indignation dans tout le pays.

Les tentatives avortées de réformer la Brigade spéciale de répression des vols (SARS) perpétuent le cercle vicieux des violations des droits humains.

Deux agents de l’unité et un civil complice ont été arrêtés à Lagos, la capitale commerciale, pour des actes non professionnels notamment l’extorsion et l’intimidation de citoyens. Les autorités n’ont pas encore poursuivi en justice un seul membre de la Brigade spéciale de répression des vols.

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Tir mortel d'Alec Baldwin: un "certain laisser-aller" régnait sur le tournage selon le shérif

Des agents de sécurité se tiennent à l'entrée du plateau de tournage du film Rust durant lequel la directrice de la photographie a été tuée, à l'extérieur de Santa Fe, Nouveau-Mexique, le 22 octobre 2021.

L'assistant réalisateur du film "Rust" a reconnu qu'il n'avait pas vérifié l'arme avec laquelle Alec Baldwin a tué accidentellement la directrice de la photographie du tournage, où "un certain laisser-aller" régnait en matière de sécurité, selon le shérif supervisant l'enquête. 

Les responsabilités n'ont pas encore été établies mais des poursuites pénales contre l'acteur Alec Baldwin, également producteur exécutif du western à petit budget, ne sont toutefois pas exclues, a déclaré mercredi la procureure de Santa Fe (Nouveau-Mexique), Mary Carmack-Altwies, lors d'une conférence de presse.

Aucune arrestation n'a eu lieu à ce stade et les auditions des témoins qui se trouvaient au ranch de Bonanza Creek, où Halyna Hutchins été mortellement touchée le 21 octobre, se poursuivent.

Outre Alec Baldwin, d'autres protagonistes du drame pourraient également être mis en cause par la justice, comme l'assistant réalisateur Dave Halls, qui avait remis l'arme à l'acteur pour la répétition d'une scène et a reconnu ne pas l'avoir vérifiée avant le drame.

"Je pense qu'il y avait un certain laisser-aller sur ce plateau et je pense qu'il y a des questions sur lesquelles l'industrie (du cinéma) et peut-être l'Etat (du Nouveau-Mexique) doivent se pencher", a lancé le shérif du comté de Santa Fe, Adan Mendoza.

Selon plusieurs témoins, Dave Halls avait annoncé à Alec Baldwin que l'arme était "froide", ce qui signifie dans le jargon du cinéma que le revolver est vide et inoffensif.

- Cartouches "factices" ? -

L'armurière du tournage, Hannah Gutierrez-Reed, 24 ans, pourrait aussi avoir à rendre des comptes.

Sur un film, l'armurier est responsable des armes utilisées lors des différentes prises et doit s'assurer en permanence qu'elles ne présentent pas de danger pour l'équipe. Les armes à feu sont censées être gardées sous clef lorsqu'elles ne sont pas utilisées.

Selon les dépositions recueillies par les enquêteurs, Hannah Guttierez-Reed a affirmé qu'elle avait placé en sûreté les revolvers devant être utilisés pour la répétition d'Alec Baldwin lorsque l'équipe a quitté le plateau pour la pause-déjeuner, mais pas les munitions.

Dave Halls a de son côté témoigné que l'armurière lui avait montré l'arme apportée sur le plateau après la pause et dit se souvenir avoir vu trois cartouches "factices" dans le barillet. "Il admet qu'il aurait dû toutes les vérifier mais ne l'a pas fait", écrit un enquêteur dans son rapport.

Or les perquisitions menées sur le tournage ont abouti à la saisie de 500 cartouches, factices ou à blanc, parmi lesquelles semblent aussi se trouver des munitions réelles, ce qui doit encore être confirmé par des analyses de police scientifique, a dit le shérif.

La balle mortelle, qui a fini sa course dans l'épaule du réalisateur Joel Souza, blessé lors du tir, va également être expertisée.

Les balles réelles sont totalement proscrites sur un tournage par les règles très strictes en vigueur dans l'industrie du cinéma, précisément pour éviter ce genre d'accident.

"Nous allons déterminer comment (ces munitions réelles) sont arrivées sur le tournage, pourquoi elles étaient là, parce qu'elles n'auraient pas dû s'y trouver", a souligné le shérif du comté de Santa Fe, Adan Mendoza.

Les enquêteurs n'y ont pas fait référence mais le site spécialisé The Wrap affirme, citant des sources proches du tournage, que certains membres de l'équipe avaient utilisé le revolver en cause pour tirer à balles réelles sur des canettes de bière quelques heures seulement avant l'accident.

La procureure Mary Carmack-Altwies a insisté sur le fait qu'il était trop tôt pour établir les responsabilités de chacun et formuler les accusations qui pourraient en découler.

