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Début de la course présidentielle au Mexique

Andres Manuel Lopez Obrador, candidat de la gauche à la présidentielle au Mexique, le 29 janvier 2018.

La campagne pour l'élection présidentielle du 1er juillet au Mexique s'ouvre officiellement vendredi, avec en tête des sondages le vétéran de gauche Andres Manuel Lopez Obrador, qui promet une rupture nette avec le passé.

"AMLO", comme il est surnommé, participe pour la troisième fois à la présidentielle: en 2006, il avait fait figure de favori durant la majeure partie de la campagne avant finalement de perdre face au conservateur Felipe Calderon du Parti action nationale (PAN).

Cet homme de gauche au tempérament parfois fougueux semble le mieux placé pour succéder au président Enrique Peña Nieto, dont la popularité a plongé après plusieurs scandales de corruption et les violences sans fin, liées au narcotrafic, qui frappent le pays.

Deux principaux candidats tentent de lui barrer le chemin.

Ricardo Anaya du Parti action nationale (PAN, droite), un jeune ex-juriste de 39 ans dont l'image de renouveau a été entachée par de récentes accusations de corruption.

Et José Antonio Meade, un ancien ministre des Finances respecté, que le parti au pouvoir (PRI) a choisi de désigner comme candidat bien qu'il ne fasse pas partie de ses rangs, pour tenter de faire oublier son impopularité.

La quatrième postulante est l'épouse de l'ex-président Calderon, Margarita Zavala, qui a quitté le PAN après un conflit avec Anaya et se présente comme indépendante.

Les candidats prévoient des ouvertures de campagne discrètes vendredi. Mais les premiers grands rassemblements sont prévus pour ce dimanche de Pâques, une date symbolique dans un pays très catholique.

Tous espèrent lancer leur campagne par une démonstration de force de leurs supporters.

"Tout est possible, mais AMLO semble de plus en plus difficile à battre", commente à l'AFP l'analyste politique mexicain Jose Antonio Crespo.

Son propre pire ennemi?

Les sondages récents attribuent à Lopez Obrador un peu plus de 40% des intentions de vote. Anaya et Meade évolueraient entre 20% et 30%, tandis que Zavala à moins de 10%.

Ces chiffres - s'ils étaient confirmés - seraient suffisants pour que le candidat de gauche s'impose lors de cette élection au suffrage uninominal majoritaire à un tour. Mais on dit souvent au Mexique que "le pire ennemi d'AMLO est... AMLO lui-même".

Selon certains de ses détracteurs, l'ancien maire de Mexico attire une frange radicale et intolérante de l'électorat qui effraie la plupart des électeurs.

Célèbre pour sa raillerie contre la "mafia du pouvoir" du Mexique, Lopez Obrador, 64 ans, a jusqu'ici fait campagne avec un ton badin, se tournant même en dérision en promettant qu'il sera "paix et amour" en 2018.

Mais il s'est récemment aventuré sur des dossiers plus controversés indiquant vouloir renoncer à la privatisation historique du secteur énergétique lancée par Peña Nieto, ou encore abandonner la construction en cours du nouvel aéroport de Mexico, d'un coût estimé à 13 milliards de dollars.

Il a aussi promis de reprendre à zéro la renégociation avec les Etats-Unis et le Canada de l'accord de libre-échange nord-américain (Aléna) et évoqué une possible amnistie pour les trafiquants de drogue.

Anaya et Meade sont quant à eux enfermés dans une bagarre féroce.

Meade a attaqué sans relâche Anaya au sujet de la vente prétendument douteuse pour 2,95 millions de dollars d'une propriété familiale qui aurait été utilisée dans un montage financier destiné à blanchir de l'argent.

Anaya, qui clame son innocence, accuse le parti au pouvoir d'avoir monté de toute pièce cette affaire et accuse Meade d'encourager la corruption du système politique.

'Dégoûtés des politiques'

Elu pour six ans, le prochain président mexicain héritera d'une économie morose, d'un taux d'homicides record et d'une relation délicate avec son principal partenaire commercial, les États-Unis.

