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Sénégal

Dakar sous l'eau après les pluies de septembre

A Dakar Banlieue, les maisons sont envahies par les eaux, le 9 septembre 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)

À Dakar, les fortes pluies du mois de septembre ont provoqué des inondations. Plusieurs quartiers sont envahis par les eaux après chaque pluie. Une situation qui dure depuis plusieurs années causant de nombreux désagréments aux habitants.

Dakar : les grosses pluies de septembre provoquent des inondations
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A Dakar, les rues et les habitations sont souvent envahies par les eaux. Dans la banlieue dakaroise, c'est une situation qui dure depuis plusieurs années. Et pour les habitants comme Ndongo Dia, ce n'est plus de l'eau de pluie mais "une grand marre d'eau".

Il juge cela très dangereux à cause des moustiques, vecteurs du paludisme mais aussi pour les enfants qui peuvent s'y noyer.

Il confie d'ailleurs une anecdote : "ce matin, en allant au travail, j'ai trouvé une calèche avec le cheval coincé au milieu des eaux". Il se dit sidéré par ce problème qui existe depuis le régime du Président Abdou Diouf et qui persiste depuis plus de 50 ans. Il regrette le laxisme des autorités, "malheureusement quand il y a une catastrophe on dit que c'est un accident ou c'est la volonté divine alors qu'on doit voir comment régler ce problème définitivement."

A Dakar Banlieue, les maisons sont envahies par les eaux, le 9 septembre 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)
A Dakar Banlieue, les maisons sont envahies par les eaux, le 9 septembre 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Certains chefs de famille voient les eaux envahir leurs domiciles et y causer d'énormes dégâts. Abdoulaye confie qu'il a failli perdre la vie à cause d'une défaillance électrique. "L'eau est entrée quand nous avons ouvert la porte de la maison. Il y en avait partout et le compteur électrique de la maison a pris feu et j'ai même était blessé par les flammes. C'est très dangereux."

Le manque d'aménagement et d'assainissement est la principale cause des inondations dans Dakar et sa banlieue. Une situation qui est due aux constructions anarchiques de certaines zones comme l'affirme Oumar Cissé, ingénieur civil et environnementaliste.

Pour M. Cissé, la construction urbaine "a été populaire et informelle avec un cycle de sécheresse et des cycles de retours". Et selon l'environnementaliste "les populations qui se trouvent dans des dépressions humides deviennent forcément inondées."

Les bassins de rétention construits dans la banlieue sont des solutions temporaires mais il faudrait des investissements plus conséquents pour régler définitivement le problème des inondations.

L'ingénieur civil estime cependant que du travail important a été fait. "Des bassins et des canaux ont été aménagés et nous avons montré dans nos études que ces ouvrages ont libérés certaines parties du territoire de l'eau".

Mais pour régler définitivement la question du drainage des eaux de pluies, l'expertise préconise "la prise en compte de la question de l'assainissement des eaux usées et la question des ordures ménagères".

Au Sénégal, le gouvernement a investi des dizaines de milliards de FCFA dans différents programmes pour gérer les inondations dans Dakar et sa banlieue. Mais malgré les efforts des autorités, les populations continuent à souffrir après chaque pluie.

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Six jeunes tués par l'explosion d'une mine en Casamance

Un vendeur d'oranges plaisante avec un ami devant un vieux bâtiment colonial du centre de Ziguinchor le 11 février 2021.

Six jeunes sont morts dans l'explosion d'une mine au passage de leur carriole en Casamance, dans le sud du Sénégal, a affirmé samedi à l'AFP un maire de la région.

La Casamance est le théâtre d'un des plus vieux conflits d'Afrique depuis que des indépendantistes y ont pris le maquis avec un armement rudimentaire après la répression d'une marche du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) en décembre 1982.

L'explosion est survenue vendredi après-midi dans le village de Kandiadiou, dans la sous-préfecture de Sindian, près de la frontière gambienne, a déclaré à l'AFP le maire de Sindian, Yankouba Sagna.

"C'est une charrette qui a sauté sur une mine. Elle transportait des jeunes qui revenaient de la prière (musulmane) du vendredi", a dit M. Sagna.

"La mine qui a explosé n'a pas été posée récemment. D'anciennes mines sont toujours dans les champs de cultures. A la faveur du ruissellement après la pluie, elles apparaissent. Nous avons toujours demandé le déminage de la zone", a-t-il ajouté.

Sollicitée par l'AFP, l'armée n'avait pas encore répondu samedi à la mi-journée.

La Casamance, séparée de la majeure partie du reste du territoire sénégalais par la Gambie, est une des régions les plus pluvieuses du pays, où la saison des pluies est en passe de s'achever.

Après avoir fait des milliers de victimes et ravagé l'économie, le conflit a persisté à petit feu, avec des montées de tension comme le massacre de 14 hommes près de Ziguinchor en janvier 2018.

L'armée a lancé en janvier des opérations en Casamance pour sécuriser le retour des personnes déplacées, répondre à des exactions de la rébellion contre des civils, selon elle, et mettre fin aux trafics de bois ou de cannabis.

Le Sénégal invité d'honneur d'un FESPACO riche en couleurs

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Youssoupha Faye, pionnier du braille wolof

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Deux députés sénégalais soupçonnés dans un trafic de passeports diplomatiques

Assemblee Nationale Senegal

L'Assemblée nationale du Sénégal examinera prochainement la levée de l’immunité de deux députés membres du parti présidentiel soupçonnés d'implication dans un trafic de passeports diplomatiques.

Le ministre de la Justice Malick Sall a transmis au président de l’Assemblée, lundi, la demande du juge en charge de l'affaire pour la levée de l'immunité parlementaire des députés El Hadji Mamadou Sall et Boubacar Biaye, indique un communiqué de l'Assemblée consulté mardi par l'AFP.

La demande sera examinée après l'ouverture de la session parlementaire, prévue le 14 octobre.

Les deux députés sont soupçonnés d'avoir monnayé leurs services pour permettre à des individus d'obtenir des passeports diplomatiques.

Selon des éléments de l’enquête publiés dans la presse, ils sont soupçonnés d'avoir joué les époux ou les pères grâce à des pièces d'état civil frauduleuses, permettant à leurs conjointes ou leurs enfants fictifs d'obtenir eux aussi un passeport.

Un commerçant présenté comme le cerveau présumé de ce réseau est en prison depuis le 13 septembre. Au moins cinq chefs d'inculpation pèsent sur lui : "association de malfaiteurs, escroquerie, blanchiment de capitaux, faux et usage de faux sur des documents administratifs, faux en écritures publiques authentifiées".

Le 22 septembre, l’Assemblée nationale avait indiqué dans un communiqué que les deux députés, à l’occasion d'une rencontre avec le président de l’institution, avaient "accepté, sans hésiter, de répondre à toute convocation des services chargés de la phase de l’enquête préalable, sans attendre la levée de leur immunité parlementaire, lorsque cette mesure sera demandée" par le ministre de la Justice.

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