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Des élus américains marquent les 100 jours de la mort de Khashoggi

Portrait du journaliste saoudien assassiné, Jamal Khashoggi, devant le consulat d'Arabie saoudite à Istanbul, en Turquie, le 25 octobre 2018.

Des élus républicains et démocrates, accompagnés d'amis de Jamal Khashoggi et d'organisations de défense de la liberté de la presse, ont marqué jeudi au Congrès américain les 100 jours de l'assassinat du journaliste saoudien en lui rendant un vibrant hommage.

Présidée par un portrait du journaliste assassiné le 2 octobre, et devant des drapeaux américains, la cérémonie a débuté par un moment de silence.

"Le meurtre de M. Khashoggi est une abomination et un affront à l'humanité", a lancé la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

Jamal Khashoggi, qui vivait aux Etats-Unis et collaborait avec le journal Washington Post, a été tué au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul, où il était allé faire des démarches pour son futur mariage avec une jeune femme turque.

Plus de trois mois après, son corps n'a toujours pas été retrouvé. Des responsables turcs et américains ont pointé du doigt l'implication dans ce meurtre du prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane, ce que les autorités saoudiennes nient catégoriquement.

A Washington, le manque de réaction du président américain Donald Trump face à Ryad, grand partenaire commercial, a provoqué la profonde colère d'élus, jusque dans les rangs des républicains.

"Si nous décidons que les intérêts commerciaux doivent écraser nos déclarations et nos actes, alors nous devons admettre que nous avons perdu toute autorité morale pour dénoncer des atrocités où que ce soit dans le monde", a dénoncé à ce propos Nancy Pelosi.

Fred Ryan, PDG du Washington Post, pour lequel écrivait Jamal Khashoggi, a confié que la mort du Saoudien avait "profondément touché ses collègues".

"Mais il ne s'agit pas seulement du meurtre d'un journaliste innocent", a-t-il ajouté. "L'assassinat de Jamal entre dans le cadre d'attaques croissantes contre la liberté de la presse menées par des tyrans à travers le monde".

La directrice de Reporters sans Frontières en Amérique du Nord, Margaux Ewen, a déploré que "journalistes, bloggers, et employés des médias vivent sous la menace, tous les jours".

"Ensemble, assurons-nous que les sacrifices de ceux qui, comme Jamal, ont payé le prix ultime n'aient pas été faits en vain", a-t-elle déclaré.

L'ONG Amnesty International avait appelé plus tôt jeudi à ouvrir une enquête internationale, placée sous l'autorité de l'ONU, sur le meurtre de Jamal Khashoggi.

Avec AFP

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Washington et Londres déplorent les décisions de la Cour Constitutionnelle congolaise

Le Président de la Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo, Noël Funga (C), à Kinshasa, le 15 janvier 2019.

Les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Suisse et le Canada, ont déploré vendredi "l'aggravation des tensions politiques en République démocratique du Congo" dues aux "récentes décisions de la Cour constitutionnelle" qui a invalidé l'élection de députés de l'opposition.

"Les récentes décisions de la Cour constitutionnelle, prises en dehors des échéances prescrites par la loi, nuisent à un climat politique apaisé", indique une "déclaration commune" des quatre chefs de mission à Kinshasa.

"Nous regrettons vivement l'incertitude et la méfiance créées par ces décisions", insistent Washington, Londres, Berne et Ottawa.

"Nous condamnons les confrontations récentes et appelons les acteurs politiques du pays à proscrire l'usage de toute forme de violence", ajoute leur déclaration commune.

La Cour constitutionnelle a annulé cette semaine les élections de plus de 30 parlementaires, "la plupart d'entre eux étant des membres de l'opposition", est-il rappelé.

Ces parlementaires sont plus particulièrement membres de la coalition Lamuka de l'opposant Martin Fayulu, qui revendique la victoire à l'élection présidentielle du 30 décembre et refuse de reconnaître l'élection de son ex-allié dans l'opposition, Félix Tshisekedi, proclamé vainqueur de l'élection.

En réaction aux décisions de la Cour constitutionnelle, M. Fayulu a annoncé "la suspension des activités parlementaires de tous les parlementaires de Lamuka (sa coalition) jusqu'à nouvel ordre".

Lamuka a organisé jeudi un sit-in devant la Cour constitutionelle à Kinshasa et prévoit d'autres actions dans tout le pays le dimanche 30 juin, jour de la fête de l'Indépendance.

M. Fayulu a accusé l'actuel chef de l'Etat, Félix Tshisekedi, et son prédécesseur, Joseph Kabila, de "forfaiture" et d'avoir "assassiné l'Etat de droit".

L'Union européenne (UE) ne s'est pas associée à la déclaration commune alors qu'elle a dans le passé signé des prises de position communes sur la RDC avec les quatre pays signataires.

L'UE a sanctionné une quinzaine de personnalités congolaises début 2017 à l'époque où l'ancien président Kabila était encore au pouvoir au-delà de la fin de son mandat constitutionnel.

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