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Démantèlement en France d'une filière de migration clandestine depuis la Côte d'Ivoire


La cour d’Assises de Montpelier, France, 19 janvier 2018.

Une filière d'immigration clandestine depuis la Côte d'Ivoire a été démantelée dans le sud de la France en remontant le parcours de cinq migrants qui se disaient mineurs.

Au total, cinq jeunes hommes qui se disaient âgés de 15 à 17 ans mais auraient en réalité 18 à 20 ans, ont été présentés à un juge pour "escroquerie et fraude sociale" au préjudice du département de l'Hérault. Ce dernier prend actuellement en charge 285 mineurs isolés pour un coût de 284 euros par personne et par jour.

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Le procureur de la République de Montpellier, Christophe Barret, France, 29 mars 2018.
Le procureur de la République de Montpellier, Christophe Barret, France, 29 mars 2018.

Les enquêteurs "se sont rendus compte qu'il y avait parmi les documents présentés par ces mineurs des actes de naissance d'une même région de Côte d'Ivoire qui portaient le même numéro", a ajouté le procureur lors d'une conférence de presse.

Une enquête a également été déclenchée en Côte d'Ivoire "et a permis d'aboutir à identifier le faussaire" présumé, a indiqué le procureur de la République de Montpellier, Christophe Barret.

Ce dernier, ainsi que les jeunes migrants, tous de nationalité ivoirienne, venaient de la région de Daloa (centre-ouest, à 385 km au nord-ouest d'Abidjan), considérée comme une plaque tournante de l'immigration clandestine vers l'Europe. L'enquête "a permis de montrer que cette filière ne se résumait pas à la fourniture de faux documents mais organisait le passage via la Libye et l'Italie", a ajouté le magistrat.

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"On a accroché une filière et réussi à y mettre un terme dans les deux pays", se félicite Laurent Siam, directeur local de la police aux frontières. "On est en plein dans de la traite d'êtres humains, il y a des gens qui se font de l'argent sur le dos de ces jeunes", souligne-t-il.

Les jeunes concernés, qui doivent être jugés par le tribunal correctionnel de Montpellier les 18 et 18 avril, sont passibles de quelques mois d'emprisonnement.

Avec AFP

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