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De plus en plus de jeunes sénégalais se tournent vers le métier de livreur


Baboulaye Gassama, assis sur sa moto de livraison à Dakar, au Sénégal, le 27 octobre 2020. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Les artères de Dakar grouillent de motos de livraison avec des centaines de jeunes, communément appelés "Tiak Tiak", qui exercent ce métier pour subvenir à leurs besoins. Une activité qui attire aussi des diplômés pour qui la livraison paie mieux que le travail de bureau.

Assis sur sa moto Xmax, casque bien vissé sur la tête, Jafrah fait partie des nombreux jeunes qui parcourent les rues de la capitale sénégalaise et de sa banlieue pour livrer des colis.

Pour lui, l’entrée dans ce métier est un choix qui lui offre beaucoup de liberté. "J’avais beaucoup de temps libre, un scooter, mes cousins m’en ont parlé et je me suis lancé", explique-t-il.

Au lieu de postuler à un service de livraison, il travaille pour son compte et le justifie. "Si tu livres pour toi-même tu es libre de choisir quand commencer, quand terminer, tu peux choisir la mission que tu veux... en gros, tu es indépendant", confesse-t-il.

Ousseynou Diallo, livreur à Dakar, au Sénégal, le 27 octobre 2020. (VOA/Seydina Aba Gueye)
Ousseynou Diallo, livreur à Dakar, au Sénégal, le 27 octobre 2020. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Pour d’autres, c’est un choix par défaut qui a ses avantages. C'est le cas pour Yaz, un ancien étudiant du département de philosophie de l’université de Dakar. Après s’être essayé à plusieurs métiers parmi lesquels celui de conseiller commercial dans les centres d’appels, il a décidé de se lancer dans la livraison pour mieux gagner sa vie.

"Tantôt tu peux te retrouver avec 300.000 FCFA le mois tantôt avec moins tantôt avec plus", dit-il. Par exemple, il se sert de sa propre expérience dans les centres d’appels où "avec les salaires fixes de 80.000 à 100.000 francs CFA plus les primes tu peux pas dépasser 200.000 francs CFA", explique-t-il.

Conscient des nombreuses opportunités qu’offre le secteur de la livraison, Geoffroy Dacosta a choisi de lancer une entreprise spécialisée dans le domaine avec une organisation bien huilée. "On a pris les devants en mettant en place des mesures qui permettent que nos livreurs soient identifiés, qu’ils puissent jouir d’une certaine autonomie dans leur travail mais il y a des contraintes liées à l’exploitation", confie-t-il.

Pour s’organiser, Geoffroy indique "prendre un certain nombre de livreurs qu’on met en rapport avec certaines entreprises et le plus facile c’est que tous nos clients payent au mois ce qui fait que nos livreurs ne se baladent pas avec du cash sauf exception et aujourd’hui ils sont tous sous contrat", se félicite-t-il.

Du côté des clients, les avantages sont également très nombreux.

Aminata Boye trouve que les services de livraison offrent un gain de temps tout en assurant la sécurité du colis. "C’est plus facile de se faire livrer que de laisser les tâches à la maison et se déplacer pour chercher des trucs qu’on peut vous amener jusque chez vous. Il y a de la sécurité puisque les gens qui nous livrent te rassurent avant même de venir et une fois chez toi tu trouves que ça vraiment c’est le produit", soutient la jeune dame.

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