"Nous ne pouvons pas dire s'il y a eu négligence et si oui de la part de qui, ni combien de personnes sont impliquées. Nous n'avons aucune certitude à ce stade", a-t-elle déclaré.

Enfants abandonnés au Texas: la mère et son compagnon arrêtés

Gloria Y. Williams, 35 ans, et son petit ami, Brian Coulter, 31 ans, sont arrêtés deux jours après que les trois enfants de Gloria ont été retrouvés abandonnés et vivant dans la misère dans un appartement de Houston, au Texas, avec les restes squelettique

La police du Texas a arrêté une mère de 35 ans, accusée d'avoir abandonné ses quatre enfants depuis plusieurs mois, et son compagnon, soupçonné du meurtre de l'un des garçons en 2020, a annoncé mardi soir le shérif local.

Dimanche, les trois enfants avaient été découverts livrés à eux-mêmes depuis des mois, dans un appartement sans électricité, avec le cadavre de leur frère. Ils étaient nourris par des voisins.

C'est le plus âgé des trois enfants, un adolescent de 15 ans, qui avait prévenu la police "que son frère de 9 ans était décédé depuis un an et que son corps se trouvait dans la chambre près de la sienne".

Le compagnon de la mère, Brian Coulter, 31 ans, a été inculpé pour le meurtre de ce garçon mort en 2020 à l'âge de 8 ans.

La mère, Gloria Y. Williams, a été inculpée pour blessure sur enfant par omission, défaut de soins médicaux et de supervision.

Ed Gonzalez, le shérif du comté de Harris, qui englobe la grande ville texane de Houston, a indiqué sur Twitter que d'autres charges devraient être retenues par la suite.

Selon le shérif, les parents n'habitaient "vraisemblablement pas dans l'appartement depuis plusieurs mois".

La situation est "horrible, tragique" pour ces trois enfants qui "vivaient dans des conditions assez déplorables", avait ajouté Ed Gonzalez lors d'une conférence de presse au moment de la découverte des faits.

L'aîné "faisait de son mieux pour prendre soin des autres", ses deux petits frères de 7 et 10 ans, avait-il encore précisé.

Mais les deux plus jeunes ont "semblé souffrir de dénutrition et montré des signes de blessures physiques".

En mai 2020, trois des enfants avaient cessé d'aller à l'école. Une procédure pour absences scolaires avait été engagée contre la mère dès 2019, puis abandonnée à cause de la pandémie de Covid-19.

Les trois frères sont maintenant pris en charge par les services de protection de l'enfance.

Procès Thomas Sankara: le premier accusé plaide coupable à la barre

Des personnes assistent à l'ouverture du procès des auteurs présumés de l'assassinat de Thomas Sankara à Ouagadougou, le 11 octobre 2021

Au Burkina Faso, le procès des assassins présumés de Thomas Sankara et 12 de ses compagnons se poursuit. Le premier accusé, Yamba Élisé Ilboudo, un chauffeur militaire au moment des faits, a plaidé coupable mais nie toute implication.

Yamba Élisé Ilboudo, 62 ans, était au moment des faits un soldat de rang. Cet accusé est l’une des pièces maîtresses du dossier car ayant conduit une partie du commando implique dans l'assassinat, le 15 octobre 1987, de Thomas Sankara et ses compagnons.

A la barre, Yamba Elisé Ilboudo est formel. Il n’a rien fait au Conseil de l’Entente ce jour-là. Il est resté dans son véhicule et a assisté à la scène macabre.

"C’est le seul qui a dit un certain nombre de choses. C’est lui qui a même permis à la procédure d’avancer", a déclaré Me Ferdinand Zeppa, avocat de la famille Sankara.

Me Ferdinand Zeppa, avocat de la famille Sankara, Ouagadougou le 26 octobre 2021 (VOA/Lamine Traoré)
Me Ferdinand Zeppa, avocat de la famille Sankara, Ouagadougou le 26 octobre 2021 (VOA/Lamine Traoré)

La veuve de l'ancien chef de l'État, Mariam Sankara, affirme que les parties civiles ne cherchent que la manifestation de la vérité.

"Le souhait est qu’il dise la vérité pour qu’on puisse connaître ce qui s’est passé", a affirmé l'ancienne première dame.

En plus de Yamba Elisé Ilboudo, on compte 11 autres accusés dont le général Gilbert Diendéré qui purge déjà une peine de 20 ans de prison pour tentative de coup d’Etat en 2015.

L'ancien président Blaise Compaoré et Hyacinthe Kafando sont deux principaux accusés absents à ce procès.

Affaire Thomas Sankara: le chauffeur au moment des faits à la barre
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Un livre pour mettre fin aux exactions de la police au Kenya

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Un élève tué et deux autres blessés lors d'une opération de police à Brazzaville

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