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Niger

Désarmement d'ex-rebelles toubou après leur reddition dans le nord

Soldats dans le camps militaire de Bosso, au Niger, le 17 juin 2016.

Les autorités du Niger ont présidé lundi dans le Nord une cérémonie de désarmement de rebelles de l'ethnie minoritaire toubou, qui ont négocié leur reddition la semaine passée, selon les autorités locales.

"La cérémonie de remise d'un important arsenal de guerre est actuellement en cours à Dirkou (nord) et concerne une bonne centaine de combattants du Mouvement pour la justice et la réhabilitation du Niger (MJRN)", a dit à l'AFP un haut fonctionnaire de la région d'Agadez (nord).

Le maire de Dirkou, Boubakar Jérôme, a confirmé que "la cérémonie était en cours", en présence de responsables civils, chefs militaires nigériens et ex-combattants du MJRN. "Un moment, les éléments du MJRN ont semé l'insécurité dans le Ténéré nigérien, puis se sont repliés en Libye" voisine, mais "aujourd'hui que la Libye est devenue une grande menace pour tout le monde, ils ont négocié leur retour tranquillement à la maison", a expliqué un élu d'Agadez.

Il s'agit d'une fraction du MJRN qui a décidé de "déposer les armes" et Adam Tcheke Koudigan, le chef du mouvement, ne fait pas partie des combattants qui se sont rendus, selon le journal nigérien en ligne Air-Info.

"Un forum de trois jours" regroupant "toutes les communautés vivant dans la zone" est prévu afin de "sceller la réconciliation et discuter des questions de sécurité et de développement", a ajouté l'élu d'Agadez.

Le MJRN s'était manifesté pour la première fois en 2016: Adam Tcheke Koudigan avait menacé dans un communiqué de "s'attaquer au Niger" pour revendiquer "les droits (des Toubous) les plus fondamentaux: boire, manger, s'éduquer et se soigner".

"Malgré nos cris de détresse face aux dégâts écologiques des sites pétroliers (...), la dégradation de nos territoires de pâturages et de nos conditions de vie (...), les autorités de la république du Niger sont muettes devant nos revendications", selon le texte qui accusait la China National Petroleum Corporation (CNPC) de faire "des millions de dollars de bénéfice sur les sites pétroliers" en faisant "payer le prix fort (...) sur le plan environnemental".

Adam Tcheke Koudigan, habitant la région de Termit (centre-sud), peuplée de pasteurs nomades toubou, se présentait comme le successeur de Barka Wardougou, autre chef rebelle toubou. Wardougou, qui avait dirigé dans les années 1990 les Forces armées révolutionnaires du Sahara (Fars), est décédé fin juillet à Dubaï.

Tout comme le FARS, le MJRN revendique le développement des provinces du Kawar et du Manga, incluant une partie de la région d'Agadez (nord) et de Diffa (sud-est), près du Tchad, où vivent les Toubous. Cette dernière région est actuellement la cible d'attaques du groupe nigérian Boko Haram.

Le Nord, perle du tourisme nigérien, avait été le théâtre de deux rébellions touareg de 1991 à 1995, puis de 2007 à 2009 lors de laquelle les Toubous avaient noué une alliance avec les mouvements touareg.

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La BCEAO retire ses réserves de change de la tutelle de la Banque de France

Deux personnes échangent de l'argent à Abidjan, le 31 décembre 2004.

Cinq milliards d'euros de réserves de change des Etats ouest-africains utilisant le franc CFA sont en cours de transfert de la France vers la Banque centrale ouest-africaine, conformément à la réforme de cette monnaie, a indiqué mardi à l'AFP une source proche du dossier.

La Banque de France "est en train de transférer des fonds qui appartenaient aux Etats africains", a indiqué à l'AFP cette source requérant l'anonymat, précisant le montant des fonds: "cinq milliards d'euros".

Sollicitée par l'AFP, la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) dont le siège est à Dakar, a décliné tout commentaire sur ce transfert.

Le franc CFA est la monnaie commune à huit pays membres de l'Union monétaire ouest-africaine (UMOA) - Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo - et à six Etats de la Communauté économique ét monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) -Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale et Tchad.

Seuls les pays de l'UMOA sont concernés par ce transfert.

La réforme du franc CFA - qui ne concerne pour l'heure que la zone UMOA - a été annoncée en décembre 2019 à Abidjan par les présidents français et ivoirien, respectivement Emmanuel Macron et Alassane Ouattara, pour répondre au feu de critiques contre cette monnaie qui est perçue comme une relique du temps de la colonisation.

La réforme prévoit notamment que la BCEAO n'est plus désormais tenue de déposer la moitié de ses réserves de change auprès de la Banque de France.

Les pays de la Cémac, eux, vont continuer de le faire.

Pour l'économiste togolais Kako Nubukpo, connu pour ses positions critiques vis-à-vis du franc CFA, "cette décision pourrait inciter les Etats de la zone franc à renouveler les modalités de placement de leurs réserves de change et de gestion de la trésorerie des banques centrales".

Cela pourrait aussi les inciter à "imaginer un régime de change moins rigide que celui qui existe actuellement, à savoir la parité fixe entre le franc CFA et l'euro", maintenue par la réforme.

L'économiste plaide également pour une réflexion sur "le rôle des réserves de change dans la transformation structurelle des économies de la zone Franc", estimant que "cette période Covid-19 pousse à une utilisation active des réserves de change pour relancer l'économie mondiale".

La réforme prévoyait aussi un changement de nom, toujours pas effectif, le franc CFA devant devenir l'eco, et le retrait de la France des instances de gouvernance de l'UMOA.

Au Niger, 16 soldats meurent dans une embuscade

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Seize soldats nigériens ont été tués dans une embuscade

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