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Crimes/enquêtes

Des Nigérians demandent le démantèlement d'une unité spéciale de police

Les éléments de la brigade spéciale de répression des vols SARS, au Nigeria, le 6 octobre 2020. (VOA/Gilbert Tamba)

Au Nigeria, le chef de la police a interdit à une unité controversée de lutte contre les vols et à d’autres agents spéciaux de monter des barrages routiers et de mener des opérations d’interpellation et de fouille suite à des accusations d’abus.

L'unité spéciale SARS est une branche de la police nigériane relevant du département des enquêtes criminelles. C’est une unité très redoutée au Nigeria en raison d'accusations d'arrestations illégales, de torture et même de meurtre de suspects. Les appels se sont multipliés ces derniers mois demandant la suppression pure et simple de l’unité spéciale.

De nombreux abus commis par les éléments de l’unité spéciale SARS ont été publiés par des Nigérians sur les réseaux sociaux sous le hashtag #EndSARS.

Idayate Hassan, du Centre pour la démocratie et le développement, estime qu' "il y a vraiment une nécessité de supprimer cette unité si nous devons tenir compte des violations des droits humains et des atrocités qu’ils ont commises pendant les dix dernières années".

Samedi, une vidéo est apparue sur les réseaux sociaux montrant une équipe d’éléments de l’unité spéciale anti-vol de la police qui aurait tué un homme. L'incident se serait produit dans l'État du Delta dans le sud pétrolier. Cet incident a de nouveau suscité une grande indignation dans tout le pays.

Les tentatives avortées de réformer la Brigade spéciale de répression des vols (SARS) perpétuent le cercle vicieux des violations des droits humains.

Deux agents de l’unité et un civil complice ont été arrêtés à Lagos, la capitale commerciale, pour des actes non professionnels notamment l’extorsion et l’intimidation de citoyens. Les autorités n’ont pas encore poursuivi en justice un seul membre de la Brigade spéciale de répression des vols.

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Deux députés sénégalais recherchés après des violences sur une parlementaire

ARCHIVES - Des agents de la police au centre-ville de Dakar, le 25 juillet 2017. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Deux députés d'opposition sénégalais étaient recherchés lundi par la police après des violences sur une parlementaire lors d'une bagarre jeudi à l'Assemblée nationale, a indiqué à l'AFP un haut responsable de la police.

Massata Samb a giflé la parlementaire Amy Ndiaye et Mamadou Niang lui a donné un coup de pied au ventre le 1er décembre au cours du vote du budget du ministère de la Justice, après qu'elle eut tenu des "propos irrespectueux" contre leur chef religieux dirigeant leur parti, selon M. Samb.

Les deux députés sont membres du Parti de l'Unité et du rassemblement (PUR), une composante de la principale coalition de l'opposition, dont le chef est Serigne Moustapha Sy, un guide religieux qui n'est pas député mais est très influent au Sénégal. Amy Ndiaye, maire de la commune de Gniby (centre), était enceinte et a ensuite été admise dans un établissement hospitalier, ont déclaré des députés du parti au pouvoir.

"L'Assemblée nationale du Sénégal, c'est une histoire d'empoignades"
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"Nous sommes à leurs trousses (les députés) depuis samedi. Ils se sont cachés dès qu'ils ont su qu'une procédure a été enclenchée contre eux. Nous avons été saisi par le parquet" du tribunal de Dakar, a affirmé à l'AFP le responsable policier sous couvert d'anonymat, confirmant des informations de la presse locale.

Une plainte a été déposée lundi au tribunal de Dakar contre les deux députés mis en cause, a déclaré à la presse l'avocat de la parlementaire, Baboucar Cissé. La police a été saisie par le Parquet à la suite d'un "courrier du président de l'Assemblée nationale" exigeant des poursuites contre les deux députés, a dit Me Cissé. Le PUR n'était pas immédiatement joignable lundi.

L'opposition exige de la parlementaire Amy Ndiaye des excuses pour avoir manqué de respect à Serigne Moustapha Sy lors d'une intervention à l'Assemblée et de l'avoir accusé notamment de ne pas tenir sa parole et de manquer de respect au président Macky Sall, selon des propos diffusés par les médias.

La scène de violence - largement condamnée au Sénégal - est survenue pendant la campagne annuelle internationale "16 Jours d’activisme contre la violence basée sur le genre à l’égard des femmes et des filles ", soutenue par l'ONU.

Le camp présidentiel a perdu la majorité absolue qu'il détenait à l'issue des élections législatives de juillet qui ont donné un quasi équilibre des forces à l'Assemblée dans un contexte politique tendu.

Scandale Phala Phala: les cadres de l'ANC décident du sort de Cyril Ramaphosa

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Nigeria: incendie aux locaux de la commission électorale dans l'État d'Imo

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Un étudiant comparaît pour diffamation contre la première dame du Nigeria

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L'organisateur du concours Miss Rwanda acquitté d'accusations de viol et agression sexuelle

L'édition 2022 du concours de Miss Rwanda avait été annulée à la suite de son arrestation.

L'organisateur du concours de Miss Rwanda, Dieudonné Ishimwe, a été acquitté vendredi d'accusations de viol, agression sexuelle et harcèlement par un tribunal de la capitale Kigali, qui a jugé les preuves contre lui insuffisantes.

Cet ancien musicien de 36 ans connu sous le nom de Prince Kid devenu directeur de Rwanda Inspiration Backup, la société qui organise le concours annuel de Miss Rwanda, avait été arrêté le 27 avril pour des soupçons de "crimes en relation avec des agressions sexuelles", selon le Bureau d'enquête rwandais (RIB).

L'édition 2022 du concours de Miss Rwanda avait été annulée à la suite de son arrestation.

A l'issue du procès, qui s'est déroulé à huis clos, le président du tribunal a déclaré que "les preuves fournies par l'accusation sont insuffisantes pour le déclarer coupable" et ordonné sa libération immédiate. M. Ishimwe n'était pas présent à la lecture du jugement. Le concours de Miss Rwanda est inclus dans la compétition de Miss World depuis 2016.

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