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Un retour en Afrique "pas envisageable" pour le Rallye Dakar


Le pilote Orlando Terranova d'Argentine et son copilote Andreas Schulz d'Allemagne à vive allure à bord de leur Mini lors de la 11ème étape du Dakar, entre San Juan et Rio Cuarto, Argentine, le 13 janvier 2017.

Un retour en Afrique, berceau du Dakar qui fêtera en janvier ses 40 ans, "n'est aujourd'hui pas envisageable", a indiqué à l'AFP le patron de la course Étienne Lavigne, à un mois et demi du 10e départ donné en Amérique du sud.

"Le Dakar a sillonné l'Afrique très longtemps, du nord au sud, d'est en ouest", expose le Français. "Le retour en Afrique, ce n'est aujourd'hui malheureusement pas envisageable, parce qu'il y a des conditions géopolitiques extrêmement complexes, avec du terrorisme, des conflits larvés voire clairement ouverts, comme au Mali, au Niger, ou au Tchad."

"Ce sont des régions qui sont soumises à une tension sur la sécurité extrêmement forte. Avant d'imaginer le retour de notre événement dans ces régions-là, ce ne sera pas d'ici demain. Il va se passer un peu de temps", a-t-il poursuivi.

Ayant relié Paris à la capitale du Sénégal pour la première fois en 1978, le célèbre rallye-raid a parcouru le continent africain jusqu'en 2008 - édition annulée la veille du départ en raison de craintes liées à la sécurité en Mauritanie.

Depuis 2009, le Dakar parcourt l'Amérique du sud. En 2018, Lima (Pérou) accueillera le départ de la compétition.

"Il y a encore beaucoup de projets en Amérique du sud", explique Lavigne. "Quand on est arrivés en 2009, on n'aurait jamais parié rester jusqu'en 2018, comme on l'a fait. C'était très difficile à l'époque d'imaginer rester dix ans."

"Il y a des géographies exceptionnelles, des potentiels à explorer. Il y a des pays qui tapent à la porte du Dakar pour que, de nouveau, on puisse l'organiser chez eux. Je pense au Chili par exemple", assure-t-il.

Avec AFP

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