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Début des inscriptions pour les élections municipales en Tunisie


Des Tunisiens marchent devant une mosquée à Tunis, en Tunisie, le 2 juin 2017.

L'inscription sur les listes électorales pour les municipales prévues le 17 décembre en Tunisie, les premières de l'après-révolution, a commencé lundi après des mois de remous autour de ce scrutin.

"C'est une étape très importante. Officiellement, on est lancés", a dit à l'AFP le président de l'Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), Chafik Sarsar. M. Sarsar a présenté sa démission mais dirigera l'Isie jusqu'à l'élection de son remplaçant à une date qui n'a pas encore été fixée.

Après l'adoption d'une Constitution et le succès des élections législatives et présidentielle en 2014, ces municipales doivent permettre d'ancrer le processus démocratique à l'échelle locale.

Ces premières élections locales depuis la chute de la dictature en 2011 pourraient aussi permettre d'améliorer le cadre de vie des Tunisiens, qui s'est nettement dégradé -ramassage aléatoire des ordures, infrastructures défaillantes- depuis la dissolution des municipalités et leur remplacement par des équipes provisoires.

Le 17 décembre coïncidera avec le septième anniversaire de l'immolation par le feu du vendeur ambulant Mohamed Bouazizi à Sidi Bouzid (centre), point de départ du soulèvement contre la dictature de Zine El Abidine Ben Ali.

Face au désenchantement qui a suivi le soulèvement, l'abstention "est un grand risque" pour ce scrutin pourtant essentiel "pour instaurer la démocratie locale", a dit M. Sarsar.

Plus de cinq millions d'électeurs sont déjà inscrits. Jusqu'au 10 août, "l'Isie va tenter de convaincre" les quelque trois millions restants de s'enregistrer, a-t-il poursuivi. La Tunisie compte presque 11 millions d'habitants.

Les citoyens pourront s'inscrire dans toutes les mairies mais aussi dans certains centres commerciaux. Un stand sera installé sur l'avenue Bourguiba, dans le centre de Tunis, et des "bureaux mobiles" sillonneront les régions.

La préparation du scrutin a connu des remous et M. Sarsar, une personnalité très respectée, avait annoncé début mai sa démission, laissant entendre qu'il ne pouvait plus travailler de manière "impartiale" et "transparente", une annonce qui a fait l'effet d'un coup de tonnerre dans le pays.

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