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Déception de l'UA et l'ONU après l'échec des négociations entre rebelles et régime au Soudan

Le président Omar Hassan el-Béchir du Soudan et les membres de la communauté soudanaise orthodoxe prennent art à un repas de rupture du jeûne, Iftar, à la fin du Ramadan annuel à Khartoum, au Soudan, 23 août 2010. EPA / PHILIP DHIL

L'ONU et l'Union africaine ont déploré jeudi l'échec des négociations la semaine dernière entre le pouvoir et les rebelles soudanais sur la cessation des hostilités dans trois régions du pays miné par les conflits.

Des dizaines de milliers de personnes ont été tuées et des millions déplacées ces dernières années au Darfour, au Nil-Bleu et au Kordofan-Sud, où des groupes ethniques minoritaires se sont soulevés contre le régime du président Omar el-Béchir dominé par les Arabes.

Des pourparlers pour une trêve dans ces trois régions ont eu lieu la semaine dernière à Addis Abéba après que les trois plus importants groupes rebelles ont signé une feuille de route sous l'égide de l'UA pour mettre fin à des années de conflit.

La signature de cette feuille de route, qui avait été présentée comme un pas important pour une solution pacifique, avait ouvert la voie aux négociations d'Addis Abéba. Mais celles-ci n'ont enregistré aucun progrès et ont été rompues.

"Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon est déçu par l'échec des parties soudanaises à parvenir à un accord sur une cessation des hostilités au Darfour, au Nil-Bleu et au Sud-Kordofan", selon un communiqué publié dans la nuit de mercredi à jeudi.

"Il a répété qu'il ne pouvait y avoir une alternative durable à une solution négociée et estimé qu'une cessation des hostilités était une première étape indispensable pour réaliser cet objectif", a ajouté le texte.

Les groupes rebelles Armée de libération du Soudan (ALS) du chef Minni Minnawi et Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM) continuent de lutter contre le pouvoir au Darfour (ouest), région en conflit depuis 2003, alors que celui du Mouvement de libération du Soudan (SPLM-N) le combat depuis 2011 au Nil-Bleu et au Kordofan-Sud (sud). Ils se plaignent d'être marginalisés par Khartoum sur les plans économique et politique.

Les médiateurs de l'UA ont eux aussi condamné dans un communiqué l'échec des négociations d'Addis Abéba.

"Les parties ont laissé passer une opportunité réelle" pour parvenir à un accord, ont-ils affirmé en mettant en cause le JEM et le groupe ALS-Minnawi qui "ont remis sur la table des questions déjà réglées et d'autres en contradiction avec la feuille de route".

Selon eux, les négociations sur les deux autres régions ont été bloquées en raison de différends sur la distribution de l'aide humanitaire. "L'impasse a gelé les perspectives de paix pour les peuples de ces trois régions".

Le conflit au Darfour a fait 300.000 morts selon l'ONU et plus d'un million de déplacés. Les violences s'y poursuivent mais à une moindre échelle.

Avec AFP

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Deux élus congolais condamnés à 20 et 10 ans de prison pour meurtres

Un combattant de la Force de résistance patriotique pour la milice d'Ituri (FRPI), le 28 juillet 2006, près de Tchei, dans le sud de l'Ituri.

Un député provincial et un député national ont été condamnés à respectivement 20 et 10 ans de prison dans deux affaires de meurtres cette semaine dans l'est de la République démocratique du Congo, par ailleurs toujours victime de la violence des groupes armés.

Le député provincial de l'Ituri, Didier Boyoko, a été condamné le 16 juillet à 20 ans de prison par un tribunal militaire à Bunia, ont rapporté les médias congolais. Il était poursuivi avec 13 complices pour le meurtre de deux personnes dont un ressortissant chinois.

Le député provincial "figurait parmi les 14 personnes - dont des militaires - poursuivies dans l'attaque contre un convoi d'exploitants d'or chinois, le 17 juin", a rapporté la radio Top Congo.

Son procès avait commencé en public, en plein air, en plein centre de Bunia le 19 juin, avait rapporté l'AFP.

De son côté, le député national Luc Mulimbalimba a été condamné le 18 juillet à dix ans de prison pour le meurtre d'un civil mi-juin par la Haute cour militaire à Bukavu, a rapporté un correspondant de l'AFP présent à l'audience.

L'auteur matériel du crime, un militaire commis à sa garde, a été condamné à perpétuité.

L'impunité des élus et des élites a souvent été dénoncée dans l'est de la République démocratique du Congo, où des dizaines de groupes armés perturbent la vie des civils.

Près de Beni dans la province du Nord-Kivu, trois civils ont été tués jeudi alors qu'ils travaillaient aux champs, ont rapporté vendredi plusieurs sources.

"Ces trois personnes tuées à la machette allaient chercher à manger pour leur famille", a indiqué l'administrateur de territoire de Beni (responsable local), Donat kibwana, à un correspondant de l'AFP.

Les autorités attribuent comme d'habitude ces trois meurtres aux miliciens des Forces démocratiques alliées (ADF).

Historiquement des rebelles musulmans ougandais, les ADF sont les responsables présumés du massacre de centaines de civils dans la région de Beni depuis octobre 2014.

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