Les électeurs ont soif de changement, mais 71 ans de parti unique avec un PRI hégémonique ont laissé en héritage un système politique où se mêle copinage et corruption.

"Il n'y a pas véritablement d'outsider dans cette campagne" souligne Pamela Starr, spécialiste du Mexique à l'Université de Californie du Sud.

Même Lopez Obrador évolue dans la politique depuis les années 1970.

"Les Mexicains sont dégoûtés des partis et des politiciens, mais il n'y a pas de outsider car le système politique n'autorise pas les outsiders", estime-t-elle.

"Les quatre candidats ont fait toute leur vie partie du système politique", tranche l'analyste.

Avec AFP

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Accès à l'eau potable : l'Onu dresse le bilan des oubliés

2019 UN World Water day campaign.

Alors que l'eau va se raréfier, la demande pour cette ressource vitale va exploser: comment gérer cette contradiction ? Devant ce défi majeur, L'ONU fait le bilan des laissés pour compte.

Conséquence de la croissance démographique, du développement économique et de l'évolution des modes de consommation, la demande mondiale en eau devrait augmenter de 20 à 30% par rapport au niveau actuel d'ici 2050, constatent ONU-Eau et l'Unesco dans leur rapport annuel sur l'eau. Dans le même temps, le changement climatique risque de compliquer l'accès à l'eau potable avec les sécheresses et les inondations.

L'accès insuffisant à une eau potable de qualité et le manque de services d'assainissement des eaux usées coûtent cher en vie humaine, avec 780.000 décès causés par la dysenterie et le choléra chaque année, bien plus que les victimes de conflits, de séismes et d'épidémie, selon le rapport.

En 2015, environ 844 millions de personnes n'avaient pas accès à un service d'eau potable sûr et seuls 39% de la population mondiale disposait de services d'assainissement sûrs.

"L'accès à l'eau est un droit humain vital pour la dignité de chaque être humain. Pourtant, des milliards de personnes en sont toujours privées", regrette Audrey Azoulay, directrice générale de l'Unesco, dans un communiqué.

L'objectif de développement durable défini par le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), qui prévoit "d'ici à 2030 un accès universel et équitable à l'eau potable, à un coût abordable", pourrait ne pas être atteint.

Les sources de pollution sont les matières fécales, les pesticides ou nitrates issus de l'agriculture, mais aussi les "polluants émergents" comme les résidus de médicaments.

Qui sont les personnes qui souffrent le plus de cette situation? Les situations divergent beaucoup d'une région du monde à l'autre, mais les auteurs ont relevé un point commun: "Les plus démunis sont assujettis le plus à la discrimination", constate le rédacteur en chef du rapport Richard Connor.

- Investir plus -

Le rapport distingue "la situation des pauvres en milieu urbain, des pauvres en milieu rural et les personnes déplacées de force".

"Dans les pays les moins avancés, 62% des citadins vivent dans des bidonvilles et n'ont très souvent pas accès aux services d'eau ou d'assainissement", indique M. Connor. Ces habitants doivent s'approvisionner en eau auprès de vendeurs ambulants et de camions citernes et peuvent payer leur eau "dix fois plus cher" que leurs concitoyens plus riches qui ont l'eau du robinet, selon M. Connor.

Pour autant, "la majorité des personnes ayant accès à des sources d'eau potables non améliorées et qui n'ont pas accès à des services élémentaires d'assainissement vivent dans des zones rurales", précise le rapport. Les infrastructures y sont en effet insuffisantes.

Les femmes sont souvent désavantagées dans l'accès à l'eau. Dans des milieux ruraux, "la charge d'aller chercher de l'eau incombe aux femmes et aux filles de manière disproportionnée", "un travail non rémunéré et non reconnu", souligne le rapport.

Une situation particulière est celle des réfugiés. Fin 2017, 68,5 millions de personnes étaient déplacées de force à cause de conflits ou de persécutions. Ces populations "se heurtent souvent à des obstacles pour accéder aux services élémentaires en approvisionnement en eau et d'assainissement" et "les déplacements de masse exercent une pression sur les ressources et sur les services qui s'y rapportent", ajoute le rapport.

