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Dakar 2017: et c'est parti pour le "plus dur" des Dakar sud-américains


Camelia Liparoti de France, monte avec sa moto Yamaha à quatre roues sur la rampe du podium lors du départ du cérémonial du Rallye de Dakar à Asuncion, au Paraguay, 1er janvier 2017.

Et c'est parti pour deux semaines d'aventure: les premiers concurrents du Dakar-2017 se sont élancés lundi matin d'Asuncion au Paraguay, pour rejoindre Buenos Aires, un périple de 8.800 kilomètres par-delà la haute montagne bolivienne, pour l'édition la "plus dure" de l'ère sud-américaine.

C'est le tenant du titre en moto, l'Australien Toby Price, qui a pris le premier le départ, au guidon de sa KTM, pour cette première étape longue de 454 km, dont 38,5 km de spéciale jusqu'à Resistencia, au nord-est de l'Argentine.

La catégorie auto partira un peu plus tard, sur les coups de 11h04 locales (14h04 GMT), avec le vainqueur sortant, le Français Stéphane Peterhansel. Son coéquipier chez Peugeot Sébastien Loeb, nonuple champion du monde des rallyes, le suivra à 11h22 locales (14h22 GMT).

Au total, il y aura 318 véhicules en lice (144 motos, 37 quads, 87 autos et 50 camions), selon le verdict des commissaires de course à l'issue des vérifications administratives et techniques.

La météo a fortement préoccupé les 501 concurrents dans les dernières heures précédant le départ, après les violentes averses tropicales de ces derniers jours qui ont inondé en quelques minutes les rues de la capitale paraguayenne.

Après un court moment de détente samedi soir pour le passage à la nouvelle année, ils ont repris avec leurs équipes les vérifications, avant le traditionnel briefing et le podium d'avant-course, dans le centre historique d'Asuncion, en fin de journée dimanche.

Le Dakar-2017, dont le parcours va conduire les concurrents sur quelque 8800 kilomètres, dont près de 4000 de spéciales, jusqu'à Buenos Aires le 14 janvier, fera la part belle à l'altiplano bolivien.

- "Incertitude quant à l'altitude" -

Au menu, cinq étapes disputées à plus de 3.500 m d'altitude, entrecoupées par une journée de repos à La Paz, la capitale la plus élevée du monde (3.600 m), le 8 janvier. Jamais le Dakar n'aura autant roulé en haute montagne et le manque d'oxygène s'annonce comme une redoutable épreuve.

"C'est un peu l'incertitude quant à l'altitude (...), on ne sait pas trop comment on va réagir, pilotes, copilotes, mais aussi assistants, mécaniciens. Si on a un coup de +moins bien+ sur une journée, on peut tout perdre et c'est vrai pour tous les pilotes, même ceux qui ont passé du temps en altitude et se sont bien préparés", prophétise le très expérimenté Stéphane Peterhansel, tenant du titre avec Peugeot, revenue au rallye-raid en 2015 seulement.

Le recordman de victoires sur le Dakar (six en moto et six en auto depuis 1988) figure parmi les favoris, au même titre que ses coéquipiers de la marque au lion, Carlos Sainz, Cyril Despres et Sébastien Loeb, nonuple champion du monde des rallyes.

"C'est difficile de faire un pronostic, mais l'ambition est là, c'est sûr", a prévenu Loeb, boulimique de victoires, avant le départ.

Mais le plateau auto est relevé, rappelle Peterhansel: "C'est un Dakar ouvert. A la louche, je dirais qu'il y a six ou sept pilotes capables de gagner, bien sûr chez Peugeot mais aussi Toyota. Et même chez Mini, avec un Mikko Hirvonen qui progresse" (NDLR: 4e en 2016 pour sa première participation).

Du côté des motos, les jeux sont encore plus ouverts. Après dix ans de domination sans partage de Cyril Despres et Marc Coma, passé du côté de l'organisation chez ASO après sa victoire en 2015, le Dakar se cherche de nouvelles têtes d'affiche.

L'Australien Toby Price remettra son titre en jeu, avec l'idée d'offrir une 16e victoire de rang à KTM.

Le Français Philippe Croizon aussi s'est fixé pour objectif de rallier Buenos Aires. Après avoir traversé La Manche et relié les cinq continents à la nage, l'aventurier amputé des quatre membres est à l'aube d'un nouveau défi, au volant d'un buggy adapté.

Avec AFP

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