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Dernières discussions décisives avec l'Iran, selon John Kerry

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry (VOA)

Kerry et Mohammad Javad Zarif se sont entretenus à Vienne, à deux jours de la date butoir - mardi - que les grandes puissances et Téhéran se sont fixés pour la conclusion d'un accord définitif.

VIENNE (Reuters) - Le chef de la diplomatie américaine a estimé dimanche à l'issue d'un nouvel entretien avec son homologue iranien à Vienne que les négociations sur le nucléaire iranien étaient à la croisée des chemins et qu'il appartenait aux participants de démontrer qu'un accord est possible.

John Kerry et Mohammad Javad Zarif se sont entretenus pour le sixième jour consécutif dans la capitale autrichienne, à deux jours de la date butoir - mardi - que les grandes puissances et Téhéran se sont fixés pour la conclusion d'un accord définitif.

"Nous avons fait de véritables progrès mais (...) nous ne sommes pas encore arrivés là où il faudrait sur les questions les plus difficiles", a déclaré le secrétaire d'Etat américain à la presse.

"S'il n'y a pas d'accord et s'il y a (de la part de l'Iran) une intransigeance totale et une absence de volonté d'avancer sur les sujets qui comptent pour nous, le président Obama a toujours dit que nous sommes prêts à nous retirer des négociations", a rappelé John Kerry.

Le ministre iranien des Affaires étrangères a jugé que certaines divergences demeuraient entre son pays et le groupe P5+1 avant la date butoir pour un accord final mardi.

"Rien n'est encore clair. Certaines divergences demeurent et nous essayons de travailler dur", a-t-il commenté devant la presse.

POINTS TECHNIQUES

Pour le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, le moment est venu maintenant pour l'Iran de décider s'il prend des engagements sur les points encore irrésolus.

"Nous sommes à 72 heures du moment où elles (les négociations) doivent normalement se terminer (...) La question principale, c'est de savoir si les Iraniens vont prendre des engagements clairs sur ce qui n'a pas encore été clarifié. Nous souhaitons un accord, mais tout doit être clarifié. La France aura la même attitude qu'elle a toujours eue: la fermeté constructive.

La diplomatie chinoise, qui participe aux négociations au sein du groupe P5+1, estime quant à elle qu'un accord est possible.

"Voilà ce qui est important aujourd'hui et demain: que toutes les parties, en particulier les Etats-Unis et l'Iran, prennent les dernières décisions dans les plus brefs délais", a déclaré le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi.

Selon un haut responsable iranien, cité par l'agence de presse semi-officielle Tasnim, les discussions pourraient se poursuivre jusqu'au 9 juillet, ce que des diplomates occidentaux ont déjà laissé entendre - mais la date du 7 juillet reste toujours officiellement d'actualité.

Outre la question politique délicate de la levée des sanctions imposées à l'Iran, et de son calendrier, les discussions achoppent encore sur des points techniques, principalement les mécanismes de contrôle qui permettraient aux grandes puissances que Téhéran ne cherche pas à se doter de l'arme atomique.

"La plupart des questions relatives aux sanctions ont été résolues mais il en reste quatre ou cinq, dont celle qui vise à s'assurer qu'à chaque initiative d'un camp correspondra une initiative similaire de l'autre et que celle-ci aura lieu de manière simultanée", a déclaré le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, cité par l'agence de presse iranienne Isna.

Téhéran réclame que la levée des sanctions internationales soit concomitante à la signature d'un accord définitif, ce à quoi s'oppose notamment le Congrès américain, dominé par les républicains hostiles à la politique d'ouverture de Barack Obama envers l'Iran.

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Une ville californienne va interdire chips et bonbons aux caisses des supermarchés

Des enfants portant des masques d'Halloween reçoivent des bonbons pendant la tradition «Trick or Treat» à Makati à Manille le 31 octobre 2008. Les parents doivent surveiller la consommation de sucre de leurs enfants selon le Dr Mary Hayes, dentiste pédiatre à Chicago. AP/Marquez

La ville de Berkeley, bastion progressiste du nord de la Californie, va interdire la vente des produits trop sucrés ou salés sur les présentoirs situés aux caisses des supermarchés afin de promouvoir une alimentation plus saine, une première aux Etats-Unis selon des médias locaux.

Le conseil municipal de Berkeley, ville universitaire de 120.000 habitants près de San Francisco, a adopté cette semaine à l'unanimité une ordonnance qui bannira des caisses les produits contenant plus de 5 grammes de sucres ajoutés ou plus de 250 mg de sodium par portion. L'interdiction vise également toutes les boissons contenant des sucres ajoutés ou des édulcorants artificiels.

L'ordonnance relève que "des aliments bon marché et riches en sel, graisses saturées et sucres ajoutés sont prédominants dans les présentoirs des caisses". Les clients y sont "plus enclins à effectuer des achats impulsifs et les parents se battent avec leurs enfants qui réclament des confiserie à la fin des courses".

L'interdiction, qui doit s'appliquer à 25 supermarchés de la ville, entrera en vigueur en mars prochain et les premières visites des inspecteurs sanitaires sont prévues en janvier 2022.

"Ce qui est bon pour les clients à Berkeley est aussi bon pour nos commerces", a lancé Kate Harrison, l'une des élues à l'origine de cette mesure.

En 2014, Berkeley avait déjà été la première à imposer une taxe sur les sodas, une initiative reprise ensuite par plusieurs autres grandes villes américaines.

Selon une étude publiée début 2019, les habitants de Berkeley avaient diminué leur consommation de boissons sucrées de 21% dans l'année qui avait suivi la mise en place de cette "taxe sodas". La chute atteignait 52% en 2017.

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