Pour répondre à ces défis, l'ONU n'apporte pas de solutions miracles, mais esquissent quelques pistes. "Les gens fortunés qui payent très peu doivent commencer à payer plus pour que l'accès soit universel", suggère Richard Connor.

Les Etats, mais aussi les acteurs privés, doivent investir massivement dans les infrastructures. Les besoins sont estimés à 114 milliards de dollars annuels, trois fois ce qui est dépensé actuellement, sans prendre en compte les coûts de fonctionnement et d'entretien.

L'une des vedettes de Game of Thrones a un sosie pakistanais

Le co-réalisateur George R.R. Martin dans la première saison de HBO's "Game of Thrones"

Le serveur pakistanais Rozi Khan n'avait jamais entendu parler de la série américaine Game of Thrones, ni d'un de ses principaux personnages Tyrion Lannister, jusqu'à ce que la ressemblance entre les deux hommes lui vale son heure de gloire.

Agé de 25 ans, Rozi Khan ressemble tant à l'acteur Peter Dinklage, qui joue le rôle d'un noble spirituel et audacieux depuis le lancement de la série en 2010, qu'on l'arrête souvent pour une photo ou un selfie.

"Cela ne me dérange pas. Beaucoup de photos de moi ont été prises. C'est pourquoi je suis devenu très connu partout", affirme-t-il.

Khan et Dinklage n'ont pas seulement les mêmes pommettes saillantes, barbe épaisse et cheveux ondulés. Ils font aussi la même taille : environ 1,35 mètre.

Si l'acteur a les yeux bleus quand ceux du serveur sont marrons, si le nez de l'Américain est plus droit et sa peau plus claire, Rozi Khan ne peut plus circuler tranquillement depuis que des photos des deux hommes, le visage côte à côte, ont envahi les réseaux sociaux.

"Où que j'aille, quelqu'un me dit toujours : "Monsieur, qui est l'homme avec vous sur Facebook ? " Je réponds qu'il est mon ami. "Il vous ressemble. Alors je dis qu'il est mon frère", sourit Rozi Khan, vêtu d'un habit et d'un chapeau traditionnels pakistanais.

Game of Thrones a remporté 47 Emmy awards, plus qu'aucune autre série dans l'histoire de la télévision américaine, dont deux pour Peter Dinklage en tant que meilleur second rôle (2015 et 2018).

L'acteur américain de 49 ans, près du double de son sosie pakistanais, a également ravi en 2012 un Golden globe, l'une des principales récompenses de cinéma aux Etats-Unis.

Quand la huitième et dernière saison de la série culte démarrera le 17 avril prochain, Rozi Khan servira vraisemblablement des plats de mouton et des curries d'épinard dans le restaurant où il travaille à Rawalpindi, grande ville voisine de la capitale Islamabad.

"Il y a toujours une foule ici, mais la fréquentation a augmenté à cause de lui", se félicite son patron Malik Aslam Pervez, qui le décrit comme un travailleur acharné.

"Quand il prend un jour de congé ou qu'il est malade, les gens le cherchent et demandent où il se trouve. Ils se mettent en colère. Ils l'aiment", ajoute-t-il.

Les clients ont ainsi l'impression d'être servis par un Tyrion Lannister en chair et en os.

"Quand je le vois, je suis heureux. J'ai l'impression d'avoir rencontré le vrai Lannister", se réjouit Zain Hadri, 20 ans.

Game of Thrones, une série médiévale et fantastique, raconte dans sa première saison l'histoire de familles nobles luttant pour le contrôle du Trône de fer. Tyrion, méprisé par sa famille, est surnommé "singe démoniaque", "le gnome" ou encore "Demi-homme".

Né à Mansehra, dans le nord du Pakistan, Khan voudrait rencontrer Dinklage. "Il a ma taille, dit-il, donc je l'aime beaucoup."

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