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Début du procès d'un ex-chef militaire pro-Gbagbo en Côte d'Ivoire


Le commandant ivoirien Jean-Noël Abehi, ancien chef de la gendarmerie, au centre, dans une salle d'audience du quartier général de l'armée dans le quartier du Plateau, le jour de son procès, avec huit officiers ivoiriens, à Abidjan, le 4 juin 2015.

Le procès pour "complot contre l'autorité de l'Etat" du commandant Jean-Noël Abéhi, un pilier de l'appareil sécuritaire ivoirien sous l'ex-président Laurent Gbagbo, pour tentative d'attaque du plus grand camp de gendarmerie du pays le 23 décembre 2012, a débuté jeudi avec l'audition d'un de ses 11 co-accusés.

Selon l'acte d'accusation, Abéhi qui avait pris la fuite après la crise post-électorale de décembre 2010-avril 2011 (environ 3.000 morts) qui s'est conclue par la chute de Laurent Gbagbo, a "déclaré qu'étant qu'au Ghana, il a participé aux réunions d'une plateforme militaire initiée par Koné Katinan (porte-parole de Gbagbo en exil), préparant un renversement du pouvoir politique en place".

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Jean-Noël Abéhi avait été arrêté au Ghana et extradé en Côte d'Ivoire en février 2013.

Le commandant Abéhi est considéré par ses détracteurs et des ONG comme l'un des principaux responsables d'exactions sous le régime Gbagbo.

En plus du commandant Abéhi, ex-patron du groupement d'escadrons de blindés (GEB) d'Agban, 11 autres personnes sont poursuivies pour complot contre l'autorité de l'Etat et tentative d'attentat contre la sûreté de l'Etat.

"On leur reproche (aux 11) de s'être rencontrés à divers endroits d'Abidjan et d'avoir décidé de renverser les autorités du pays" et ils auraient été prêts à passer à l'action avec l'attaque du camp d'Agban, a expliqué à l'AFP Elise Ajavon, avocat du sergent-chef de police Cyprien Lorougnon Dragbo.

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Jeudi, Lorougnon, l'un des accusés, a reconnu s'être rendu dans le camp de gendarmerie le "dimanche 23 décembre 2012", à l'invitation d'un gendarme qu'il connaissait. Il a été arrêté par "deux gendarmes" qu'ils l'ont conduit au GEB où il a "giflé" le gendarme Sangaré Daouda qui l'avait "giflé le premier" .

Appelé à la barre, le témoin Sangaré Daouda a déclaré ne pas pouvoir reconnaître les hommes qui se sont introduits dans son unité le 23 décembre 2012 et dont l'un avait "braqué un pistolet automatique" sur lui avant de le faire tomber au sol.

L'audience doit reprendre lundi avec l'audition du commandant Abéhi, a annoncé le juge Aboubacar Coulibaly.

Avec AFP

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